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Montez à bord du vaisseau et partez à la recherche d'un nouveau foyer pour l'Humanité.
 
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 :: Troisième Niveau :: Salle de cérémonie Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Célébrations - Event # 1

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Administrateur Général
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Sam 19 Aoû - 19:56

Bienvenue


La salle, assez grande pour contenir toute la population du vaisseau ou presque (c’est dire), est somptueuse. Aux murs et en hauteur afin de les protéger de la foule, d’immenses peintures d’un artiste du Vidar ont été accrochées. Ces dernières représentent l’histoire du vaisseau : sa construction, le tirage au sort, le décollage, mais également ce qui s’est produit après. Aucune, en revanche, n’illustre les récents événements tels que les clandestins ou la démission de Yago Rojas.

Sur la droite, lorsqu’on pénètre dans la salle, un buffet sans fin propose une incroyable variété de mets et de boissons de toutes les origines. Des serveurs, habillés en noir et blanc, se déplacent dans la salle, bouteille en main, afin de remplir les verres vides des invités. L’ambiance est bonne, malgré les nombreux agents de sécurité postés le long des murs. De nombreux passagers sont venus tôt à la cérémonie afin de retrouver des amis. Des petits groupes commencent déjà à se former. Le temps de la soirée, tous semblent oublier le climat de tension qui règne dans le Vidar.

Au centre, non loin du puit de lumière, un groupe joue sur la petite estrade. Pour l’instant, ce n’est que du jazz et il faut être proche de la scène pour l’entendre correctement. Quelques jeunes s’amusent à bouger timidement mais la danse ne semble être prévue que pour la seconde partie de soirée. La musique est surtout là pour créer une ambiance sereine, appuyée par une décoration à la fois sobre et envoûtante. Des boules de lumières cristallines pendent du plafond, illuminant la pièce immense d’une aura reposante au milieu de la nuit, alliée aux lueurs du puits. De lourds rideaux encadrent les fenêtres immenses sur le ciel profond illuminé par les constellations.



Dernières règles et informations

- Vous pouvez bien sûr faire intervenir des PNJ, des amis et connaissances de votre personnage. Gardez cependant en tête que c'est une très bonne occasion de faire connaissance avec les autres joueurs, donc essayer de rester ouvert.
- Il n'y a pas d'ordre établi : chacun répond quand il le désire. Eviter les trop grandes ellipses temporelles afin que tout le monde reste dans la même chronologie.
-  Pour ce tour ci, vous pouvez tous poster plusieurs fois.  Il va se passer presque une heure dans le jeu avant le prochain post PNJ, donc n'hésitez pas à aller discuter avec les autres.
- Si vous avez des questions, merci de les poster dans le sujet d'inscription et non pas ici !
- Enfin, merci de faire un très court résumé de votre post sous spoiller afin que les joueurs arrivant en cours de route puissent vite rattraper leur retard.
- Le reste du forum reste évidement ouvert, vous pouvez continuer et lancer vos RPs en parallèle.

Amusez vous bien
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Josephine O'Neill
Niv 4 : équipe sécurité et commandement
Sam 19 Aoû - 21:45
Aujourd'hui, c'était le grand jour. C'était la journée anniversaire des vingt ans du lancement du Vidar. La soirée promettait d'être festive pour toutes les personnes qui ne seraient pas de service. La plupart des permissions des agents de sécurité avaient annulées pour cette période, car il y avait beaucoup de travail. Pour Jo, la journée se déroula relativement normalement avec l'habituel entraînement quotidien et la patrouille dans les coursives techniques. Après une longue journée, la jeune femme put enfin rentrer chez elle pour se délasser avec une bonne douche. Puis, elle enfila son uniforme. Même si elle n'était pas de service, le code prévoyait qu'elle s'identifie clairement comme membre de la sécurité lors des soirées officielles. Devant sa glace, elle ajusta au mieux son uniforme, vérifia qu'elle était coiffée de manière réglementaire, puis une fois  cela fait, elle se dirigea vers la sortie pour rejoindre la salle de cérémonie. Sur son chemin, elle pouvait sentir le regard des gens se poser sur elle. Elle n'en avait rien à faire, cela la faisait même sourire intérieurement.

Après un petit moment de marche, la jeune femme arriva devant la porte d'entrée du lieu de la cérémonie. L'immense porte à double battant s'ouvrit sur une pièce gigantesque richement décorée. Ce n'était pas spécialement au goût de Jo qui était une personne assez simple, mais cela restait plutôt de bon goût malgré la surcharge de décoration. Les agents de la sécurité en service étaient postés à intervalle régulier dans la pièce. C'était ce que prévoyait le manuel sur les déploiements standards pour ce genre de festivité. Se laissant guider par le hasard, le Lieutenant O'Neill passa près d'un buffet couvert de petits fours ainsi que de diverses boissons. D'ailleurs, en jetant un coup d’œil à la salle, elle put remarquer qu'il y avait une flopée de serveur qui sillonnait la pièce pour assurer le service des convives afin d'éviter l'embouteillage aux bars et buffets. Son regard resta accroché quelques instants sur l'estrade au centre de la pièce où un groupe de musiciens joue une musique d'ambiance aux sonorités jazzy. Tout semblait vraiment bien prévu pour que les gens puissent passer un bon moment.

Bien qu'elle ne fusse pas en service, Jo se contenta de prendre un cocktail de fruits sans alcool ainsi qu'un sorte de mini-pizzas comme amuse-bouche. Puis, d'un pas décidé, elle se rapprocha du centre de la pièce afin de pouvoir mieux écouter la musique qui n'était pas spécialement forte. C'était le principe d'une musique d'ambiance après tout. Pour le moment, elle n'avait pas eu l'occasion de croiser des gens qu'elle connaissait. Surtout, elle n'avait pas cette tête de con d'Harris, son tuteur légal quand elle était encore adolescente. Elle espérait qu'il ne serait pas là, car il serait capable de tout foutre en l'air et cela même sans le vouloir. Cet homme était une calamité ambulante.
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Si vis pacem, para bellum
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Camille Serac
Niv 1 : civil
Dim 20 Aoû - 14:26
Ce matin-là, pour la première fois depuis un moment, la jeune fille se réveilla de très bonne humeur.

Aujourd'hui, c'était le jour tant attendu de la Cérémonie des Vingts Ans du lancement du Vidar. Depuis plus de deux mois, elle avait cherché sa robe avec maman, et elle avait rêvé, avec ses copines, de s'amuser toute la soirée, d'être la plus jolie !
Et même si maman n'était pas avec elle, et qu'elle habitait cette fichue cabine au niveau 1, c'était quand même l’Évènement qu'elle attendait depuis longtemps.  Camille avait eu du mal à réfréner son excitation toute la journée, et plus encore à suivre les cours de la matinée. Elle, si studieuse d'ordinaire, avait eu un mal fou à se concentrer à l'interrogation de maths. Et quand enfin, les cours s'étaient arrêtés, elle avait couru littéralement jusqu'à sa cabine, dûment accompagnée par la petite Bethany qui semblait aussi enthousiaste qu'elle.

Les deux gamines n'avaient qu'une après-midi pour se préparer ! Ca ne semblait pas beaucoup à Camille, qui passait son temps à textoter à ses amis, et qui eut l'idée d'aller fouiller dans l'armoire de sa mère pour trouver une robe sympa pour la petite fille. Faudrait faire un peu de couture, c'est tout !
Ainsi, une salopette noire vit ses bretelles raccourcies aux ciseaux, un tee-shirt fut cousu à la va-vite à la robe improvisé, et une ceinture rose compléta la tenue fabriquée pour Bethany. Bon, le résultat était un peu bancal, mais la fillette en semblait heureuse, aussi l'adolescente s'ingénia t-elle à lui faire une jolie coiffure avec trois barrettes et un chouchou blanc.

Ce fut ensuite à son tour de s'habiller. Elle revêtue la jolie robe rose que maman lui avait acheté, très longue et sans bretelle, qui la faisait paraitre plus âgée qu'elle ne l'était. Elle fit un peu bouffer la tulle, ajusta le corset - pourquoi restait-elle aussi plate qu'une planche à pain, franchement ! - et se releva ses cheveux châtains en fredonnant.
Ce soir, le sergent Parks serait affecté à la sécurité, mais il avait promis qu'il la surveillerait de loin, ce qui n'était pas sans l'embêter un maximum. Mais bon, on ne faisait pas toujours ce qu'on veut, et Camille, pour rien au monde, n'aurait pris le risque de se faire priver de Cérémonie. Elle avait même accepté d'être accompagnée de Nathaniel, et d'être raccompagnée ce soir par un soldat de la Flotte à deux heures du matin maximum. Ça n'arrivait pas tous les jours, un tel évènement !

- "Nathaniel, Nathaniel, tu viens, tu viens ?"

La petite Bethany était au moins aussi surexcitée que sa nouvelle amie, et elle tira sur le tee-shirt de l'adolescent pour le faire réagir.

- "Comment tu trouves ma robe ? C'est Camille qui m'a aidé ! Allez, viens, viens, on veut y aller !"

En effet, Camille attendait dans les coursives, sa longue robe touchant terre malgré les petits talons de ses chaussures. Ce n'était pas pratique, mais qu'est-ce que c'était classe !

La Grande Salle lui coupa presque le souffle. Les gigantesques tableaux lui firent pousser un petit cri d'admiration, et, aussitôt, en écoutant la musique, l'adolescente eut envie de s'y diriger.

- "J'vais essayer de retrouver mes copines, mais tu peux venir avec moi, Bethany. Toi aussi, Nath, mais j'pense que tu dois avoir des amis à voir, toi aussi. Beth, prends-nous des friandises au buffet, on va danser ensuite !"

En faisant attention à ne pas tomber, la jeune fille se dirigea vers le puits de lumière, en direction du groupe. C'est tellement génial !
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Ira Hraoui
Niv 2 : équipe technique
Dim 20 Aoû - 20:10


20 ans dans le videÇa se fête
Ira répétait à qui voulait bien l'entendre qu'elle n'était venue que pour voir Kerwan en costume. Son collègue avait promis d'en enfiler un à condition qu'elle se fasse aussi belle que lui. Elle s'était maquillé simplement afin de ne pas commettre de faute de goût. Ses yeux bleus, entourés de noirs, ressortaient. La mécanicienne avait même enfilée la seule robe qu'elle possédait : une longue, avec un effet toge et resserrée à la taille par une fine ceinture décorée de dorures. Rim avait même acceptée de coiffer sa sœur, dégageant son visage en créant des fines tresses. En bref, la jeune femme était méconnaissable.

Elle sorti de sa cabine timidement. Heureusement pour elle, tous les passagers semblaient avoir fait des efforts et elle se fonda sans peine dans le paysage. Arrivée au troisième étage, elle vérifia son téléphone. Kerwan l'avait prévenu, dix minutes plus tôt, qu'il était déjà dans la salle. Intimidée, Ira pénétra quand même dans les lieux. Son premier réflexe fut de lever les yeux et d'observer les décorations avec admirations. Ok, même elle devait avouer que c'était beau. Un peu trop chic à son goût, mais beau.  

Première étape : le buffet. La mécanicienne prit un verre offert par un serveur et se fit violence pour ne pas le boire cul sec. On apprend à bien se tenir.. Elle s'occupa la bouche en croquant dans une petite tartelette salée au fromage. C'était étrangement bon. Elle en prit une seconde et se tourna vers le milieu de la salle, cherchant son barbus préféré du regard. La foule s'épaississait vite. Impossible de reconnaître un visage familier. Tant pis. Légèrement déçue, elle lui envoya un SMS pour lui indiquer sa position : bonne excuse pour passer la prochaine heure collée au buffet.

- Chouette soirée, hm ?

Ira avait parlé sans savoir à qui elle s'adressait. Elle avait vu une silhouette se faufiler près d'elle pour attraper de la nourriture et ça lui avait suffit. Elle n'avait aucune envie de passer la soirée seule à courir après Kerwan.
(a) Moses


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Nathaniël Wallace
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Lun 21 Aoû - 0:31
Nathaniël était allongé dans son lit, un bras replié pour offrir sa main en support pour sa tête, tampon entre l'arrière du crane et son oreiller, et l'autre main devant son visage, tenant une bague de valeur devant son regard. Et si ses yeux fixés l'anneau symbolique, son esprit était complétement absent, oisif, perdu dans les événements des derniers jours. Tout s'était bousculé dans sa vie et si cela faisait suite à certains de ses choix, il n'était pas sur d'avoir un jour voulu que cette histoire se termine ainsi.

Lorsque pourtant un bruit familier se fit entendre -le son d'une porte mécanique s'ouvrant, trahissant l'entrée dans la cabine d'une personne, un simple mouvement de la main fut nécessaire pour que l'anneau ne s'enroule autour de la première phalange de son index alors que le garçon se redressait sur son lit. Et comme de juste, une furie rousse entra dans sa chambre, avec le même tempérament que d'ordinaire : un tempérament de feu. Bethany, toujours aussi motivée pour tout, le surpris pourtant par sa tenue. Et alors que le nom Camille sortait de la bouche de la jeune fille, Nathaniël comprit alors d'où venait l'accoutrement.

Camille, ou Princesse comme il l'appellait souvent, était à en croire Bethany la meilleure voisine que la rouquine ait eu. Et pour l'occasion, Nathaniël ne donnerait pas tord à sa soeur, n'ayant clairement pas eu l'envie ou le loisir de sortir faire des boutiques avec sa jeune soeur.

-"J'arrive, donnes-moi un instant."

Et ouvrant un tiroir du bureau présent dans sa propre chambre, Nathaniël sortit un écrin dans lequel il rangea la bague, sous le regard de sa soeur.

-"Tu t'es enfin débarrasser de Sarah. Il était temps !"

-"Je te demandes comment va Michel moi ?"

-"Eehhh!"

Sarah. Ou Sarah Escobar, pour être plus précis, était la soeur de Paco, et à ce jour l'ex-petite amie de Nathaniël. Une chose qu'il aurait voulu éviter, mais sur laquelle les événements avaient changé la done d'une manière qu'il ne pouvait pas contrôler. Enfilant son blouson sur un t-shirt, l'adolescent ne s'était pas paré de costume ou autre, préférant la tenue "fonctionnelle" de la sécurité au style pingouin qui avait pourtant été vivement encouragé par les dirigeants du service, surtout qu'il aurait un service à accomplir dans la soirée.

Se dirigeant vers la sortie, il s'arrêta néanmoins lorsqu'il vit Camille, les attendant dans la coursive.

-"Elle est super jolie non ?"

Nathaniël resta silencieux un instant, avant de confirmer l'affirmation de sa soeur et d'inviter la cadette à y aller. Il n'en fallut pas plus pour que Bethany se lance à la descente de l'escalier, toujours aussi impatiente.

-"Merci pour elle."

Le ton était probablement peu commun dans ce qu'avait pu connaitre Camille du jeune homme, mais pas moins sincère. Il était reconnaissant pour ce qu'elle avait fait afin d'offrir plus de féérie à sa soeur de ce moment spécial. Et sans réellement attendre de réponse, il entreprit de descendre les escaliers.

----

-"Laisse-moi je te dis !"

-"Attends !"

CLAC !

La gifle que Nathaniël avait été violente, le décoiffant et marquant sa joue d'une empreinte de doigts bien accentuée.

-"T'es qu'un bouffon ! T'es même pas venu. Si t'étais venu, si t'étais son frère, t'aurais témoigné, et Paco serait pas en taule ! Je veux plus te voir ! T'AS COMPRIS ! PLUS TE VOIR !"

Sarah, l'autrice de cet acte, avait été rejointe par Nathaniël quelques minutes après leur arrivée, dans un désir du jeune homme de peut-être rattraper quelque chose auquel il était attaché. Mais la réaction de cette dernière était sans appel, et bien que cela ne dérangea pas la soirée, l'événement ne passa pas inaperçu des yeux de Bethany, qui expliqua à Camille en ces mots :

-"C'est Sarah. Je l'ai jamais aimé. Elle était avec mon frère, ils se connaissent depuis longtemps. Une vraie connasse égoïste."

Et même si elle ne l'aimait pas, on pouvait entendre dans la voix de la jeune fille de la peine pour son frère. Frère qui s'éloigna alors, cherchant à s'isoler pour digérer cette claque reçue mais surtout pour ne pas céder à la colère envers bien des personnes rassemblées ici.

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Percival Callaghan
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Lun 21 Aoû - 0:36
Walled GardenEvent 1 : CélébrationsAll this will be for nothing. We will have been for nothing. Defined by their histories, distorted to fit into their narrative, until all that is left of us are the monsters in the stories they tell their children.
(James Flint – Black Sails)

Un bouton de manchette. Puis l’autre. Percival lissa les manches de sa chemise immaculée en un geste songeur, ses yeux vagabondant vers la veste brodée qui trônait sur un siège, à l’écart du miroir en pied. Cette pièce était la seule coquetterie qu’il s’autoriserait ce soir. Les revers du col de la veste de smoking noire étaient somptueusement agrémentés de broderies en filigranes, décrivant tantôt des motifs floraux, tantôt des oiseaux, ajoutant une élégance au vêtement bien ordinaire sans ces détails. Il la souleva avec délicatesse, et la passa en ajustant le col de sa chemise en dessous d’un leste tiraillement.
Il observa un instant son visage dans le miroir. Ses cheveux blonds cendrés repoussés en arrière pour l’occasion. Ses yeux verts, dépourvus des lunettes qui les ceignaient lorsqu’il vagabondait à la bibliothèque, et soulignés par quelques taches de rousseur éparses. Ses pommettes saillantes, et son nez un peu trop long. Percical grimaça.
Il se détourna ainsi du miroir, et se dirigea vers la porte, lorsque son regard se porta sur le couteau oublié sur sa table de chevet. Il s’empressa de le ranger dans le compartiment scellé de celle-ci, hésitant un instant à le prendre avec lui. Si tout le Vidar était invité aux célébrations de ce vingtième anniversaire, peut-être croiserait-il son père ce soir. Pour le bien être de ce dernier, cela n’était pas dans son intérêt. Percival se résolu finalement à cacher le couteau, non sans un vague signe de tête ennuyé, puis à passer la porte de sa cabine dans un silence absolu.
Le vaisseau était en ébullition. Des milliers de personnes se déversaient des couloirs dans les parties communes, raz de marée humain qui donna un instant le tournis à Percival. Il se força à prendre une grande inspiration, ralentissant les battements effrénés de son cœur effrayé par tant d’agitation.
Les portes de la salle de cérémonie. Lorsqu’il les passa, il fut assailli par le brouhaha de la conversation. Mais presque aussitôt, son regard se perdit en hauteur, admirant les peintures fixées au mur en guise de décor pour la soirée. Percival avait toujours été un appréciateur des beaux-arts. Ce n’était pas pour rien s’il était passionné par l’Histoire. Ainsi, les scènes du Vidar contées par le pinceau subtil d’un artiste émérite le fascinèrent-il pendant quelques longs instants, jusqu’à ce qu’une bousculade par un autre invité le rappelle à la réalité.
Egaré, il scruta la salle, passant en revue tour à tour les musiciens, puis les groupes d’invités. Il s’apprêtait à abandonner et à se diriger vers le buffet lorsqu’une voix le héla :
- Crow !
Anna, évidemment. Percival se tourna vers sa collègue de travail, un sourire seulement à moitié forcé sur le visage, tandis qu’il la saluait.
- Anna. Tu ne t’es pas lassée de moi au travail, pour ainsi choisir de m’approcher hors des murs de la bibliothèque ?
La jeune femme lâcha un rire, et le saisit par le bras, l’entraînant dans son sillage jusqu’au groupe de bibliothécaires qu’il n’avait jusqu’alors pas remarqué.
- Tu n’es pas aussi désagréable que tu sembles le croire, Crow. Et arrête d’essayer de m’embrouiller avec ton jargon qui date du siècle dernier, je sais très bien que tu sais parler comme un être humain normal, le taquina-t-elle.
Un souffle, à demi moqueur. Percival oubliait parfois pourquoi elle était sa collègue favorite. Sans être tout à fait une amie, elle restait une personne appréciable, et de confiance.
- Et bien Crow, tu te joins enfin à nous ! Moi qui pensais que tu ne viendrais même pas et que tu resterais enfermé chez toi à lire un bouquin sur je ne sais quelle coutume de torture ancestrale, s’esclaffa un de ses collègues à sa droite.
Percival se retint de le rabrouer. Si certaines des personnes avec lesquelles il travaillait ne lui faisait ni chaud ni froid, ou étaient même parfois graciées du titre de bonnes connaissances à ses yeux, il en restait certains qui dérogeaient à toutes les règles, une voix doucereuse lui chuchotant à l’oreille de les remettre à leur place en bonne et due forme. Mais il n’en fit rien.
- Je vais aller me chercher un verre, s’excusa-t-il auprès d’Anna, libérant son bras et se dirigeant vers le buffet.
Celui-ci avait été copieusement garni, l’exposition de mets tous plus ingénieusement conçus les uns que les autres presque décadente lorsque l’on avait ne serait-ce qu’une petite idée de la difficulté de la gestion des ressources sur un vaisseau tel que celui-ci. Percival ne se priva cependant pas de se servir une coupe de champagne, et de chaparder quelques entremets de ses longs doigts.
- Chouette soirée, hum ?
Percival se retourna vers la voix qui l’avait interpellé. La jeune femme ne le regardait même pas, et il en profita pour la détailler avant de répondre. Des cheveux bruns, un visage relativement jeune, une longue robe, elle faisait très propre sur elle. Mais il y avait dans sa posture, dans la lueur de son regard qu’il parvenait à capter un air plus roublard. Elle ne faisait pas partie du catalogue de visages dont Percival avait des souvenirs. Il n’avait jamais dû la croiser.
Il attendit qu’elle se retourne vers lui et le dévisage à son tour pour répondre à sa question lancée à la volée :
- Je suppose.
Laconique. Pas vraiment engageant. Percival retint un soupir, et se força à esquisser un sourire, tendant la main à la jeune femme qui le fixait toujours.
- Percival Callaghan. Je suis l’un des bibliothécaires du Vidar. Et vous ?
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Gael Cambeiro
Niv 2' : équipe technique +
Lun 21 Aoû - 3:16
Event #1 ; Célébrations
Enfermé dans ta cabine, tu t’observes un long moment un large sourire aux lèvres. Vingt ans à errer dans l’espace, ça se fête, et tu comptes bien y participer un maximum. Tu n’as pas peur d’attirer l’attention, au contraire, ça t’arrangerait presque. Mais tu vas surtout tenter de rester courtois, et surtout, de contrôler ta consommation. Car on sait tous ce qui t’arrive si tu bois trop. Un dernier coup de rasoir, puis le peigne dans les cheveux, un peu de gel, sans oublier le parfum et te voilà fin prêt.

Question vêtements, tu ne fais pas le difficile, tu vas devoir faire semblant d’être classe avec des fringues qui ne le sont pas vraiment, car tu as malencontreusement abîmé ton costume qui t’aura coûté un bras il y a de cela quelques semaines. Alors tu te contentes d’une chemise blanche, un veston noir, un pantalon à moitié classe et des chaussures qui vont avec le tout. Tu n’attends même pas la seconde personne puisqu’elle semble te bouder depuis quelques jours. Tant pis, tu lui aurais fait vivre une merveilleuse soirée.

Tu montes au troisième niveau puis tu arrives enfin à la salle de cérémonie. Tu regardes l’heure, tu hausses les épaules, puis tu commences à te faufiler entre la masse de monde qui commence à s’entasser dans cette immense pièce. Tu en pousses certains, tu t’excuses parfois dans un élan de bonté, avant de disparaître au milieu de la foule. Instinctivement, tu te diriges vers le buffet puis tu t’arrêtes un instant. Tu soupires ensuite et viens ensuite te faufiler entre deux personnes qui semblent avoir engagé une conversation banale.

« Excusez-moi, j’ai mieux à faire. »

Tu t’empares de tout ce que tu peux puis tu te recules aussi vite que tu es arrivé ; tu ne veux pas les déranger. Sur le chemin, tu engloutis ce que tu as pu attraper, puis tu serres le verre dans ta main avant d’en boire une gorgée. Tu grimaces : la boisson n’est pas alcoolisée, mais très sucrée. Non pas que ça te dérange, mais tu aurais préféré goûter à quelque chose de plus amer.

Tu arrives ensuite vers le centre de la pièce, tu peux enfin entendre la musique au milieu du boucan qui commence à se former non loin. Observateur, tu cherches des visages familiers, n’importe lequel ferait l’affaire. Sauf que quelque chose attire tout particulièrement ton attention : une tignasse rouge, que tu pourrais presque définir comme ardente, qui retient toute ton attention. Sans même le réaliser, tu fixes cette personne avec ton regard habituel, quasi mauvais, jusqu’à ce que tu sortes de tes pensées. D’un coup, l’expression de ton visage change, se parant d’un joli sourire. Tu t’approches d’elle assez vite, tremblant légèrement. Puis, oh malheur, tu te fais bousculer – sûrement le karma – et tu manques de la heurter.

« Merde, ces gens, même en soirée, ils ne savent pas bien se tenir ! », dis-tu en faisant semblant d’être en colère. En réalité, ça t’amuse plus qu’autre chose puisque cette bousculade est arrivée à point nommé. « Pardon, j’ai failli faire une connerie. Tout va bien ? »

Dans un élan d’inquiétude, tu viens poser tes mains délicatement sur elle, sans la brusquer, puis tu observes ses vêtements, juste pour voir si tu n’as pas renversé quoi que ce soit sur ces deniers. Puis tu te recules un peu, levant légèrement les mains en l’air.

« Je voulais m’assurer qu’il n’y ait rien. Cela aurait été dommage de commencer la soirée dans une tenue sale, pas vrai ? »

Tu lui souris, haussant légèrement les sourcils.


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Yann Martel
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Lun 21 Aoû - 9:36
Un champ de pétale mauve surplombé d’une énorme armature métallique. Trois collines qui se superposent pour donner du relief, deux colonnes de flammes qui carbonisent l’horizon invisible de là où se trouve l’observateur, une lune qui porte un œil pâle absent sur la scène. Le ciel, véritable myriade de paillettes sur une tapisserie d’encre aussi sombre qu’un puits sans fond. Yann soupire et lampe une gorgée. Voir ce genre de tableau crée une sorte de poids sur son cœur, là où ne devrait se trouver qu’une sérénité en accord avec le morceau de jazz qui effleure ses oreilles.

Il s’imagine encore à la ferme avant le départ, quand ses pieds pouvaient encore se poser sur un vrai sol avec de la vraie terre et de vraies herbes. Pas le genre d’artifices qu’on peut trouver dans les jardins spécialement conçus pour rappeler ce que les habitants du Vidar ne peuvent plus que rêver. L’illusion ne dure que le temps de se rendre compte que tout est trop parfait. Il manque ce côté abrupt, inconstant et pourtant terriblement ordonné que seule la nature peut produire. Aucun scientifique ne parviendra jamais à égaler ce que des millions d’années d’évolution ont pu élaborer.

Yann papillonne. Sa jambe vibre. Il décroche son téléphone portable. Un appel venant de la caserne. Il répond aux quelques interrogations sur la soirée à celui qui est de garde, s’assure que tout est en ordre à l’autre bout du fil et s’ancre à nouveau dans le présent. Le travail ne s’arrête pas pour tout le monde. Il n’y a qu’à regarder les hommes qui entourent la pièce comme un cordon de sécurité pour s’en convaincre. Lui a eu la chance de pouvoir se permettre une relâche temporaire. Privilège des gradés, diront certains. En réalité, c’est surtout l’occasion d’être au plus près de l’action si jamais les choses viennent à dérailler. Avec le monde et le buffet, le risque d’accident grimpe en flèche.

Yann termine son observation de la toile pour y préférer celle de la foule. Des sourires, de jolies tenues, tout ça pour relâcher la pression accumulée depuis la fuite sur les clandestins à bord du vaisseau. Lui n’arrive pas vraiment à se dérouiller. Il n’a jamais eu le sourire facile – certains le surnomment même « gueule de pierre » à la caserne – et le fait de voir autant de monde réuni en un seul endroit n’arrange pas son cas. C’est vraiment différent que d’aborder les gens sous son statut de sapeur-pompier. Il se contente alors simplement d’arborer un visage serein, sobre, en accord avec sa tenue d’un classique extrême mais ô combien efficace. Du haut de gamme réservé spécialement pour l’occasion. Du taillé sur mesure. Le genre qui met en valeur n’importe qui.

Au début, il a cherché des visages familiers mais a vite déchanté. A part quelques collègues et deux trois amis, son cercle de connaissance est affreusement réduit. Il le sait mais c’est seulement à voir des groupes de gens parler entre eux qu’il s’en rend vraiment compte. Cela ne le dérange pas outre mesure, d’autant qu’il se sait capable d’engager la conversation sans en faire une montagne, seulement il le remarque aujourd’hui plus que les autres jours. Il soulève légèrement les épaules comme une sorte de commentaire personnel, dépose son verre vide sur une table puis se dirige vers les toilettes. Un brin d’eau fraiche devrait lui éclaircir les idées.

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Camille Serac
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Lun 21 Aoû - 9:42
Ça commençait pourtant bien. La musique était un peu timide encore mais parfaite pour commencer à se déhancher, et elle allait se tourner vers Nathaniel - le seul garçon du coin dans l'immédiat qui n'ait pas l'âge d'être son père - pour danser avec lui qu'une espèce de furie le gifla violemment.

De quoi parlait-elle ? Camille n'en avait aucune idée, mais il fallait avouer que ça l'indifférait un peu. Les dires de Bethany ne firent que confirmer ce qu'elle pensait, et ce fut avec une profonde déception que la jeune fille vit son potentiel partenaire de danse s'éloigner. Le problème, c'était que Bethany lui restait sur les bras, maintenant, et qu'elle ne pouvait pas décemment abandonner la petite sœur pour courir derrière Nathaniel, non ? Tous ses projets de danse s'effondraient, et elle gonfla les joues avec irritation, comme souvent.

C'était DÉJÀ en train de lui gâcher la soirée ! A côté d'elle, la petite fille rousse commençait à danser toute seule en s'agitant en rythme, et l'adolescente la considéra pensivement.

- "Ton frère, il revient toujours quand il est fâché ? C'est une super-soirée et j'ai promis au sergent Parks de rester plus ou moins accompagnée de Nathaniel tant qu'il faisait pas son service.
- Il peut bouder pendant des heures."

C'était bien sa veine, tiens !
A côté d'elles, un joli petit couple venait manifestement de se rencontrer, et une idée  émergea dans sa petite brune. Si elle confiant Bethany à des gens qui avaient l'air corrects et bien habillés : la fille rousse était même en uniforme de la sécurité. Alors techniquement, il pouvait pas y avoir de soucis, non ?

Fébrilement, Camille envoya un texto à Nathaniel [Attends-moi, j'arrive !] avant de s'avancer vers le couple, ses chaussures vernies à talons tapant sur le sol de métal à grand bruit.

- "B'jour..."

D'un coup, la jeune fille se sentait moins sûre d'elle. D'habitude, elle n'abordait pas les gens comme ça, mais là... y'avait urgence. Nathaniel, c'était une tête brûlée, et s'il allait faire une connerie ?

- "Euh, je suis désolée de vous déranger. Mon ami avec qui je suis venue est parti, il a eu un problème avec son ex. Mais du coup, j'peux pas laisser sa petite sœur toute seule."

D'un geste de la tête, Camille désigna la silhouette menue de l'enfant qui dansait avec de plus en plus d'enthousiasme.

- "J'vois que vous êtes de la sécurité. Nathaniel en fait aussi parti. J'aurai bien voulu confier Bethany au sergent Parks, enfin, parce que mon pote, il est sous sa responsabilité. Mais le sergent, il est de garde, et je sais pas où il est."

Mieux valait peut-être ne pas dire que c'était son tuteur. Un instant, elle regretta de ne s'être jamais maquillée, même pas aujourd'hui. Elle aurait semblé plus vieille et plus responsable...

- "Enfin, voilà. Vous pourriez jeter un œil sur la petite pendant que je cherche son frère ? Elle peut pas rester toute seule. Vous voulez bien ? Au fait, moi c'est Camille, et la gosse, c'est Bethany. Alors... euh... vous êtes d'accord ?"

Elle dévisagea le couple, en espérant qu'ils se présentent et qu'ils acceptent sa requête sans poser plus de question. C'était déjà assez difficile comme ça !

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Cassandre E. Eliashin
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Mar 22 Aoû - 0:30


vingt ans




Cassandre était rentrée vidée de toute énergie. Elle fixait le plafond de sa cabine d’un air absent. Aucune pensée ne venait troubler sa méditation profonde sur la beauté des fissures au-dessus d’elle. Pas même la pensée de la grande célébration qui aurait lieu dans environ deux heures, alors qu’hier encore elle mourrait d’excitation. Elle ferma les yeux un instant, des images passèrent une dernière fois devant ses yeux, se superposant à tous les polaroïds collés sur son mur avant qu’elle ne tombe dans un profond sommeil, dans ses vêtements de jour, sur son lit défait.

Cassandre ne pouvait que s’en prendre à elle-même sur son état de fatigue. Il ne lui était jamais arrivé de faire une sieste au milieu de la journée. Elle avait totalement l’habitude en temps normal de se coucher seulement après une nuit entière de travail pour se lever quelques heures après pour retourner travailler. La nuit d’avant avait été… un peu spéciale. Elle s’était retrouvé dans une soirée étudiante étrange pour fêter le doctorat d’un ami d’un ami. Un peu plus âgé que Cassandre, il avait décroché son diplôme et commencerait très bientôt à travailler dans les serres. Bientôt, ce serait à son tour, sûrement… Le cercle des étudiants était peu étendu sur le vaisseau, et il avait toujours semblé à Cassandre qu’il y avait plus de travailleurs et de lycéens que d’étudiants à bord du Vidar. Dans ce groupe assez menu d’étudiants, ceux en biologie étaient encore moins nombreux. Malgré le groupe restreint de personnes présentes donc à cette soirée, il n’en avait pas fallu plus pour que Cassandre se retrouve embarquée dans une soirée interminable qui l’avait mise profondément mal à l’aise, entre alcool et pétages de plombs d’un peu tout le monde. Cassandre s’était à regret encore sentie trop introvertie pour cela, à l’écart car ses amis plus proches s’étaient désistés et dans une trop mauvaise humeur pour profiter de cette nuit. La fatigue accumulée à cette soirée ratée avait juste fini de l’achever et cette journée à étudier avait été le coup de trop sur sa barre d’énergie.

Elle pensait trop ces temps-ci. Elle pensait à son avenir, elle dormait plus, elle était rongée par les regrets, par la routine qui commençait à l’atteindre, par la peur que toute sa vie ne ressemble à ça tout le temps, au quotidien, qu’ils ne trouveraient jamais une porte de sortie magique dans cet enfer en noir et blanc. Alors le sommeil, quand il acceptait de se rendre tête baissée, était tout ce qui restait à la jeune fille.

C’est pour ça que Cassandre s’était retrouvée à se réveiller deux heures plus tard, dans la panique totale. Une vague de motivation se rechargea subitement dans ses veines, et après avoir passé deux bonnes minutes à essayer de reprendre ses esprits et organiser ses pensées, elle fila s’habiller et se préparer pour le bal.
Avec beaucoup de retard, Cassandre passait la porte de sa cabine en essayant de ne pas se précipiter. Elle était trop maladroite et ne voulait pas risquer de se prendre les pieds dans un obstacle invisible (inexistant). Elle avait mis sa robe rouge couleur lie de vin. C’était une robe serrée à la taille avec un jupon large au tissu souple, qui s’apparentait à de la mousseline épaisse, et s’arrêtait juste au-dessus des genoux. Un col carmen coupait ses épaules en deux, et de longues manches fluides se prolongeaient sur ses bras. Un réseau de laçages complexes se prolongeaient jusqu’à son nombril et avaient pris un temps impossible à nouer, ce qui avait aggravé le retard de la jeune femme. Elle avait mis des petites bottines à talon en cuir brun, et avait complété sa tenue par un maquillage simple pour masquer ses cernes et illuminer son teint terni par la fatigue. Elle attrapa en passant son appareil photo argentique, après avoir hésité quelques secondes avec le polaroïd. Non, une grande fête méritait plus de photos. C’était un évènement unique, et mémorable.

Elle ne tint plus et déboula dans la grande, immense salle, se laissant émerveiller par la décoration toute en finesse. Elle n’avait pas trop réfléchi aux gens qu’elle chercherait en premier dans la salle. Elle n’avait pas trop envie d’aller voir des visages connus. Ses amis ? Une partie d’elle leur en voulait un peu de l’avoir laissée en plan hier soir. Sa famille ? Une vague pensée pour son frère suffit à lui faire regretter l’idée. Elle aurait pu essayer de retrouver son meilleur ami, mais elle se sentit découragée par la foule aussi épaisse que la mer sur terre. Elle se dit qu’elle le choperait en passant, si par chance elle le trouvait parmi ces milliers d’humains grouillant. Non, à la place elle photographierait la soirée, toutes ces personnes bien habillées, tous ces mets raffinés, l’ambiance euphorisante, la décoration exceptionnelle. Elle sortit son appareil, un objet qui pesait lourd entre ses petits doigts, et qui avait appartenu à sa mère, et en retira le cache objectif qu’elle glissa dans le sac prévu pour son matériel.

Elle redécouvrit alors la fête à travers le verre de l’appareil. D’abord l’ambiance globale. La salle remplie de convives, la lumière des cristaux qui pendaient du plafond, le jeu de reflet dans la vitre derrière laquelle se tenait une nuit éternelle, puis le buffet, les mets raffinés qui soudainement derrière l’œil artificiel lui firent envie. Ce petit jeu l’occupa un bon moment. Elle se dit qu’il serait temps d’immortaliser le plus d’invités possible. Elle demanda d’abord à un couple, s’ils voulaient se faire photographier. Les deux jeunes gens acceptèrent avec plaisir. Elle leur expliqua qu’elle ferait des tirages prochainement, qui seraient accrochés dans les couloirs du Vidar. Ils pourraient de plus venir la voir à tout moment par la suite pour réclamer leurs photos s’ils le désiraient. Elle commença à tirer des portraits de gens qu’elle croisait ; qui semblaient accessibles ou lui demandaient. Elle repéra un petit groupe de gens, avec deux gamines. Elle crut de loin qu’il s’agissait d’une famille, mais visiblement ce n’était pas le cas. Tant pis, lancée dans son élan, son appareil à la main, elle était déjà repérée et ne pouvait plus faire demi-tour.

— Souhaitez-vous que je vous prenne tous les quatre en photo ?

Elle s’était totalement méprise, en effet. C’était deux agents de sécurités et deux filles qui ne semblaient pas avoir de lien entre eux. Au pire, ça lui était déjà arrivé plusieurs fois de se faire jeter, ce ne serait pas si terrible. Elle avait un peu d’espoir néanmoins.
Ça pouvait faire un joli cliché.


Isalia/cassia (c) 16


sumup:
 
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Orion Kelly
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Mar 22 Aoû - 1:32






Célebrations!



Woah!  Vingt ans déjà ! Pourtant c’est tout comme leur départ avait été hier !  Le temps a su passer si rapidement, surtout en bonne compagnie.  Certes, il y a eu des hauts et des bas, mais déjà plus de deux décennies à bord, Orion avait du mal à y croire.  Heureusement pour lui son cher partenaire su rapidement le ramener à la réalité en lui rappelant les bases des mathématiques.  Avec toute cette foule autour réuni à un seul endroit, il réalisa à quel point il y avait des gens à bord du Vidar.   Bien entendu, notre rouquin le savait ! Il n’est pas si con que ça, mais parfois il faut faire face à de telle chose afin de voir le monde sous un regard nouveau.  Toutefois… avant la fête il y a eu biens des choses qui se sont produite aujourd’hui!  Reculons donc un peu en arrière… êtes-vous prêt ? GO!

5 :00

Beep, beep, beep!  Le réveille matin sonne dans la cabine et puis crash!  Le réveille matin tombe après un malheureux accident, ou du moins c’est comme ça qu’Orion va faire jouer la scène lorsqu’il va la raconter plus tard.

5 :05

Ding dong! Merveilleux, Zeus est déjà là.  Non mais ils ne commencent pas avant encore une bonne heure, moins cinq minutes.  Alors que notre pauvre rouquin tente d’ignorer la sonnette, son téléphone sonne. C’est fini… il ne pourra pas dormir plus que ça et doit se lever.  Roulant jusqu’en bas de son lit, rampant jusqu’à la salle de bain, Ding dong… Zeus est déterminé à ne pas le laisser s’endormir à nouveau.

-Entre donc! Cri alors Orion.

Il a le code pour entrer, qu’il fasse comme chez lui non ?  C’est exactement ce qu’a fait le géant ébène, pour finir par regretter cette décision immédiatement.   La porte s’ouvrit et devant ses yeux se trouvait un petit roux nu comme un ver, plus ou moins réveillé.

-Argh! T’aurais pu t’habiller! Dit Zeus tout en se cachant les yeux.
-Je viens de me réveiller. Répliqua-t—il tout endormi avant de sauter sous la douche.

5 :20

Tout propre et toujours nu comme un ver, enfin presque… si on compte la serviette autour de ses cheveux il porte quelque chose… mais dans le grand débat pour savoir si sa compte, le verdict est non!   Bien conscient de ce qui l’attendait une fois la douche terminée, Zeus avait déjà préparé le café et regardait en direction de la porte de sortie afin d’éviter tout contact visuel avec la nudité de son collègue.  Si Orion pouvait, il passerait ses journées à poil, mais apparemment cela va à l’encontre des règlements.

5 :30

Vêtus, enfin plus ou moins, et son café en main, Orion était finalement en route.  Son verre entre ses dents, il tentait de faire un nœud dans le démon, sa cravate.  S’il y avait un truc qu’il détestait c’était les cravates.  Avant qu’il renverse le café sur ses vêtements, Zeus pris le verre de son collègue, le laissant faire son nœud plus facilement.  Après tant d’année on pourrait croire qu’il en aurait pris l’habitude, mais non.  

5 :45

Le nœud était ‘’fait’’.  C’était moins que parfait, mais au moins la cravate ne pendait pas autant autour de son cou.  Bien entendu, le premier bouton était détaché, car il n’avait pas envie de suffoquer !

5 :55

Au bureau!  Une barre d’énergie dans la bouche et un autre dans sa main, Orion miraculeusement réveillé faisait des beaux yeux aux jolies filles !  Il savait qu’il allait avoir le plaisirs d’en croiser quelques une hors de leurs uniformes ce soir  et cela l’enchantait!  Bien qu’il allait devoir bosser ce soir, cela ne l’empêchait pas de désirer être un peu charmant, non ?

6 :05

Le briefing du jour, les rôles et responsabilité de chacun pour les derniers préparatifs et lors de l’évènement.  Sirotant le café numéro deux déjà, il tentait de demeurer attentif à tout ce qui était dit.

Les heures passèrent, les derniers préparatifs en cours et la sécurité déjà bien présente pour l’évènement… bientôt ils s’apprêtaient à ouvrir les portes et une foule de gens allaient entrer.  

-Tu crois qu’il va avoir de la bouffe ? demanda Orion
-Dit moi pas que t’a encore faim ?
-Non, pas immédiatement. Répliqua-t-il en avalant la dernière bouché de son snack.  Mais tu sais que la soirée va être longue.

Et puis BAM l’heure de la fête !  La salle se remplissait rapidement, le duo se sépara tranquillement, circulant afin de s’assurer que tout se déroulait comme sur des roulettes avec des plus petites roulettes pour mieux rouler.  



Résumé baby!:
 

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Konrad Saint-Juste
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Mar 22 Aoû - 22:17
« Que de futilités… » 

Ces mots s’échappent de mes lèvres pincées en un souffle seulement destiné à alimenter mes pensées incisives. Célébrer les vingt ans de notre départ, pourquoi pas. L’idée en elle-même est loin d’être une ineptie : un excellent moyen de calmer les esprits échaudés par les récentes nouvelles, entre démissions et clandestinités. Mais, là, ce à quoi j'assiste m'hérisse le poil : une anarchie mondaine aux proportions gargantuesques. Rabelais lui-même n'aurait su l'imaginer ainsi.

En d'autres mots : Quelle déception. Je n'aurais pas dû venir, me fis-je alors hésitant à revenir sur mes pas pour quitter au plus tôt cette euphorie. Mais alors que mon esprit semble déjà chercher à fuir, mes yeux, eux, restent figés sur les buffets titanesques. Mon vendre grogne. Je grimace, creusant un peu plus mes rides sévères. A l'exception d'un demi-litre de café serré, je n'ai rien ingurgité depuis plus de huit heures. Je soupire, me résignant silencieusement à suivre les cris d'agonie de mon estomac délaissé.

Je m'avance alors, arrachant d'un geste vif au plateau d'un serveur anonyme une coupe de champagne dont la robe dorée et les fines bulles laissent penser à un cru de synthèse. Rien ne vaudra jamais ce que nous produisions jadis sur Terre, même si les recherches nous permettent jour après jour de nous en rapprocher. A chacun de mes pas, ma canne ferrée d'argent claque sur le sol se faisant l'écho du martèlement des escarpins. Je secoue la tête, lentement, de gauche à droite, m'affublant d'un rictus réprobateur. J'imagine déjà les inévitables gaspillages de denrées alimentaires que laissera derrière elle la foule entraînée par cette musique insipide à mes oreilles, somme de bruits inélégants joués à des rythmes incongrus...

Moi, un con vieux jeu ? Oui. Je l'assume. J’irai presque jusqu'à dire que je le revendique, que je m'en amuse.

Pour autant, malgré mes pensées aigries et mes humeurs maussades, je dois reconnaître que l'organisation a su faire preuve de goût concernant la décoration. La voûte céleste au dessus de nos têtes, hypnotique, est indescriptible. Les tableaux retraçant les grandes étapes de notre voyage - devrais-je dire mission désespérée ? - sont magnifiques.  Le réalisme de certaines fresques est tout bonnement saisissant, même si l'idée de voir associé à cette événement la représentation des trente cinq passagers clandestins me révulse.

Malgré la densité de la foule, je n’ai aucun mal à rejoindre les tables. Il faut dire que ma canne m’offre un avantage certain. Ceux qui refusent de me céder le passage subissent son tapotement insistant. Ils répondent par des œillades outrées, parfois empreintes de colère. Regards que je soutiens quelques instants, tandis qu’ils se décalent en maugréant. Dix-huit mille cinq cent personnes. Cela peut sembler beaucoup. Mais après vingt ans à vivre en vase clos, il suffit de poser les yeux sur un visage pour avoir la sordide et désagréable sensation de l'avoir déjà vu quelque part. Et clairement, le miens, fermé, sévère, n’inspire guère de sympathie. Et cela me convient parfaitement ! De loin je préfère que l'on me fuit plutôt que l'on m'aborde. Particulièrement ce soir, où je ne me sens pas d’humeur à échanger des futilités. Une pensée amusante me traverse l’esprit : sur Terre, nous avions la stupide habitude d'aborder la question de météo… Parler de la pluie et du beau temps comme nous disions… Or, ici, sur ce vaisseau, comment s’y prennent les gens à présent ? Parle-t'ils de la qualité des néons de leurs cabines respectives ? Malgré moi, mes fines lèvres se dérident, chassant quelques instants l’amertume me rongeant les traits… Dire qu'il parait que je suis en plein surmenage ! Foutaises ! Je suis seulement entouré d'esprits limités et d'incompétents !

Je laisse échapper un soupire dépité, alors que j'arrive enfin à destination. Je passe la canne sous mon aisselle, pose mon verre sur la table, pour me libérer les mains. Perdu dans mes pensées, je retire mes gants blancs, que je plie précautionneusement avant de les ranger dans l’une des poches de ma veste de soie aux nuances cuivrées. Un vestige de notre bonne vieille Terre. Mes doigts se referment délicatement sur un petit-four à l'apparence très appétissante, que je porte sans attendre à mes lèvres. Alors que je m’attendais à subir les assauts d’une nourriture bas de gamme synthétisée en masse pour l’occasion, je me laisse surprendre par des saveurs savamment associées, témoins du savoir-faire des cuisiniers ayant orchestrés l’événement. Puis, d’un geste guindé, je me saisis d’un carré de tissu, mouchoir brodé de mes initiales, pour m’essuyer les commissures des lèvres. Délicieux. Finalement, me dis-je, j’ai bien fait de venir, plutôt que de resté prostré dans ma cabine à ruminer mes récentes restrictions d’accréditation. 

Eau à la bouche, je cherche d’autres amuse-bouche, soudainement avide de poursuivre cette expédition gustative… Tandis que derrière moi retentit une voix familière. Je me retourne, la mine grave. Camille Serac. Sa simple vue ravive en moi de terribles souvenirs. Ma  fille… Mais pas seulement. Pauvre enfant. Cette fillette à l'aube de son adolescence a perdu sa mère, trois semaines plutôt seulement. Je me crispe, mal à l'aise, moi qui de haut de mes presque cinquante ans n'ait su trouver le courage de lui présenter en personnes mes plus sincères condoléances. Les relations humaines m'ont souvent rendu idiot et lâche. Dire que le mois dernier, je dînais encore chez eux, autour d'un repas copieux, à échanger nos visions de l'avenir, nos ambitions novatrices pour améliorer le quotidien de nos congénères. Apprendre son décès m'avait laissé un vide indescriptible à l'endroit où j'ignorais disposer d'un cœur. Et cette découverte inattendue m'avait fait perdre l'usage des plus élémentaires règles de savoir-vivre.

Subrepticement, un mélange de colère, de honte et de tristesse s’immiscent sous mon crâne, en un cocktail détonant aux effets imprévisibles… Il me fait hésiter, yeux dans le vague, alors qu’une autre de mes connaissances arrive, Cassandra E. Eliashin, une étudiante à l'esprit vif et éclairé malheureusement gâché, à mes yeux intransigeants, par une manque de sérieux agaçant.

Et je décide, finalement, de chasser ces pensées parasites, en agissant comme je sais si bien le faire : en homme sévère et affable : 

« Mademoiselle Serac, cessez donc d’importuner les grandes personnes, et occupez-vous plutôt de la jeune personne dont vous avez la garde. Il n'est pas correct pour une jeune fille aussi sérieuse que vous de se dédouaner ainsi de ses responsabilités ! »

A vrai dire, j'arrive au milieu de ces échanges comme un cheveux sur la soupe. Hmmm. Plutôt comme un postiche dans la marmite. J'opine du chef, pour saluer les têtes qui se retournent. Ne manquant pas d'apostropher l'étudiante comme je le fais souvent :

« Mademoiselle Eliashin... J'attends toujours le rapport de votre projet du semestre sur l'hybridation accélérée des angiospermes. Vous n'avez plus qu'une semaine pour le rendre. »

Enfin, désireux de ne manquer en rien à l'étiquette, je me présente à ceux dont les visages n'éveillent en moi aucun patronyme :

« Baron Konrad Saint-Juste » dis-je, en instant bien sur le titre, avant d’enchaîner sur mes prérogatives officielles. « Phytobiologiste en chef sur notre bon vieux Vidar. Enchanté de faire votre connaissance... »

Je laisse ma phrase en suspens, laissant à mes interlocuteurs l'opportunité de se présenter à leur tour.

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Orion Kelly
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Mer 23 Aoû - 1:56






Célebrations!



La fiesta debutant enfin!  Les jolies demoiselles et les petits messieurs en vestons faisaient progressivement leur entrée.  La trame sonore  était un mélange de bla bla et d’une musique d’ambiance qui ne permettait pas à notre cher Orion de se bouger le fessier comme il se devait.  D’accord, certains diraient que c’est mieux ainsi, comme ça il ne sera pas trop distrait, mais d’un autre coté il devrait bien avoir le droit de célébrer un peu n’est-ce pas ?  D’accord, le devoir d’abord et il en était bien conscient, ça ne paraît peut-être pas, mais notre rouquin faisait très attention à ce qui se passait autour de lui,  et non uniquement concernant les belles dames à qui il faisait des beaux yeux.  On ne pouvait pas le punir pour tenter d’être un des visages plus sympathique des autorités!   Surtout avec certains un peu plus grognons, une belle gueule sympathique telle que celle d’Orion est certainement plus agréable.   Du moins c’est ce que le rouquin avait tendance à se dire.

Alors que le temps passait, que la salle se remplissait, un sombre tonnerre se fit entendre!  Était-ce la fin ?  Oh non, juste la faim !  L’appétit avait su dire coucou déjà à notre gourmand, c’est étonnant qu’il ne pèse pas 300 kilos!   Un excellent métabolisme et de l’exercice régulier est la clef du succès les amis, des belles petites fesses comme ça n’existe pas que magie !  Toutefois, mieux vaut revenir aux choses sérieuses, soit la chasse au hors-d’œuvre.  À chaque fois qu’une personne passait avec un plateau, avant même que les doigts d’Orion puissent toucher le moindre morceau de nourriture, le plateau disparaissait avec toute la nourriture promise afin de satisfaire notre malheureux rouquin.  Oh misère !  Le désespoir s’affichait clairement sur le visage d’Orion tandis que son ventre gargouillait de plus en plus fort.  Le pire c’est qu’au loin il pouvait voir son partenaire géant avec des gens tout près de lui avec des plateaux bien remplis!  Trop loin, il n’allait pas s’y rendre à temps!

Au moment où il allait abandonner tout espoir, il perçut du coin de l’œil le Shangri-la  des buffets!  Une table qui avait à peine été touché !  Les yeux bleus d’Orion étaient grands comme deux soleils !  Il se faufila donc à travers la foule de façon déterminé, un homme avec une mission et personne n’allait l’arrêter !  Par ailleurs, qui allait l’empêcher d’aller de l’avant? Il était une figure autoritaire ici!  Si l’un des membres de la sécurité avait un air aussi déterminé sur son visage, les chers civils avaient tendance à simplement le laisser passer.  Il pouvait sentir les doux parfums de la nourriture, si près oh oui si près !  Un pas, puis deux et trois !  Le voilà enfin ! Devant une telle œuvre d’art, le rouquin tentait de demeurer professionnel tout en s’empiffrant le plus possible.  Cependant, c’est tout comme si le destin en avait contre lui, dans son oreillette il entendit la voix de Zeus.

-Johnson ici, la sortie nord est toujours sous contrôle, à vous.
Tentant de laisser les autres répondre en premier, sachant qu’il devait éventuellement offrir réplique, surtout qu’il y avait des risques que ses collègues puissent le voir.
-Kel.. il avant un coup, ly ici, la table à buffet numéro trois est sous contrôle.

Oh il pouvait sentir le regard de Zeus à travers la foule, et possiblement celle de nombreux collègues.  Il avait faim, un agent de sécurité qui a faim n’est pas dans un état optimal, donc quand on y pense bien Orion s’empiffrait pour le bien du publique!

Trouvant que le tout manquait un peu de saveur, le regard du rouquin cherchait la présence de sauce piquante, mais à sa grande déception aucune en vue !  Mais toutefois une belle silhouette se dressa non loin, oh c’était sa voisine !  C’était quoi son petit nom déjà ?  C’est à se demander s’ils avaient eu une réelle discussion depuis le temps.



Pour les vilains qui ne veulent pas tout lire:
 

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Josephine O'Neill
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Mer 23 Aoû - 9:53
Jo se laisse porter par la musique qui la mène très loin dans un monde onirique. Pendant quelques instants, la belle rousse se retrouve 20 ans en arrière sur Terre. Elle la délinquante qui faisait partie d'un gang du Bronx à New York. Ce tirage au sort fut sa chance, la seule chose qu'elle regrettait c'était d'avoir introduit un ver dans la pomme en la personne de son tuteur. Un petit arnaqueur de bas étage qui était profondément mauvais et malhonnête. Depuis qu'elle était dans le service de sécurité, Jo avait plus d'une fois arrêté cet homme pour divers délit en espérant que le Vidar prononce une peine exemplaire. Rien du tout, il y avait une politique de réinsertion qui ne fonctionnerait jamais avec cet homme, l'officier du service de sécurité en était convaincue. Elle voulait juste le faire passer par un sas de décompression. Une sensation étrange la fit revenir à la réalité, un petit picotement dans la nuque. Quelqu'un était en train de l'observer, cela ne faisait aucun doute, mais qui ? Avant qu'elle ne puisse entreprendre la moindre recherche, la jeune femme se fit aborder par un type fringué avec des vêtements plutôt ordinaires. Comme beaucoup, il ne devait pas avoir les moyens de se payer une tenue spécialement pour la fête. Jo avait la chance de faire partie de la sécurité et de pouvoir porter un uniforme, cela permettait d'économiser sur ce genre de dépense inutile. Sourire charmeur, gestes délicats, paroles qui se voulaient suaves ... tout l’attirail du dragueur. Il n'était pas étonnant de voir ce genre de type de sorti ce soir, après tout c'était la plus grosse fiesta de ces 20 dernière années. Toutes les minettes du bord seraient là prête à se pâmer devant un beau parleur. Pas de chance pour lui, elle n'était pas ce genre de fille.

- Josephine O'Neill: Pas de problème Monsieur ??? Elle venait de tendre la perche pour chopper l'identité de ce bonhomme. Ceci dit, il en faudrait bien plus pour me gâcher la soirée. Rajouta-t-elle avec un petit sourire poli.

Alors qu'il commençait tout juste à papoter, ils furent abordé par une adolescente typée asiatique. Elle débita une histoire à laquelle Jo ne comprit pas grand-chose. Il y avait une ex, une petite sœur et plein d'autres personnages à cette histoire. La seule chose qu'elle avait retenu, c'était que la gamine semblait connaître un des protégés du sergent Parks. Pour finir, la gamine finit par se présenter ainsi que l'enfant qu'elle tentait de refourguer à Jo et son interlocuteur. La belle rousse jeta un coup d’œil à pour voir qui était cette Bethany. Cette jeune rouquine lui rappelait vaguement quelqu'un. Impossible de savoir qui c'était, où elle avait bien pu croiser cet enfant.

- Josephine O'Neill: Camille ? C'est bien ça. Tu ne serais pas la pupille du Sergent Parks ?

Le ton était doux, mais ferme. Le regard perçant, mais pas agressif. Décidément cette soirée promettait d'être animée, car à peine avait-elle commencé à parler avec la jeune asiatique que le petit groupe fut rejoint par une jeune femme qui proposait de prendre une photo. D'instinct, Jo aurait envoyé promener la photographe amateur, mais elle se retint en voyant le regard plein d'étoiles de la petite Bethany.

- Josephine O'Neill: Pourquoi faites-vous ces photos mademoiselle ? Elle marqua une légère pause avant de rajouter sur un ton détachée. En tout cas, je ne vois pas d'objection à faire une photo. Puis tourna la tête légèrement pour voir un peu les gens autour d'elle. Et vous ?

En point d'orgue, le petit groupe continua de grossir avec l'arrivée d'un vieux type un peu bougon qui commença par faire la morale à Camille puis à la jeune photographe avant de finalement se présenter. Il le fit ce manière particulièrement pompeuse. Il sorti le titre ronflant de son job et surtout un vieux titre de noblesse qui n'avait plus court même surtout terre depuis pas mal de temps. Cela étira légèrement les lèvres de la belle rousse en un petit sourire en coin quelque peu carnassier. Elle saisit l'occasion de se présenter à son tour.

- Josephine O'Neill: Lieutenant O'Neill du service de sécurité du bord. O'Neill avec deux L s'il vous plait. Accessoirement, je suis la duchesse du Bronx.

Elle ponctua sa présentation avec un petit sourire et une sorte de petite révérence comme on peu le voir dans les vieux film que l'on trouve à la médiathèque du bord. Pieu mensonge que son titre de noblesse ? Point du tout, car le gang dont elle faisait partie sur Terre et qui dominait son quartier s'appelait les "Ducs du Bronx". Quiconque connaissait un peu New York aurait vite compris la référence, mais pour un profane ... Bah il n'y avait rien à comprendre. Elle se tourna légèrement vers Camille pour lui parler.

- Josephine O'Neill: File retrouver Nathaniël avant qu'il ne fasse une connerie. Puis elle rajouta à haute voix même si cela semblait plus être une pensée qu'autre chose. S'il continue comme ça, il va finir ses travaux d'intérêts généraux par récurer les cuves à huile et autres fosses septiques. Elle regarda Bethany avant de rajouter. Je vais garder un œil sur elle.

RÉSUMÉ:
 

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Si vis pacem, para bellum
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Camille Serac
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Mer 23 Aoû - 14:12
La jeune fille rougit devant le regard direct de la militaire. Elle avait prévu de passer une soirée sympathique, et pas d'être cataloguée d'emblée comme la pupille du sergent Parks. Elle en voulait désormais beaucoup à son tuteur : on avait pas idée de parler d'elle à tout le monde ! Elle était pas une de ces filles impopulaires de qui on avait vaguement pitié au lycée. Non, elle, c'était une battante, et c'est tout ! Et en plus, elle avait pas besoin de tuteur, en vrai. Elle était grande - à 14 ans, la jeune fille se sentait capable de tout faire.

- "Oui... oui, c'est vrai, je suis ... Je suis Camille. Comment vous savez ?! Il vous a parlé de moi ?"

Camille allait rajouter qu'elle ne voulait PAS que tout le monde sache qu'elle était pupille - méga honte ! - avec une grosse pointe d'indignation, lorsqu'une autre jeune femme fit irruption, un appareil photo à la main.
Cette dernière lui disait quelque chose, mais quoi ? La gamine était absolument certaine de l'avoir déjà vu, mais il fallait dire qu'après les évènements de ces dernières semaines, elle ne se rappelait pas de tout. En tout cas, l'idée d'être photographiée et mise dans l'album de la soirée n'était pas sans l'enthousiasmer ; aussi appela t-elle Bethany en gloussant.

- "On va être photographiés, ma puce. Avec l'agent de sécurité et son petit ami. C'est cool, t'auras une super photo à montrer à tes copines, après ! Oh non, on voit aucun problème, aucun problème !"

Elle avait récupéré toute sa bonne humeur. Cette fête ne faisait que commencer, et elle était sur le point d'être prise en photo, quand elle le vit. L'ami de maman, presque son collègue, ou même carrément son collègue. En tout cas, les larmes lui montèrent directement aux yeux. L'adolescente reçut la remontrance avec un petit rire nerveux - c'était presque comme si elle était de retour à la maison, au repas qu'ils avaient fait l'avant-veille de la mort de maman.

Silencieuse, elle les observa se présenter ; puis, dans un grand élan, elle vint se jeter dans les bras du phytobiologiste.

- "Baron, Baron. Konrad. J'ai plein de choses à vous dire. On pourra parler, ce soir, s'il vous plait ? J'dois retrouver celui que mon tuteur m'a mis dans les pa... celui que mon tuteur a désigné pour me garder. C'est mon voisin dans ma nouvelle cabine. Mais après, après, on pourra discuter ? Ou demain ? Je dois vous annoncer une nouvelle horrible. Horrible. S'il vous plait, mettez-moi dans votre agenda !"

Camille jeta un coup d’œil aux adultes qui l'observaient, à la jeune Bethany qui semblait inquiète, et elle essaya de reprendre "un peu" le contrôle. Elle essuya ses larmes, sentant poindre la crise d'asthme qui commençait tout doucement à obstruer ses bronches. Elle se sentait totalement bouleversée ; mais, avec un effort, elle parvint à se reprendre un peu.

Et enfin, elle hocha la tête aux sages paroles de la militaire. Elle devait empêcher Nathaniel de faire une bêtise.

- "C'est vrai... c'est vrai. Y'a Nathaniel. J'dois l'empêcher de faire une bêtise, je reviendrai après. Bethany, reste avec la dame, d'acc' ? Je reviens vite. A tout de suite, Baron, Joséphine, m'sieur !"

D'un pas vif qui trahissait sa nervosité, l'adolescente entreprit de s'éloigner... avant de s'arrêter au milieu de la foule. Comment faire pour le retrouver, ce crétin ? Nan, mais, ce débile, il était peut-être reparti dans les niveaux inférieurs ; ou alors il s'était isolé aux toilettes.
Elle décida de tenter sa chance là-bas, en attendant de recevoir de ses nouvelles. Et rapidement, elle se mit à écrire un SMS :

[T où ? Ta sœur veut dansé avec toi ! G suis vers les toilettes hommes ! Ramènes ta fraise !!]
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Eve Wellington
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Mer 23 Aoû - 21:12
Seigneur tout-puissant, qu'est-ce qui lui était passé par la tête quand elle avait décidé de venir à cette ridicule sauterie ? Elle savait pourtant fort bien que le mélange des classes ne donnait jamais rien de plaisant. Levant sa coupe de champagne - une coupe, pas une flûte, bande d'ignares ! -, Eve y trempa ses lèvres tout en promenant son regard morne sur le tableau exposé devant elle. Dieu merci l'artiste compensait son manque absolu du moindre talent par un fessier admirablement musclé et une grande énergie, songea-t-elle. Trop d'énergie, peut-être, il l'avait fatiguée à force de rayonner.

Tournant le dos à la toile, elle ausculta la foule assemblée, un masque de reine de glace figeant ses traits délicats. C'est l'instant que choisit le Professeur Schmidt pour apparaître à ses côtés. Génie de la physique retraité du service actif, il avait gardé un esprit vif et un humour féroce. Il entreprit de la dérider par une série de portraits au vitriol des convives qui se pressaient devant eux. Ils avaient en commun leur mépris assumé de la médiocrité et un air de suffisance à faire pâlir de honte un grand monarque. Il dut la quitter rapidement cependant, rappelé à ses devoirs par une épouse grincheuse. Sur un baise-main aérien et une courbette d'un autre temps, il l'abandonna à son sort, ce qu'elle lui pardonna volontiers d'un sourire complice après avoir tant médit en sa compagnie.

Foutredieu, pas lui ! Et si. La bienheureuse solitude n'avait pas duré bien longtemps. Elle posa un regard froid sur le sommet du crâne du bellâtre qui s'inclinait à son tour devant elle et soupira doucement. Ce crétin pommadé lui donnait envie de vomir. Rien ne lui serait donc épargné. Et pourtant, pleine de grâce comme il se devait, elle accepta qu'il la guide à travers la foule afin d'éviter que les jeunes - ces invertébrés inachevés - ne piétinent ses escarpins de satin. L'autre continuait de parler et parler, se croyant sans doute très spirituel, mais elle n'écoutait absolument rien, se contentant de sourire avec indulgence et de hocher la tête parfois pour lui laisser croire qu'elle approuvait son insupportable logorrhée. Où diable était Edward quand on avait besoin de lui ? S'il se pointait, il pourrait au moins lui éviter de subir cette torture trop longtemps en envoyant son ami draguer une quelconque poupée blonde. Une nouvelle gorgée de champagne eut le mérite de la distraire un instant. Il était bon. Au moins, on ne se moquait pas d'eux.

Tournant la tête pour examiner à nouveau les invités, elle surprit un regard de commisération et de mépris sur elle et s'en amusa grandement. Voilà qui changeait du fat à la langue pendante à qui elle devait tenir le crachoir depuis trop longtemps. Que le monde la croit aussi hautaine que vaine était source d'un immense plaisir dans sa vie. Très jeune, elle avait compris le pouvoir de l'image et le poids des convenances. Haïssant de toutes ses forces un carcan social étouffant, elle avait fait de ce handicap la source d'un immense pouvoir. Elle contrôlait à présent à la perfection l'image que le monde avait d'elle et s'en réjouissait vivement. Derrière la perfection glacée qu'elle affichait, elle était plus libre qu'aucun de ces êtres ne le serait jamais. Pourtant, songea-t-elle en tournant son regard vers l'immensité du ciel d'encre, ils resteraient tous enfermés toute leur misérable vie dans ce vaisseau trop lent et à la destination incertaine. Tapotant distraitement le bras de son cavalier comme on flatte un animal de compagnie, elle le planta là bouche bée, pour approcher des fenêtres et contempler le vide terrifiant qui les entourait. Quitte à périr d'ennui, autant que ce soit en frissonnant de peur devant tant de beauté.

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Gael Cambeiro
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Jeu 24 Aoû - 20:57
Event #1 ; Célébrations
Tu gardes le sourire, même si tu as vraiment l’impression de passer pour le clown de service avec ce qu’il vient de t’arriver. Tu es presque… Gêné. Mais qu’importe, au moins, elle ne cherche pas à t’envoyer chier, ce qui est plutôt un bon point, car ça t’aurait un peu embêté d’être accusé de quelque chose que, pour une fois, tu n’as pas fait. Tu t’apprêtes à te présenter mais tu es coupé par l’arrivée d’une jeune fille accompagnée d’une encore plus jeune. Tu hausses les sourcils, un peu étonné, mais tu écoutes l’histoire avec attention… Tout en ne comprenant quasi rien.

« Hein ? »

Elle vous demande un service, et ce serait bien impoli de le refuser. Tu hoches la tête, tu es prêt à garder la plus jeune mais, encore une fois, quelqu’un vient à votre rencontre. Tu tournes immédiatement la tête vers la nouvelle venue, elle vous propose de vous prendre en photo. Sur le coup, tu as du mal à suivre, mais tu finis par hocher la tête, le sourire sur tes lèvres s’élargissant davantage. Tu aimes être pris en photo, parfois.

« Bien sûr. »

Une photo pour immortaliser la soirée, quoi de mieux ? Tu t’apprêtes à prendre la pose mais quelqu’un intervient à nouveau. Tu plisses les yeux, légèrement irrité, car ça commence à faire beaucoup d’interruptions, mais c’est normal au vu du contexte. Et puis… Cela permet de parler avec d’autres personnes. Tu te redresses alors, un peu perdu, l’homme n’a pas l’air des plus agréables à vivre et ça a le don de te rendre mal à l’aise. Pour le moment, tu préfères faire comme si tout allait bien, tu te penches légèrement, tu les laisses se présenter, puis c’est à ton tour.

« Gael Cambeiro… Simple mécano moteurs… »

C’est sûr que face à tous ces titres, tu ne vaux pas grand-chose. Tu es même un peu intimidé, mais d’un autre côté ça te plait bien de parler avec ce genre de personnes. Mais tu vas devoir te tenir un peu à carreaux étant donné que tu as failli faire un malheur en rentrant dans l’agent de sécurité ; tu ne tiens pas à ce qu’on te force à quitter la soirée parce que tu as voulu jouer avec le feu. Mais quelque chose t’a fait sursauter tout à l’heure, c’était ce qu’a dit Camille. Tu te tournes alors vers elle avant qu’elle ne s’en aille.

« … Et nous sommes de parfaits inconnus. »

Puis tu te tournes vers la petite Bethany, tu lui souris à elle aussi, un sourire qui, pour une fois, ne se veut pas mauvais.

« Reste avec nous, et si tu as besoin de quelque chose, tu nous le dis, d’accord ? »

Tu observes ensuite Camille partir au loin, puis tu portes à nouveau ton attention vers ceux qui sont restés. Au fond de toi, tu es un peu inquiet, tu as peur que Bethany s’en aille. Mais pour le moment, tout va bien.

« Alors, monsieur le Baron, vous connaissez déjà pas mal de personnes à ce que je vois. »

Tu finis enfin le verre que tu as pris tout à l’heure, puis maintenant, tu te sens bien con. Et tout petit. En parlant de tout petit, tu poses le regard sur Bethany qui semble étonnamment sage. Ça te fait sourire, car à son âge, tu n’étais… Pas du tout pareil.

« Tu as faim ? Soif ? On ne sait pas quand ta sœur reviendra… Et on a une photo a prendre ! »

Tu n’as cependant jamais eu l’habitude de parler aux enfants. Disons que tu n’es pas le meilleur exemple, alors tu te tiens éloigné d’eux… Mais le destin a voulu que tu te coltines une gamine en pleine soirée. Pas de chance.


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Nathaniël Wallace
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Jeu 24 Aoû - 23:33
SMS de Camille Serac : Attends-moi, j'arrive !

Alors qu'il sortait du hall, Nathaniël sentit son smartphone vibrer, et le sortant, il lu le message de Camille. Sans y répondre, il reprit l'instant suivant sa marche en direction d'un endroit calme. La claque qu'il venait de prendre, il s'y était préparer pendant des jours, et pourtant elle ne l'en faisait pas moins rager. Et cela pouvait probablement se lire sur son visage, alors qu'une de ses mains frottait la joue devenue rouge. Sarah avait toujours su cogner, il était normal qu'une claque de sa part fasse cet effet.

S'arrêtant à l'exterieur de l'enceinte de la salle de réception, légèrement isolé, Nathaniel se laissa alors perdre dans le vide, regardant sans réellement contempler les alentours. Comment en était-il arrivé là ? Il y a encore quelques années, même si ce n'était pas la "meilleure" vie, il était heureux. Il avait sa famille charnelle, et celle du gang. Sarah était avec lui, Paco Escobar et Nathaniël étaient comme des frères, à faire les 400 coups et dirigeant un gang qui maintenait mieux l'ordre que la sécurité dans les bas quartiers. Et puis tout avait basculé... Les frères étaient devenus ennemis, sans qu'énormément de gens soient au courant, et la rapidité l'emporta... Sarah se rendait-elle seulement compte de tout ça ? Savait-elle qui était réellement le leader cruel des Jackals ?

-"Hey... Regardez ça. On dirait que c'est Wallace ..."

Au timbre de la voix, le jeune homme fût sorti de sa contemplation. Mais cela ne s'arrêta pas là. Avant même qu'il ne puisse réellement réagir, un coup de poing vint le percuter sur la joue gauche, véritable crochet magnifiquement placé qui l'envoya à terre sous le coup de la surprise.

-"Message des Blacks. On a pas oublié ce que tu nous a fait. On te chopera et on te le fera regretter."

A ces mots, et alors que sa vue était encore trouble, la silhouette disparue. Nathaniël, lui, resta au sol un instant, un goût de sang se mêlant à sa salive. Sa vue revint complétement, et son gsm vibra à nouveau. Crachant un filet de sang, l'adolescent sortit à nouveau l'appareil et consulta le message.

SMS de Camille Serac : T où ? Ta sœur veut dansé avec toi ! G suis vers les toilettes hommes ! Ramènes ta fraise !!

-"Bin voyons..."

Bethany avait beau être la parfaite soeur, Nathaniël n'était pas dupe. Si elle voulait danser, la gamine irait à la recherche d'un certain Michel, qu'elle faisait marcher comme elle voulait, au gré de ses 4 volontés. Pour autant, la suite du message n'était pas moins intéressante : un petit tour aux toilettes pourrait probablement aider à "maquiller" un peu les traces. Si Lindsay le voyait, ou pire Adenkoth... ou pire, Parks ... les ennuis ne seraient surement pas loin.

Se levant, il se dirigea alors vers les toilettes, évitant de croiser un maximum de personnes ou même de s'arreter, volant une coupe sur la route d'un plateau d'un serveur. L'alcool n'était probablement pas le meilleur remède, mais combien de fois s'était-il soigné avec ?

-"Hey, Princesse."

Regardant et rejoignant Camille en déposant sa flûte clin d'oeil à Eve sur un rebord, il ajouta :

-"Tu me veux quoi ?"

La soirée avait définitivement mal commencé. Et pire, il n'avait même pas encore commencé son service à la sécurité. Une seule chose était réellement sûre : si l'occasion lui était donné de taper du Black's à l'oeil, il allait pas se gêner.

-"Me prends pas pour un con. Je sais très bien que Bethany n'a rien demandé."
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Arnhem Montfort
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Dim 27 Aoû - 23:24
CELEBRATIONS
Event 1



Depuis quelque temps, il était impossible, où qu'on aille dans le vaisseau, d'échapper aux annonces de la prochaine célébration des vingt ans. Vingt ans ! C'était le temps qu'Arnhem avait déjà passé à bord de cette boîte de conserve géante qu'était le Vidar 89-05. Et à l'heure du bilan, il ne savait pas quoi penser. Il se revit aux cinq ans, récemment accompagné d'une jolie jeune femme, puis aux dix ans, tout jeune et heureux papa. Aux précédentes célébrations (il ne savait plus exactement combien il y en avait déjà eu), il s'était déjà posé la question qui le taraudait en ce moment, tandis qu'il laçait ses chaussures pour aller à la fête. Tout ça pour quoi ? Combien y aurait-il de célébrations encore avant que le Vidar trouve quelque chose ? Arnhem se voyait déjà finir sa vie dans le vide spatial. Ce n'était pas pire qu'autre chose, mais pour quelqu'un qui avait connu la vie sur Terre, il restait toujours des images d'avant, quoique de plus en plus floues.

- Papa t'es prêt ? s'impatientait Serah devant la porte de la cabine. Manifestement, la jeune fille avait très envie de se rendre à la célébration.
- Minute, ma puce, j'arrive. Et... inutile de t'énerver, mamie n'est pas encore là.

Arnhem avait convié Alessia, sa mère, à les accompagner dans la grande salle de cérémonie. Il ne la voyait pas très souvent, mais de manière assez régulière tout de même. Alessia tenait à voir grandir sa petite-fille, elle le répétait souvent. Pour Arnhem, cela faisait écho au comportement de son ex-femme, qui à son goût n'était pas assez présente et impliqué dans l'éducation de leur fille. Arnhem accédait donc bien volontiers aux demandes de sa mère : si Serah ne voyait pas souvent sa maman, au moins elle pourrait voir sa grand-mère. La jeune fille l'appréciait d'ailleurs beaucoup.

Quelques instants plus tard, père, fille et grand-mère entraient dans la grande salle de cérémonie. La fête semblait déjà avoir bien commencé. Il y avait du monde, beaucoup de monde, et des groupes s'étaient formés un peu partout. Arnhem laissa son regard se promener sur les immenses fenêtres, puis sur les peintures qui narraient l'histoire du Vidar. Pour le moment, pas de visage ami, mais il y avait tant de monde qu'il était bien difficile de trouver quelqu'un qu'il connaissait, malgré son emploi de gérant du Dinner Oppal's qui le conduisait à côtoyer beaucoup de monde. La petite famille croisa le chemin d'un serveur et demanda une limonade au sirop pour Serah. Sa mère et lui prirent une coupe de champagne. L'occasion était vaine, mais entre ces épais murs de tôle, quand en boirait-on sinon ?

Ils trinquèrent tous les trois. Serah se tordait le cou pour apercevoir le fond de la salle et l'orchestre d'où leur parvenaient quelques accords jazzy plutôt appréciables.
- Reste avec nous, Serah. Je ne veux pas que tu perdes parmi tout ce monde. On va aller voir ce que tu veux, mais on a le temps. Il y a un buffet, tu as vu ?
La famille s'approcha non sans mal des tables qui avaient été dressées et copieusement garnies. Les yeux de Serah s'écarquillèrent, et au prix d'une longue hésitation, elle jeta son dévolu sur un plat de petits fourrés au fromage. Arnhem regarda sa fille avec amusement.
Résumé:
 
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Konrad Saint-Juste
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Lun 28 Aoû - 0:46
« Duchesse du Bronx... »

Ces mots filent entre mes lèvres pincées en un murmure à peine audible, alors qu'un rictus d'indignation déforme mes traits déjà naturellement frigides. J’exècre le sarcasme, bien plus que toute autre forme d'ironie. Ces railleries mesquines ne sont que l'arme de faibles d'esprits incapables de converser sans sentir le besoin viscéral de rabaisser ceux qu'ils jugent, à tord ou à raison, leur être supérieur. En l’occurrence, mon titre, lui, est bien réel, transmis de génération en génération par mes aïeux. Une vieille coutume Terrienne qui, je le reconnais volontiers, ne signifie plus rien ici, dans le vide spatial. Rien, hormis des souvenirs et des traditions que je considère comme étant l'un des innombrables fils qui composent le canevas complexe qu'est la culture commune que nous tentons chaque jour de préserver pour les générations futures. La survie de notre espèce, notre propre survie, nous a poussé à tout quitter pour tenter la désespérée aventure spatiale. Mais, à mon sens, ce nouveau départ ne signifie en rien tirer un trait sur notre passé. Bien au contraire. Nous nous devons de chérir et de transmettre ce qui jadis nous caractérisait. L'humanité s'est perdue dans l'espace, oui. Mais elle encore loin d'être déracinée.

Ces pensées bouillonnent sous mon crane, alors que mon expression recouvre sa froide neutralité. Je n'aime guère montrer mes sentiments. Ceux-ci m'appartienne, et je ne vois nulle obligation d'en faire l'étalage. Pour autant, je me sens outré, mon orgueil giflé par cette démonstration d'inconsidération. J'inspire profondément pour esquiver l'esclandre. Malheureusement, j'ai plutôt l'habitude de ce genre de réaction, même si je n'en comprendrais jamais les raisons fondamentales. L'égalité n'est qu'un concept illusoire auquel s'attachent quelques idéalistes. Aucun être humain n'est l'égal d'un autre, que ce soit du point de vue psychique, intellectuel, physique ou matériel. Dés lors, pourquoi se sentir offensé par l'expression d'une supériorité évidente ? J'ai eu la chance de naître dans une famille d'aristocrates. Devrais-je les renier pour plaire à ceux qui n'ont pas eu cette bonne fortune ? Devrais-je le taire pour ne pas émuler leurs frustrations mal placées ? Je m'y refuse. Catégoriquement. Je suis Baron, et je me présenterais toujours comme tel, attendant de mes interlocuteur un respect et une déférence que je leur accorderai à mon tour.

Mon regard, planté dans celui dans mon interlocutrice, n'observe en vérité que le vague reflet de ces pensées acerbes qui fusent dans mon esprit en un éclair qui me voile les réalités. Les paroles glissent sur mes tympans devenus hermétiques au chaos ambiant. Si bien que la silhouette floue qu'est devenue Camille me fait sursauter alors qu'elle se jette littéralement dans mes bras. Je suis pris au dépourvu, violemment expulsé de mes réflexions... Un verre d'eau jeté au visage ne m'aurait fait pire effet. Je baisse les yeux, devenu aussi rigide qu'une statue de marbre. A tel point, que je ne parviens à lui accorder en retour l'étreinte qu'elle m'offre avec une spontanéité et une innocent dont seuls les enfants sont capables. Un sourire s'esquisse sur mes lèvres. Charmante petite. Jeune femme devrais-je presque dire à présent. Son cœur déborde d'émotions que les affres de la vie m'ont depuis longtemps privé... Ou dont je ne prive moi-même, dans l'espoir de faire taire ces douloureux souvenirs qui errent à la frontière de ma conscience. Une bouffée de chaleur rosit mes joues parcheminées, tandis qu'un frisson me remonte le long de l'échine. Comment un si petit être peut-il être la cause d'un si profond trouble ?

L'air remonte le long de ma gorge emportant avec lui des mots qui s'agglutinent entre mes cordes vocales. Je reste muet, incapable de prononcer une phrase sensé, tandis que je réponds à sa requête par un simple et impersonnel hochement de tête. En cet instant hors du temps, je serais incapable de lui refuser la moindre requête, aussi grincheux puis-je être. Fort heureusement, cet épisode gênant ne dure que quelques secondes. Camille disparaît rapidement dans la foule, non sans avoir mentionné un certain Nathanaël dont le patronyme ne m'évoque aucun souvenir. Pour autant, cette histoire de travaux d'intérêts généraux ne m'inspire rien de bon. Quelle peut bien être cette étrange fréquentation ? Peut-être devrais-je, en mémoire de sa défunte mère, garder un œil sur elle à l'avenir... Afin de m'assurer que la terrible épreuve du deuil ne lui fasse emprunter une pente glissante difficile à remonter par la suite.

Je soupire, quelque peu dépité. Pourquoi dont me suis-je lancé dans cette conversation ?! Encore une fois, les sentiments m'ont fait prendre les mauvaises décision. Je suis un triple imbécile !

« Effectivement... Un peu trop de monde même. » dis-je, sur un ton las, en réponse au second agent de sécurité, celui qui s'est présenté comme étant Gael Cambeiro. « Et c'est justement pour cette raison que je vais prendre congé de vous. Bonne soirée. »

Je me retourne, pour laisser le petit groupe derrière moi, sans aucun regret. Ce soir, je ne suis pas d'humeur à converser. Surtout pas avec deux agents de la sécurité, l'un particulièrement offensant, l'autre visiblement gêné par ma présence... Et je ne parle même pas de Cassandre qui doit déjà être en train d'envoyer des SMS à toutes amies, relatant la manière cavalière dont le plus redouté professeur de la fac l'a abordée. Je m'enfuis donc d'un pas vif, toujours jouant de ma canne pour m'ouvrir la voix, vers les amuses-bouches... Sauf que cette fois, je suis stoppé dans mon alléchant élan par une sensation que je ne connais que trop bien.

Le café. Je raffole du café. J'en consomme entre deux et trois litres par jours. Il paraît que cela va me tuer. Mais ne faut-il pas de toute manière y passer un jour ou l'autre ? Si certains médisants pourraient le qualifier de drogue, personnellement je le désigne sous le terme : émulant. Il m'aide à chasser la fatigue pour conserver les idées claires. Mais... Oui, parce qu'il y a toujours un mais... Cet amer breuvage est également un agaçant diurétique.

Ainsi, me permettant le luxe d'attraper un petit-four au vol, je me dirige d'un pas rapide en direction des toilettes les plus proches, pour me soulager du poids désagréable d'un vessie un peu trop pleine.

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Camille Serac
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Lun 28 Aoû - 10:25
Quelques instants, la jeune fille piétina devant les toilettes. Camille se sentait vraiment idiote de rester plantée là, à regarder les hommes entrer et sortir. Si Nathaniel ne répondait pas à son SMS et qu'il ne consentait pas à venir à ce lieu de rendez-vous peu glamour mais plutôt pratique étant donné la foule, elle aurait été quitte de quitter le Baron et des gens sympas... pour rien. Et franchement, cela n'était pas sans mettre l'adolescente de mauvaise humeur, qui vivait là sa première vraie fête du vaisseau !

Elle s'installa contre un mur, sortant son portable pour jouer à un mini-jeu, lorsqu'enfin, à sa propre grande surprise, une voix désormais familière retentit derrière elle.
Pourquoi ce crétin était-il TOUJOURS de mauvaise humeur ?!

- "Ok, j't'ai menti, mais franchement, t'en as du cu..."

Camille s'immobilisa devant la tête de son voisin de dix-sept ans, choquée. Une énorme bosse qui violaçait déjà ornait sa joue gauche, et les traces de sang à la commissure de ses lèvres ne trompaient pas : le coup avait été violent, très violent. L'adolescente poussa un petit glapissement d'horreur, en se demandant COMMENT il avait bien pu se faire ça. C'était pas son ex, tout de même ? Elle avait l'air de lui en vouloir, mais de là à taper sur le jeune homme ... en plus, elle voyait mal ce dernier accepter le coup sans se défendre, même si c'était une fille. L'officier avait raison : Nathaniel devait se trouver dans les ennuis.

- "Qu'est-ce qui s'est passé ? Sérieux, on est censé passer une bonne soirée, là. ... Ecoute, tu vas tout m'raconter, et j'te jure que si tu mens, j'te dénonce au sergent Parks. Et puis c'est quoi, ces histoires de travail d'intérêt général ?"

La jeune fille marqua une pause, les deux mains posées sur le beau tissu un peu scintillant de sa robe de soirée. C'était déjà assez dur comme ça, pourquoi il devait en rajouter ?!

- "T'étais censé veiller sur moi et ta soeur avant de prendre ton service et c'est moi qui t'court après. T'abuses carrément."

Avec un peu de violence, elle croisa les bras, en attendant ses explications ; puis à nouveau, elle le coupa.

- "Faut qu'on te soigne... oh, Baron !"

La silhouette masculine et un peu froide de l'ami de sa mère venait de se dessiner dans la foule. Elle se sentait sacrément soulagée de voir enfin apparaitre un adulte responsable qu'elle respectait volontiers. Par sa profession, mais aussi par toutes ces soirées amicales où elle entendait rire les adultes, où elle avait joué avec eux aux jeux destinés à améliorer sa culture, et où elle avait acquis elle-même le goût des mathématiques et des sciences "nobles".
En lui, elle avait confiance !

- "Baron, quel surprise ! Mon ami... mon ami a un problème. C'est lui qui doit veiller sur moi, mais il a des soucis.. Est-ce que j'ose vous demander quelques secondes de votre temps pour l'aider à se nettoyer, j'apporte une poche de glace ! Et... je sais pas ce qu'il faudrait pour ce qu'il s'est fait, en fait ..."

Camille gérait le tout comme elle pouvait ; mais c'était vraiment difficile de savoir quoi faire dans ces circonstances. Rapidement, elle présenta les deux personnes, pour ne pas sembler impoli (l'ami de sa mère en serait fâché, sinon, elle le savait bien !) :

- "Oui, c'est un peu rapide... euh... alors, Baron, je vous présente mon nouveau voisin depuis que j'ai déménagé : Voici Nathaniel Wallace, c'est un genre d'apprenti à la sécurité. Nathaniel, je te présente un ami de ma mère, le Baron Saint-Juste."

Voilà, elle avait fait son maximum ! Maintenant, peut-être qu'on allait enfin lui dire quoi faire !
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Ira Hraoui
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Lun 28 Aoû - 23:59


20 ans dans le videÇa se fête
La jeune femme crue un instant s'être pris un méchant vent, mais non. Une voix masculine lui répondit dès qu'elle prit la peine de tourner la tête pour vérifier qu'il ne s'était pas éloigné. C'était un gars d'un autre monde, pas un minable qui s'habillait classe pour l'occasion. Enfin, c'est ce qu'il dégageait ; Ira ne pouvait pas expliquer à quoi elle devait cette impression. Peut-être sa posture ou son regard. Lorsqu'il se présenta, elle sut qu'elle avait vu juste. Un bibliothécaire, un mec cultivé qui préférait un livre épais à une sortie en bar. Oui, la mécanicienne aimait les préjuger. Quoi qu'il en soit, elle ouvrit la bouche pour répondre et esquissa un geste de la main, mais fut interrompu par un homme sorti de nul part qui vint les déranger. Elle poussa un grognement pour lui faire comprendre qu'il gênait, mais le brouhaha le recouvra. Finalement, il s'écarta et le bibliothécaire réapparut.

- Ira. Mécanicienne.

Hm. Les présentations étaient toujours dures. Pourquoi diable les gens s'identifiaient par leur Job ? La demoiselle préférait dire "Yo, tu bois quoi ?" mais ça aurait fait mauvais genre. Elle lui retendit la main, vu que la première tentative était été interrompue et se força à sourire histoire d'avoir une tête amicale.

- Je suis pas une grande lectrice, donc on a jamais dû se croiser jusque-là.

Un petit rire nerveux sorti de ses lèvres. Merde, elle se démerdait comme une tanche, il fallait qu'elle se sorte de cette situation avant que ce Percival (c'est un prénom ça ?) ne la prenne pour une prolo stupide. Instinctivement, elle chercha Kerwan du regard. Son fidèle allié, le seul à pouvoir la sortir de ce genre de moments. Malheureusement, aucune barbe familière à l'horizon. À la place, des cheveux roux attirèrent son regard. Elle les reconnaîtrait entre mille ; chaque matin, cette touffe flamboyante sortait de son couloir. Elle ignorait jusqu'à son nom, mais connaissait sa cabine : la porte en face de la sienne. Il était certainement plus "Ira" que "Percival" et elle se permit de lui faire un signe de la main accompagné d'un sourire avenant afin de l'inviter à les rejoindre. Ira n'avait pas envie de passer la soirée en tête-à-tête avec un intello.
(a) Moses


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Yann Martel
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Mar 29 Aoû - 18:58
Le visage trempé, Yann s’observe dans le miroir. Il n’y voit rien d’autre que le reflet impeccable qu’il a préparé une heure durant juste avant d’entrer dans la salle de cérémonie. Alors d’où vient cette sensation étrange au creux de sa poitrine ? Il n’est pas fatigué, loin s’en faut, rien de particulier n’est arrivé au travail ni ailleurs et il est certain de n’avoir froissé personne au cours de la soirée. Un rapide coup d’œil sur sa montre lui indique que la soirée est à peine entamée. Il laisse échapper un bref souffle par les narines et se sèche le visage. Après avoir chassé une goutte d’eau qui s’est glissée sous sa paupière gauche, il ajuste le contraste de ses prothèses. Peut-être les a-t-il mal calibrées au réveil, ce qui expliquerait cette impression tenace d’évoluer dans un nuage. Trente seconde sur une application dédiée sur son téléphone puis il sort des toilettes.

Rien n’a vraiment changé. Les rouges paraissent un chouïa plus vifs, mais c’est surement à cause du temps passé dans la lumière bleutée des toilettes. Il se convainc que tout ça n’est qu’un coup de mou passager, s’ébroue discrètement comme un animal de trait et reprend de l’allant. Un peu trop, surement, car il heurte quelqu’un peu après. Un mot d’excuse et il s’apprête à reprendre sa route. Le temps que son cerveau n’enregistre l’information captée par ses implants, il a déjà fait deux pas. Puis il se retourne et fait face au jeune brun. Une rapide évaluation lui indique qu’il vient très probablement de se prendre un coup sur la tête, et pas du genre tendre et langoureux.

-Excusez-moi… Bonjour. Vous allez bien ?

Une question bête et méchante qui appelle une réponse bête et méchante, précisément pour savoir si la personne n’est pas désorientée au point de répondre totalement à côté. Yann ne forme encore aucune hypothèse concernant l’origine du traumatisme, mais tant qu’il n’aura pas la certitude que le jeune homme est en pleine possession de ses moyens, il ne pourra pas le laisser dans cet état sans savoir qu'il ne risque rien. Déformation professionnelle, surement. Il se tourne vers l’homme plus âgé au visage austère qui les accompagne, un membre de sa famille, peut-être.

-Vous devriez l’emmener voir la sécurité par précaution. Du froid pour la joue et un peu de désinfectant pour la lèvre devraient suffire.

Puis il reprend son observation du garçon, à l’affut du moindre signe de nausée ou d’évanouissement.

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Percival Callaghan
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Mer 30 Aoû - 0:09
Walled GardenEvent 1 : CélébrationsAll this will be for nothing. We will have been for nothing. Defined by their histories, distorted to fit into their narrative, until all that is left of us are the monsters in the stories they tell their children.
(James Flint – Black Sails)

Tandis que la jeune femme s’apprêtait à se présenter, le dos d’un homme venu se ravitailler au buffet bloqua la vision de Percival, et de piètres excuses envahirent ses oreilles. Il le fusilla du regard tandis que l’inconnu repartait, ses yeux revenants ensuite à sa vis-à-vis.
- Ira. Mécanicienne.
Cela eut pour le moins le mérite de confirmer sa prime impression. Il serra la main cordialement tendue par celle-ci, mais ne put s’empêcher de remarquer qu’elle ne fixait pas tout à fait son regard. Etait-elle intimidée ? L’une de ses propres actions était-elle source de son malaise ? Percival avait si peu l’habitude d’interagir avec quiconque hors de son travail que les codes sociaux de ce genre d’événement lui échappaient tout à fait. L’apostrophe de la jeune femme lui avait paru impromptue, et il avait donc répondu similairement, mais peut-être avait-il été trop bourru dans sa présentation ? Cependant, sa réponse à elle avait été tout aussi laconique. Peut-être était-elle finalement pareillement intimidée par la débauche de grandeur et de luxe qui embaumait dans la salle. Il ne pouvait la blâmer. Lui-même, pourtant habitué à un certain degré de faste, ne savait trop quoi en penser.
- Je suis pas une grande lectrice, donc on a jamais dû se croiser jusque-là.
Peu surprenant, vu leurs secteurs d’activité diamétralement opposés.
- Oui, vous ne devez pas passer beaucoup de temps à la bibliothèque.
Percival l’avait voulu comme un simple état de fait, mais la remarque retentie plus cassante que prévue. Il s’apprêtait à rectifier son erreur pour ne pas parfaitement gâcher sa première rencontre de la soirée, mais il se garda de le faire lorsqu’il s’aperçut que sa partenaire faisait signe à quelqu’un d’autre. Il ne sut si elle l’avait entendu, mais en attendant, il préféra se tourner vers la personne qui avait attiré son attention.
Un jeune homme roux se tenait là, s’empiffrant goulument de tout ce qui lui passait sous la main. Certain de l’avoir déjà croisé quelque part, Percival chercha dans sa mémoire jusqu’à remarquer l’oreillette de ce dernier. Le déclic se fit alors automatiquement, conciliant cette coiffure flamboyante avec le souvenir d’un agent de sécurité croisé une ou deux fois au détour d’un couloir.
Ainsi, Percival attendit.
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Josephine O'Neill
Niv 4 : équipe sécurité et commandement
Dim 3 Sep - 21:13
Camille semblait quelque peu étonnée de constater que Jo la connaissait. Pas étonnant après tout, le sergent était l'un des partenaires d'entraînement du lieutenant. Un vieux bourru qui savait cogner et surtout qui avait le sens de l'honneur. C'était le genre de chose que Jo aimait bien. Puis, ce type avait quelque chose qui lui rappelait Gregor. Pour seule réponse, l'officier de la sécurité se contenta d'un léger sourire. Oui, le sergent avait parlé de sa "protégée" avec elle histoire d'avoir l'avis d'une femme sur la question et surtout savoir comment aborder les choses. C'était un vieux garçon bourré d'habitude qui devait ouvrir son monde, sa vie à une demoiselle. C'était pas chose facile. Le groupe s'étoffa avec l'arrivée de diverse personne dont un "noble" qui ne goûta guère à la petite pique de la belle rousse. L'air pincé du type se fit plus sévère, si cela était possible, mais le lieutenant O'Neill ne s'en soucia pas. Elle n'avait pas spécialement menti en disant qu'elle était duchesse du Bronx. Même si ce titre de noblesse n'existait pas, elle avait fait parti du fameux gang des "Ducs du Bronx", elle avait donc bien était une duchesse quelque part. Qu'importe en fait, cela l'amusait de titiller l'homme si fier de son titre qui ne voulait rien dire ici. Après quelques mots échangés avec la baron qu'elle semblait plutôt bien connaître, le jeune Camille fila en laissant la petite Bethany à la charge de l'agent de sécurité et du mécanicien. En effet peu de temps après le départ de l'adolescente, le baron l'imita afin de ne pas devoir supporter la plèbe ou quelque chose dans le genre. Dans tous les cas, Jo n'en avait cure des raisons du départ de cet homme. Dommage pour lui s'il n'avait pas un minimum d'humour et/ou d'autodérision, mais cela n'allait pas changer la vie de la jeune rousse. Elle regarda le dénommé Gael discuter un peu avec la jeune fille dont ils avaient la garde. Un  léger sourire passa sur les lèvres de Jo avant qu'elle ne parle un peu à la gamine.

- Josephine O'Neill: Est-ce que tout va bien pour toi ? Tu veux quelques choses à boire ou à manger ? N'hésite pas à demander. Puis si tu veux, on ira danser un peu plus tard quand la musique s'y prêtera plus.

A l'idée de pouvoir se trémousser ultérieurement, la visage de la gamine s'illumina. Elle avait bien du mal à tenir en place. Par sécurité à cause de la foule présente, Josephine attrapa la main de Bethany et prit la direction du buffet.

- Josephine O'Neill: Si cela vous dis, vous pouvez venir.

Elle s'adressait à Gael et la photographe en herbe qui était restée plutôt silencieuse comme si le Baron lui avait un peu coupé les ailes. Se rapprocher buffet allait permettre de garder plus facilement un œil sur la petite Bethany tout en joignant l'utile à l'agréable. De plus, de là elle pourrait aussi avoir une meilleure vue d'ensemble de la pièce. Certes, elle n'était pas en service, mais Jo n'en restait pas pas moins un agent de sécurité.
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