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Comme un secret à garder [Libre]

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Gael Cambeiro
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Mer 19 Juil - 3:19
Comme un secret à garder
On avait dit deux verres, pas plus ; te voilà avec trois – voire plus – dans le ventre. C’était une promesse que tu t’étais faite juste pour t’aider à réduire ta consommation qui commençait à devenir bien trop excessive ces derniers temps. La raison ? Toi-même tu n’en as aucune idée. Tu sors du Private dans un état bien différent de quand tu es rentré. Quelque chose t’a piqué, et tu t’es laissé aller. À te regarder, tu fais bien pitié, et pourtant tu te dis n’avoir presque rien bu. Il fut un temps où c’était encore pire.

Tu as le regard qui fuit, tu titubes à moitié, tu essayes de marcher droit, sans grand succès. Tu es parti car tu ne voulais pas que cela empire. Il n’y a peut-être rien de pire dans le coin qu’un Gael bourré, si ce n’est un agent de la sécurité qui arrive et qui te propose de te raccompagner à ta cabine. Tu t’arrêtes un instant, histoire de contempler l’endroit où tu te trouves ; rien de bien spécial, mais tout d’un coup, ça a l’air beaucoup plus beau à tes yeux. Tu prends même le temps de t’asseoir, tu croises les bras, et tu fermes les yeux.

Il va te falloir du temps pour décuver, ça c’est sûr. Tu espères juste qu’une urgence ne t’arrive pas au coin de la gueule, car tu seras tout bonnement incapable de réparer toute faille dans ton état. Lorsque tu rouvres les yeux, t’as vraiment l’impression de voir un tout autre monde ; comme si quelqu’un avait mis quelque chose dans un de tes verres, et rien de bon. Et pourtant, il ne t’est rien arrivé de mal, c’est toi qui t’es détruit comme ça.

Tu te redresses enfin, tu pars, tu penses immédiatement à rentrer dans ta cabine tout seul en espérant que tu ne tombes pas à dix mètres de ton objectif. Ce serait bien dommage de passer du temps sur ce sol jusqu’à ce que quelqu’un ou ton coloc vienne te chercher. Bien évidemment, tu ne marches pas droit, et tu oublies complètement de descendre d’un niveau. Tu crois être au bon, alors tu te diriges vers les cabines naturellement. Mais tu te perds, tu fais des détours, et tu fais semblant de gérer la situation ; personne ou presque ne t’a déjà vu dans cet état, et le pire dans tout ça, c’est que tu ne te souviendras de rien.

Tu bouscules une ou deux personnes avant de disparaître de leur champ de vue. Et tu arrives enfin devant une porte, tu plisses les yeux, tu ne sais pas si c’est la bonne, mais après réflexion, tu te persuades que c’est elle. Alors tu commences par tenter d’entrer normalement, et bien évidemment, ça ne fonctionne pas. Tu restes patient une fois, deux fois, et la troisième fois, un coup de pied part. Tu ne cherches même pas à comprendre, cette porte est la bonne, un point c’est tout.

La frustration te gagne, tu commences à improviser une tentative foireuse : forcer la porte. Tu ne t’appliques pas, c’est à peine si tu arrives à faire ce que tu as en tête. Puis un énième coup part, tu fais le fier alors que tu devrais plutôt fuir pour avoir attiré l’attention. Tes poings se serrent tandis que un nouveau coup de pied te démange fortement. Depuis tout à l’heure, tu marmonnes des choses horribles, des mensonges mais aussi une part de vérité, car tu n’es vraiment honnête qu’après avoir bu quelques verres.

Mais tu as besoin d’évacuer.
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Yann Martel
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Lun 24 Juil - 17:02
Yann avala une gorgée de café en lâchant un bref soupir. Le regard rivé sur l’écran de son ordinateur, il consultait l’avalanche de messages s’étant glissés à travers son filtre anti-spam. Des crédits à récupérer auprès d’un riche héritier, la solution miracle censée vous apprendre à dessiner en une semaine, des promotions pour des un magasin de sport et même une demande en mariage provenant de la Terre. Comment tous ces mails avaient atterris dans sa boite demeurait un mystère. Yann utilisait toujours avec parcimonie son adresse personnelle et avait même recours à deux ou trois adresses poubelles pour la bonne mesure, mais il fallait croire que même dans l’espace le phishing demeurait une pratique courante. En deux clics, il envoya tous les messages dans la corbeille et se concentra sur ceux, nettement moins nombreux, qui nécessitaient qu’il s’y penche sérieusement. Il répondit aux plus urgents, se laissa un mémo virtuel pour ceux qui pouvaient attendre mais qui ne devaient pas être oubliés, puis quitta son bureau.

Aujourd’hui, jour de relâche, il avait décidé de trainer chez lui au lieu de courir après telle ou telle activité pour s’occuper. Personne dans sa liste de contact n’était disponible pour sortir, il avait terminé sa séance de sport quotidienne dans la matinée et n’avait aucune tâche plus urgente que celle de profiter d’un peu de calme avant de reprendre le travail. Il déposa sa tasse vide dans le lave-vaisselle et se dirigea vers sa chambre. Sur sa table de chevet reposait un très vieux classique de théâtre qu’il avait laissé en plan ces-derniers temps, aussi estima-t-il l’occasion idéale pour s’y remettre. A peine avait-il parcouru en diagonale ce qu’il avait déjà lu pour se remettre dans le bain que la porte de sa cabine remua. Puis un coup. Yann reposa son livre et s’approcha lentement, les oreilles en alerte. Peut-être quelqu’un cherchait-il à forcer l’entrée. Le mouvement derrière se fit pressant, la porte trembla plus fort et un nouveau coup partit.

Yann décida d’ouvrir subitement sa porte pour surprendre un éventuel voleur. Devant lui, un gaillard à la peau mate qui maugréait en direction de ses pieds. A en juger par l’odeur et son tangage permanent, il était soit très fatigué, soit sous l’emprise d’une quelconque substance. Yann tenta de capter son visage mais n’y parvint pas. Alors, il eut recours à sa voix.

-Bonjour… ? Je crois que vous vous êtes trompé d’endroit… Vous allez bien ?
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Gael Cambeiro
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Dim 30 Juil - 3:30
Comme un secret à garder
Tu insistes encore alors que, au fond de toi, tu as conscience que ce n’est pas ta cabine. Mais tu es bien trop fier – et trop bourré – pour l’admettre alors tu continues en vain. Parfois, tu jettes des regards aux alentours, ça n’a l’air de choquer personne et toi-même tu trouves cela très étrange. Attirer l’attention était un peu ton principal objectif et voir que l’on ignore un pauvre malade un peu trop éméché te donne envie de hurler.

Alors que tu t’apprêtes à continuer tes assauts, quelqu’un ouvre la porte brusquement et tu cesses tout mouvement sous la surprise ; le coup a failli partir tout droit dans la face d’un innocent, tu as réussi à t’arrêter juste avant. Le poing est levé, mais le coup n’a pas atteint ta cible puisqu’elle a disparu devant tes yeux. Tu les plisses un instant, le temps de comprendre ce qu’il se passe, et tu préfères reculer un peu.

L’homme se met à parler, tu fais semblant de ne pas avoir écouté alors qu’en réalité tu as très bien entendu. Tu le regardes enfin droit dans les yeux avant de pencher la tête, ça a l’air de te perturber et tu finis par complètement oublier la raison de ta venue : cette cabine, c’est la tienne. Il n’y a pas de doutes là-dessus.

« Vous êtes pas mon coloc, il lui est arrivé quoi à mon coloc ? C’est ma cabine, pas la vôtre, vous foutez quoi ici ? »

Tu te remets ensuite à marmonner dans ta barbe quasi inexistante ; tu vas passer pour un vrai con mais tu auras oublié toute cette soirée le lendemain en te réveillant – espérons-le – dans ta cabine… Ou alors juste devant. Peu à peu, ton expression change pour laisser place à un semblant de colère. Tu ne parleras pas avec les poings mais tu commences sérieusement à flipper.

« Vous avez pris quoi dans ma cabine ? Y’a rien d’intéressant putain, et puis vous êtes qui ? »

Tu t’approches de lui rapidement, tu souhaites réellement entrer là-dedans, te poser dans le lit et t’endormir pour regretter tes actes le lendemain. L’ivresse te change complètement et tu le sais mais pas quand tu es dans cet état.

« Laissez-moi entrer je veux parler à mon coloc. Et puis si il est pas là, bah, il va bien finir par revenir… »

Pas facile de te faire changer d’avis, tu pousses sans même t’excuser l’homme face à toi et tu grognes. À chaque fois, tu te dis que tu t’arrêteras à deux verres, mais ça finit parfois comme ça quand tu succombes à l’envie d’oublier la routine. Mais ce n’est pas vraiment la meilleure chose à faire quand tu as des secrets à ne jamais dévoiler. Une fois à l’intérieur de la cabine, tu observes la pièce, et ça n’a pas l’air de te choquer plus que ça que ce ne soit pas du tout la même chose que dans la tienne. Tu es complètement dans un autre monde.

« Vous avez changé la déco ? Sans me demander mon avis ? Merde… Remettez tout comme avant ! »
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Yann Martel
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Ven 4 Aoû - 19:43
-Quoi ? Non je…

L’inconnu lui rentra dedans sans ménagement et termina sa démarche houleuse en se plantant à l’intérieur de sa cabine. Yann laissa filtrer le souffle qu’il n’avait pas eu le temps de transformer en phrase complète alors qu’un passant jetait un œil distrait à la scène. De son point de vue, rien d’anormal, si ce n’était un homme devant sa porte d’entrée en train de compter les secondes pour une raison qui ne concernait que lui. Il se décida finalement lorsque l’autre se plaignit de l’arrangement interne de la cabine. L’entrée à nouveau close, Yann lui passa devant en pointant la maquette d’un bateau enfermée dans une bouteille.

-En fait j’ai pensé qu’une petite touche personnelle serait la bienvenue comparée à l’assiette terne qu’ils avaient mise là avant que j’emménage.

Un souvenir de la Terre en vérité. La passion de son père lorsqu’il parvenait à se dégager un peu de temps libre ou le soir après une dispute un peu trop houleuse. Celui-ci était une réplique d’un petit bateau de pêche bleu et rouge qui n’était même pas terminé. Le paternel avait refusé de continuer la maquette embarquée à la va-vite. Pas parce qu’il lui manquait le matériel - c’était le genre de choses qu’on trouvait aisément dans le commerce - mais pour la symbolique qui était associé au geste. L’inachevé de ce qu’ils laissaient derrière. Yann l’avait récupérée un jour et depuis elle avait remplacé la décoration impersonnelle laissée lors de son emménagement.

Après avoir déplacé la maquette d’un centimètre à peine sur la droite il contempla l’homme face à lui. S’il ne transpirait pas totalement l’alcool, il présentait la palette de signes typiques de ceux qui avaient eu le coude un peu trop souple. Il tenait à peine droit sur ses jambes, avait le regard fuyant et la tête lourde. Un gros morceau d’homme imbibé de liqueur. A moins de le forcer à quitter la cabine, il ne bougerait pas, il l’avait bien fait comprendre. Avant d’en venir à appeler la sécurité, Yann opta pour une autre approche.

-Écoutez vous avez visiblement trop bu. Qu’est-ce que vous dites de vous poser un peu le temps que j’appelle quelqu’un pour venir vous chercher ? Votre colocataire a peut-être un numéro de téléphone ?

En parlant, il s’était dirigé vers la cuisine pour préparer un verre d’eau avec deux gouttes d’électrolytes liquides. Il le tendit à l’homme en tentant de capter son regard.

-Pour la gueule de bois.
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Gael Cambeiro
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Lun 14 Aoû - 1:48
Comme un secret à garder
La gorge sèche, tu continues d’observer la pièce sans vraiment te gêner plus que ça, car tu n’as toujours pas percuté que ce n’est pas chez toi mais chez un pauvre innocent. Tu n’as pas conscience que ton attitude peut être déplacée et que cela pourrait mal finir si tu continues ainsi. Tu viens t’asseoir où tu peux sans même regarder la personne qui se retrouve avec un invité assez spécial, trop occupé à plisser les yeux et à essayer de comprendre quoi se trouvait où. Ces putains de cabines se ressemblent toutes alors ce n’est que plus perturbant lorsque tu te trompes.

Tes yeux viennent alors se poser sur cette maquette, elle est magnifique, et tu as bien envie d’y jeter un coup d’œil de plus près. Alors tu te relèves et tu te diriges vers elle, tu touches la bouteille avec une étrange douceur vu ton état. Tu plisses à nouveau les yeux, essayant de comprendre pourquoi elle s’est retrouvée là-dedans et surtout comment ; ces maquettes ont toujours été un mystère pour toi, et le seront sûrement toute ta vie. L’homme se remet alors à parler et tu tournes la tête vers lui sans réellement le regarder.

« C’est de la merde. »

En réalité, tu voulais dire tout autre chose, approuver cette idée de personnaliser l’intérieur, mais c’est sorti tout seul. Tu ne cherches pas à te rattraper, tu hausses les épaules, tu mets la bouteille au niveau de tes yeux, et tu regardes chaque détail. C’est vraiment… Fascinant. Et ce serait fort dommage pour toi de la casser, heureusement qu’il te reste encore assez de lucidité pour le comprendre. Tu es capable de tout dans cet état, mais pour une fois, tu fais attention. Et la bouteille est vite replacée au même endroit et sans dégâts, quel exploit.

Tu n’as pas vraiment l’air d’apprécier qu’on te dise que tu as trop bu. Tu te retournes brusquement, les sourcils froncés, tu commences à jouer la victime alors que ça ne marche pas du tout, tu fais semblant d’être complètement dépité, puis tu hoches la tête avant d’aller te jeter dans le lit sans même te gêner. Tu soupires alors longuement, levant les yeux vers le plafond, le trouvant bien plus intéressant que d’habitude.

« Je n’ai pas "trop bu", j’ai juste oublié de me surveiller. Et puis y’a pas besoin d’appeler quelqu’un puisque c’est chez moi ici… »

Tu commences enfin à sérieusement réfléchir sur ce que tu fous ici. Au final, s’il est là, ce n’est peut-être pas pour rien, et ça expliquerait pourquoi tu n’arrivais pas à ouvrir cette foutue porte. Tu marques une pause et tu te redresses enfin pour pouvoir prendre le verre et le remercier d’un simple grognement.

« Mon colloc et moi on est un peu en froid en ce moment. Il me les brise. Si je l’appelle ça va mal finir. »

Tu regardes ensuite le verre un long moment, songeur, avant de finalement le boire d’une traite ; ça n’a pas le goût que tu espérais mais tant pis. Tu grimaces même et tu serres le verre entre tes doigts avant de te redresser et de faire le tour de la cabine nerveusement.

« En fait, si je rentre, il va me buter… Oh merde. »

Ce que tu as fait ? Tu as oublié. Mais au final, as-tu vraiment envie de revenir dans ta cabine ? Tu te retournes vers l’homme un peu paniqué, tu t’arrêtes enfin et tu déposes le verre où tu le peux avant de te tourner dans tous les sens, sourcils froncés.

« Il est complètement timbré mon colloc ! Si ça se trouve, il sait que je suis là et il attend que je sorte pour me casser la gueule… Quel connard celui-là. »

Plus rien n’a de sens pour toi et tu dois avoir l’air plus fou qu’autre chose.

« Je suis désolé. Je suis pas comme ça normalement, hein ! Mais j’ai peur ! Je crois que j’ai fait une bêtise, mais j’sais plus quand. »

Et tu en as commis une autre en venant faire chier ce pauvre homme qui n’a rien demandé.
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Yann Martel
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Jeu 17 Aoû - 17:38

Yann serra les dents en voyant l’inconnu s’écraser sur son lit. Qu’il se permette d’entrer dans sa cabine sans y être invité était une chose, qu’il commence à prendre ses aises comme s’il était chez lui en était une autre.

-Bon, très bien. Vous n’avez pas trop bu, c’est évident.

Il se posa lourdement sur la chaise de son bureau, l’arête du nez pincée entre l’index et le pouce. Toutes les chances de voir l’intrus partir de lui-même venaient de s’envoler dès l’instant où il avait refusé de contacter son colocataire pour des raisons qui lui étaient propres. Maintenant, il commençait très légèrement à l'irriter à déranger ce qu'il aimait voir être soigneusement aménagé d'une certaine façon. Et pas question pour lui d’en venir aux mains. Au lieu de ça, Yann laissa glisser sa main vers son portable, les doigts déjà prêts à composer le numéro de la sécurité. Ce qui retint son geste fut la soudaine agitation qui s’était emparée de l’inconnu. Il marmonnait quelque chose à propos de son colocataire en patinant le sol de ses chaussures sales. Yann ouvrit la bouche mais l’autre le devança.

-D’accord, d’accord, on se calme. Je vais vérifier si ça peut vous rassurer.

Derrière la porte désormais ouverte de la cabine, rien qu’une allée fréquentée par quelques gens de passage. Comme d’ordinaire, de rares regards de biais mais aucune personne qui attendait au détour de l’embrasure pour refaire le portrait de l’inconnu.

-Voilà. Personne. Rien du tout.

Avec un long soupir, Yann se plaça à nouveau devant son interlocuteur, les bras croisés.

-Pour commencer respirez un bon coup. Vous allez finir par faire une syncope si ça continue. Expliquez-moi tranquillement de quoi il retourne avec votre colocataire. Je pourrais peut-être vous aider à résoudre le problème.

C’était encore à voir, mais tant qu’il n’en saurait pas plus, Yann jugea préférable de mettre en pause toute action visant à faire partir l’inconnu. Dans cet état, autant directement le déposer dans une cellule de dégrisement.
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Gael Cambeiro
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Jeu 21 Sep - 17:49
Spoiler:
 

Comme un secret à garder
Tu te grattes la tête avant de soupirer, tu commences à t’impatienter car tu as hâte que le médicament fasse effet. Et peu à peu, tu commences à reprendre tes esprits, sans pour autant tilter que tu n’es toujours pas dans ta cabine. Quelque chose cloche, oui, ça tu l’as remarqué depuis le début, mais quoi, tu n’en sais rien. Tu continues de t’agiter un moment avant de finalement retourner te poser, les mains jointes et les avant-bras posés contre tes cuisses.

Le temps que l’individu vérifie si il n’y a personne, tu as eu le temps de remettre plus ou moins tes idées en place. Ce n’est pas encore ça, mais ça devrait suffire à te calmer. Tout à coup, tu as l’air plus disponible pour parler, et surtout pour éviter de déblatérer contre ton coloc qui n’a rien fait. Tu passes une main sur ton visage tout en inspirant longuement, réalisant peu à peu l’enfer que tu fais vivre à cette pauvre personne, mais trop fier pour t’excuser franchement.

« Je… je ne sais pas. Vraiment pas… »

Au final, tu as beau t’être disputé avec lui, tu sais qu’il ne sera jamais assez idiot pour oser déclencher une "guerre" entre lui et toi. Tu te grattes alors l’arrière te la tête, le regard toujours aussi fuyant, au final tu n’es peut-être pas encore apte à avoir une conversation sensée.

« L’autre jour, on s’est disputés, mais pas n’importe quelle dispute, c’était un truc de dingue. Et du coup j’ai peur qu’il m’en veuille. »

Tu pourrais te lever et partir après t’être forcé à t’excuser, mais tu ne sais pas si tu es capable de retourner à ta cabine sans risquer de défoncer la porte d’une autre chambre. Tu relèves enfin les yeux vers lui, un sourire gêné au coin des lèvres.

« Je vais vous embêter encore un moment, mais je peux rester ici ? Le temps de… Décuver… J’ai peur de tomber raide pendant le chemin du retour. »

L’alcool est très mauvais pour toi, et pourtant, tu continues d’insister et de boire à ne plus en pouvoir de temps en temps. Et à chaque lendemain, tu regrettes amèrement de l’avoir fait, tu te promets de ne plus le faire et finalement tu réitères. Un véritable cercle vicieux. Tu fais des petits yeux brillants au propriétaire de la cabine pour qu’il accepte, mais de toute façon, tu comptes imposer ta présence encore un moment ici.

« Sinon, que faites-vous dans la vie ? »

Tu changes de sujet immédiatement pour éviter d’avoir à débattre encore longtemps sur la raison de ton arrivée ici. Au pire, s’il ne peut plus te supporter une seconde de plus, il te pousse hors de chez lui, et ça devrait bien se passer… Plus ou moins.
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