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Vie à bas-bord (Javor/Lorna]

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Messages : 8
Date d'inscription : 10/03/2018
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Lorna Morigan
Niv 1 : civil
Sam 7 Avr - 0:02
Comme cela lui arrivait souvent lorsqu'elle rencontrait des difficultés, la Morigan pestait, injuriant un pauvre ordinateur qui ne lui avait rien fait à part refuser de marcher comme elle voulait. Si elle avait eu entre les mains l'idiot qui l'avait balancé contre le mur, elle lui aurait bien enfilé par un chemin qui ne sent pas bon la noisette un forceps, à sec pour bien lui faire payer le calvaire qu'elle avait récolté. Et dire que sa cliente avait insisté pour qu'elle récupère le remette en état, refusant de se contenter d'une récupération des données et que Lorna avait accepté... Une merveilleuse idée, il ne manquait qu'un idiot pour la déranger et elle se retrouverait en retard dans son boulot, et dieu sait qu'elle en avait qui attendait !

Il est parfois étrange de voir à quel point penser à un malheur le pousse à se réaliser. A peine avait-elle imaginé qu'on l’interromprait qu'une sonnerie se mit à retentir dans la boutique, beuglant les premières notes de Can't let you go de Rainbow, un vieux groupe de rock de la Terre qu'elle appréciait. Lorna décrocha, lâchant un "Lorna Morigan, vous êtes bien au Fer ailleurs. Que puis-je pour vous?" un peu sec ; ce n'était pas le bon moment de venir lui faire des réclamations ou lui rappeler qu'elle avait trois jours de retard sur certaines commandes. Pour autant c'est la voix d'une femme qui lui répondit, elle avait un accent mais rien d'incompréhensible.

"Bonjour. Je suis Charlize. Je suis l'assistance de Monsieur Javor Eminya."

Javor Eminya ? le nom n'était pas inconnue de la jeune femme. Elle l'avait déjà entendu quelque part mais elle ne se souvenait plus vraiment où alors, pianotant sur sa tablette, elle tapa rapidement le nom sur l'internet, tout en répondant.

"Je vois oui. Que puis-je pour vous ?"
dit-elle en jetant un œil sur le résultat, esquissant une grimace en voyant apparaître la tête du chroniqueur et son travail. C'était bien un de ces types qui parlait politique dans les médias. Que pouvez donc lui vouloir un journaliste, un de ces types qui n'avaient aucune différence avec un yaourt : leur date de péremption est courte. Sortie de l'école, ils pensent révolutionner le monde mais après quelques mois ils se plient à l'opinion majoritaire.

"Monsieur Eminya souhaiterait vous poser quelques questions dans le cadre d'une prochaine émission sur la vie des habitants du Vidar."


Et voilà ! Il fallait qu'elle tombe sur un type qui s'invite dans votre vie, cherche à savoir ce qui ne le regarde pas pour faire péter l'audimat. Lorna se demanda si elle n'avait pas un don pour attirer les ennuis et avait fortement envie de couper court à la commission mais elle n'avait pas envie de paraître impoli et puis, mine de rien, le bougre devait avoir de l'audience et si son nom passait, avec celui de sa boutique, cela voulait bien dire plus de clients ? Alors, pour cette raison purement intéressée, elle choisit de lui laisser une chance.

"Quelles genres de questions ? Travail, famille, problèmes rencontrées ?

"Ce serait ce genre de question. Vous acceptez ?"
l'assistance, Charlize, avait la voix pleine d'espoir. Sans doute, pensa Lorna, d'autres avant elle l'avait envoyé bouler et, poussant un soupir discret, elle répondit le plus aimablement possible.

"C'est possible.

"Quand pourriez-vous le rencontrer ?

"Donnez moi un lieu, une date et une heure. Je m'arrangerai.

"Après demain, au Ciel Ouvert ? Vers Quinze heure"
proposa Charlize après quelques secondes. La réparatrice avait entendu parler du Ciel Ouvert. Ce n'était pas un lieu qu'elle avait fréquenté depuis qu'elle avait fréquenté depuis qu'elle avait neuf ou dix ans, alors qu'elle était encore en bons termes avec son père. Elle n'y était jamais revenue, n'ayant pas les moyens de se l'offrir. Mais si c'était offert par la maison, elle avait encore moins de raison de refuser. Pour autant elle ne demanda même pas Javor prenait l'addition pour lui ou si elle payait sa part, tellement elle était certaine qu'il le ferait.

"J'y serais. Merci." répondit Lorna, haussant les épaules lorsque ses yeux se posèrent sur l'une des fameuses commandes en retard. Elle allait trimer comme une dingue jusqu'au jour J et le reste, s'il y avait reste, attendrait.

"Merci à vous Madame Morigan ! Bonne journée !

"C'est mademoiselle, Madame attendra !"
répondit Lorna, plus amusée qu'autre chose, sachant le combat pour ce genre de chose aussi vain que demander à un culturiste de ne pas parler des poids qu'il soulève chaque jour à la salle puis elle termina la conversation en disant "Mais ce n'est pas grave, je chipote. Bonne journée !".

La veille de son rendez vous, Mlle Morigan travailla tard, terminant de réparer une dernière commande, se couchant alors que, sur Terre, la Lune se serait trouvé haut dans le ciel et partit se coucher, oubliant de mettre le réveil. C'est ainsi que, le lendemain, elle se réveilla vers onze heure, la tête dans le potage, oubliant totalement qu'elle avait rendez-vous avec le chroniqueur à 15h. Elle s'habilla comme chaque matin, enfilant une tenue de travail confortable et inélégante au possible, se rendit à sa boutique et accueillit les clients venus récupérer leurs biens, la régler ou lui apporter des appareils à réparer, partit vers midi réparer chez un habitué un problème régulier de climatisation, rentrant à sa boutique à 13h43 pour manger un morceau et s'apprêta à se rendre dans son atelier quand son agenda lui rappela son rendez-vous. A peine eut-elle posée les yeux dessus que Lorna lâcha un "Merde !", ferma la boutique et courut jusqu'à son appartement en répétant entre ses dents "Merde merde merde !". Elle allait encore être à la bourre si elle se bougeait pas le fondement ! Quarante minutes plus tard, elle courrait dans les coursives, évitant les passants qui la regardait passer en protestant, emprunta les transports pour gagner du temps, réajustant son chemisier vert pomme, le rentrant dans son pantalon beige puis elle glissa les mains dans les poches de sa veste rock en faux cuir brun qu'elle n'avait pas fermée, vérifiant qu'elle n'avait pas oubliée son téléphone. Lorsque la navette ralentit, elle se jeta vers les portes, n'attendant pas l'arrêt pour se tenir prêt à bondir dehors et partit à fond de train à travers le troisième niveau et trouver l'enseigne du salon de thé. Les portes coulissèrent, lentement, trop lentement pour la jeune femme et dès qu'elle fut dehors, elle eut vraiment l'impression de ne pas être à sa place. Mais elle avait donnée sa parole, elle ne pouvait plus se défausser alors elle reprit sa course, atteignant le Ciel Ouvert à 15h10 selon sa montre. Elle avait du retard mais pas trop encore. Ainsi elle entra à l'intérieur, cherchant des yeux Javor qu'elle ne vit nulle part aussi elle harangua aimablement un serveur, lui demandant s'il était déjà arrivé mais non, elle n'était pas la seule en retard. Aussi, Lorna décida-t-elle de l'attendre à une table, en prenant un thé aux fruits rouges, le buvant lentement, tant pour faire durer le plaisir que pour ne pas avoir le sentiment d'attendre trop longtemps.
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