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Montez à bord du vaisseau et partez à la recherche d'un nouveau foyer pour l'Humanité.
 
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event 2 - Parlons

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Kerwan Walsh
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Sam 17 Mar - 14:00
C'est un autre jeune qui répond. Il m'accuse d'insuffler la peur et la haine, comme si j'étais un politicien ou un nazi. Snif snif. C'est à deux doigts de si il allait dire "j'entends encore le bruit des bottes". Et comme d'hab, il n'est pas étonnant de deviner l'âge de la jeune gomme : À peine quelques rides, pas un cheveu blanc sur son crâne. Il a dû connaître la terre en tant que môme aux bras de sa mère. Il a jamais dû connaître la peine de grandir et de voir la dure réalité du monde. J'en ai le cœur qui bat à fond, et je reste là bouche bée, impressionné qu'autant de jeunes se sentent aussi sûrs et imbus d'eux-même face au danger qui nous menace. Comment est-ce qu'on peut être autant éloigné des réalités ?

- "Une couverture médiatique" ?! Parce que vous... Vous croyez que les gens qui ont des idéaux, ils font ça uniquement pour se faire photographier et qu'on parle d'eux ?!


Quand je vous disais que le Vidar c'était un supermarché géant je déconnais à peine. Je suppose que c'est normal pour quelqu'un qui passe sa vie rivé sur un téléphone portable à envoyer des photos de sa bouffe et de ce qu'il est en train de faire au boulot c'est illogique de penser qu'un homme qui pense que l'Humanité entière est condamnée par Dieu et ne devrait pas avoir le droit de fuir à sa Punition méritée voudrait détruire un vaisseau Vidar, sans se soucier des médias ou de sa publicité, rien que lui face à une Force si puissante qu'aucune création humaine ne peut le satisfaire. Ou alors, des militants écologistes, égalitaristes, ou millénaristes, qui pensent eux aussi à la fatalité de l'Humanité, ou au fait que seules des élites aient eu le droit de pouvoir s'échapper en laissant à leur sort des milliards de personnes qui souffrent, parce que c'est pas quelques dizaines de milliers de tirés au sort qui gomment l'inégalité énorme que des grands militaires ou chefs d'entreprises sont tranquilles à continuer de manger dans de beaux restaurants alors même qu'en ce moment même, où nous parlons, y a des gens qui crèvent la gueule ouverte sur Terre.
En fait je me demande même si ces jeunes ont un attachement quelconque à la Terre. Non je pense pas. Ou alors de façon trop idéalisée.

- Vous pensez que c'est impossible que quelqu'un veuille empêcher des gens privilégiés d'échapper au sort de milliards de personnes qu'on a abandonnés derrière nous, qu'on a abandonné sur la seule planète que l'Humanité aie connue, et que l'Humanité a volontairement ruinée et anéantie ? Qu'il le fasse au nom de Dieu, au nom de la Nature, au nom de la Justice, d'idéaux qui transcendent la moindre récompense humaine ?

Je dis ça avec le ton le plus léger que j'aie jamais prononcé vu les mots qui sortent de mon gosier. Y a aucune colère dans ma voix. Juste une profonde stupéfaction.
Si c'est ce genre de comportements qui étaient censés être nés de la mini-société de consommation inventée sur le Vidar, ça a réussi.
Je prend une profonde inspiration, et ma voix se fait plus grave et plus dure, redevenant celle d'un vieux grizzli maladif et affamé du Canada.

- Nous ne savons rien de ces gens et je suis impressionné que vous essayiez autant de les dédouaner sur la seule excuse du temps ; Un homme déterminé peut agir quand il veut, et surtout, quand il le peut.
Essayons déjà de trouver ces clandestins afin de savoir qui ils sont, comment ils sont entrés, qui les a laissés entrés, et dans quel but.


Et je pointe mon doigt vers Orion. Et la dernière phrase je la raille beaucoup plus forte encore.

- Mais ça risque d'être compliqué, si nos équipes de sécurité ont déjà des sympathies pour eux !
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Lorna Morigan
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Sam 17 Mar - 15:16
A peine avait-elle rendu le micro et retrouver le confort tout relatif de sa chaise que la jeune femme entendit les réponses à sa question. Ce fut d'abord le rouquin qu'elle avait remarqué en arrivant, Orion et qui se trouvait être un agent de sécurité dont la profession était aussi nécessaire que détestable mais, malgré ses déboires passées, elle n'avait rien contre lui, même s'il était possible qu'elle l'ait un jour croisé au poste voire qu'il ait eu à traiter son cas. Quoi qu'il en était, il venait de marquer un bon point en l'appelant « charmante dame », ce qu'on ne lui disait que rarement à cause de son caractère assez particulier, pour ne pas dire souvent insupportable. Et puis sa réponse montrait qu'il savait se montrer réfléchi, raisonnable. Comme il le disait les motivations qui ont conduit les passagers réguliers à monter à bord du Vidar, à abandonner une Terre devenue inhospitalière, n'étaient pas nécessairement différentes de celles des clandestins et d'ailleurs qui disaient que les clandestins étaient les plus mal intentionnés ? Qui pouvait garantir que des terroristes, des criminels du plus bas étage ne furent pas inscrits sur les listes ? Les sélections effectuées n'étaient rien d'autres que des tests, des vérifications faillibles comme les personnes chargées de les effectuer. Lorsqu'il évoqua la possibilité, la nécessité de laisser les représentants élus prendre une décision éclairée sur le sort des clandestins, même si elle éprouvait des doutes quant à la capacité des dirigeants à prendre une décision vraiment adaptée, elle ne pouvait qu'être d'accord sur la nécessité de ne pas laisser la décision à une foule agitée, furieuse, effrayée qui se livrerait à des exactions néfastes pour tous.

Lorna se serait bien contenter d'acquiescer silencieusement à la réponse d'Orion et attendre un éventuel complément de la direction mais il avait fallu que l'énergumène au rire gras et qui semblait ignorer l'existence de la bonne éducation intervienne, se faisant la voix des craintifs, des pseudos-lucides qui pensaient être les seuls à être conscients du danger, qui sans avoir la moindre information savait mieux que tout le monde. Avec ces gens-là, qu'ils aient vu le vieux monde ou n'aient connu que les fragiles parois qui séparaient du vide les habitants du Vidar, c'était toujours la même chose : ils ont peur de ce qu'ils ignorent, de ce qu'ils ne comprennent pas.

« Vous qui parlez, qui êtes si peu inquiets à l'existence de clandestins sur ce vaisseau, il n'est pas étonnant que vous ayez tous l'air si jeunes ! Vous n'avez pas connu la Terre, peut être que vous feriez bien d'étudier le monde qu'on a laissé derrière nous ! » qu'il disait et Lorna se sentit presque insulté car même si elle n'avait jamais accorder beaucoup d'égard au passé, se distinguant sur ce point sur son demi-frère, Ash Millenia, dont elle n'avait pas eu de nouvelles depuis des lustres et qui s'était toujours montré sous le jour du bonne élève au point qu'elle s'était toujours demandé s'il n'était pas un monstre, elle savait très bien à quoi ressembler la Terre. Et l'homme, le vieux grincheux cynique, car c'était ce qu'il était pour elle, continuait sur le même ton :

« Parce qu'il y en avait, des hommes sur Terre, qui étaient experts dans le fait de se faire sauter. Et de faire sauter des gens avec eux. Les idéologies ça on n'en manquait pas. 35 clandestins, inconnus, dont on ne sait absolument rien, entrés le jour avant le décollage par une attaque informatique. Pourquoi pas plus ? Pourquoi pas moins ? À moins d'être tous diagnostiqués suicidaires, je ne comprend pas comment vous pouvez laisser humainement le bénéfice du doute à de parfaits inconnus ».

Lorna pouvait comprendre que l'on ait peur de l'inconnu, c'était normal. Mais elle ne pouvait accepter la bêtise et le dénommé Walsh semblait être là pour faire étalage d'une bêtise crasse alors, avant que l'homme à qui elle avait rendu le micro n'est le temps de s'éloigner, elle le lui reprit des mains, se levant d'un bond un peu trop vif, le regard furibond, se retenant à grand peine de ne pas céder à l'envie de lui claquer les noix et voir sur qu'elle ton il allait chanter, et elle s’apprêta à lui rétorquer d'un ton légèrement incisif, quelque peu glacial mais alors qu’elle s’apprêtait à ouvrir la bouche, quelqu’un d’autre prit la parole, un homme -Percival- qu’elle se souvenait avoir aperçu travailler à la bibliothèque un jour où elle était venue consulter des livres.

« Je vous prierai de ne pas invoquer l’Histoire pour justifier vos vues étriquées de la situation. ». Son ton était acerbe, enrobé de venin et dit d’une voix puissante, ce qui faisait penser à Lorna que, comme elle, il n’appréciait pas du tout les arguments fallacieux de Walsh. La suite ne faisait que confirmer son impression.

« Vous évoquez des évènements tragiques pour semer la peur et le trouble parmi des gens qui sont venus ici chercher des vraies réponses, et non des élucubrations de bas étages. Vous tentez d’effrayer une foule entière, d’insuffler en eux vos propres doutes et mécontentements, alors que vous êtes vous-mêmes incapables de rationaliser votre raisonnement. Vous parlez d’Histoire, mais ce sont ce genre de manœuvres de manipulations grotesques qui ont toujours précipité la chute de populations. De plus comme comme l’a signalé Mademoiselle Morigan, dont vous semblé avoir consciencieusement ignoré le discours, nous n’avons subi aucune attaque lors des vingt dernières années. Quel kamikaze, dites-moi, se ferait sauter dans un vaisseau flottant au milieu du vide avec vingt ans de retard, alors que toute communication avec notre planète est coupée, et qu’il n’obtiendrait ainsi pas la couverture médiatique dont il a tant besoin ? Faire tant de morts pour aucun bruit ? Aucun terroriste, pas même les groupuscules pourtant déterminés à faire échouer le projet Vidar, n’aurait d’idées aussi stupides. Votre raisonnement est faux, et votre logique bancale. Je vous suggèrerai donc à l’avenir d’éviter de vous servir d’évènements dont vous ne possédez pas une compréhension complète pour essayer de marteler vos idées fermées à tout va. ».

Puis ce fut le tour à Walsh de répondre, ce dernier faisant une fois de plus étalage d’un cynisme, d’un manque d’objectivité agaçant même s’il soulevait des points pertinents. Oui, la couverture médiatique n’était pas nécessaire pour ceux qui désiraient mourir pour leurs idéaux, pour autant il n’était pas logique d’attendre vingt ans pour saborder le Vidar et même a considéré qu’il fallait du temps pour cela vingt ans sans incident était bien trop long. Oui, des fanatiques pouvaient vouloir empêcher ce beau rêve qu’était la conquête des étoiles mais rien ne prouvait que ce soit le cas en l’espèce. Et puis il y avait sa conclusion, tellement dérangeante qu’après un léger soupir Lorna se décida à rétorquer à ce vil fâcheux et défendre Orion qui n’avait fait que se montrer raisonnable quoi qu’un peu idéaliste.

« Nous ne savons rien de ces gens et je suis impressionné que vous essayiez autant de les dédouaner sur la seule excuse du temps ; Un homme déterminé peut agir quand il veut, et surtout, quand il le peut. Essayons déjà de trouver ces clandestins afin de savoir qui ils sont, comment ils sont entrés, qui les a laissés entrés, et dans quel but. » avait dit Kerwan avant de pointer du doigt Orion et de railler plus fortement « Mais ça risque d'être compliqué, si nos équipes de sécurité ont déjà des sympathies pour eux ! », finissant sur une note relativement insultante.

« Vous n’avez pas totalement tords, monsieur... Walsh, j’espère ne pas écorcher votre nom. Mais selon vous, trente-cinq clandestins, dont, en effet, nous ne savons rien, sont nécessairement un danger ? Non, ne répondez pas. Il est évident que c'est le cas. Mais vous êtes-vous déjà demandé si parmi les quelques dix-huit mille montés à bord après une sélection, des contrôles pointus, ne se trouvaient pas, ne se trouvent pas toujours, ces idéalistes dont vous semblez avoir horreur ? Peut-être même des terroristes, des fous furieux attendant le bon moment pour tous faire sauter ? Après tout, comme le dit si bien cet adage que l'on pouvait entendre sur Terre « l'erreur est humaine », ou, si vous préférez sa version latine « errare humanum est ». Dès lors qui ne nous dit pas qu'à l'époque des erreurs ne furent pas commises, que nous ne côtoyons pas un fou furieux embarqué légalement n'attendant que le bon moment pour mettre un terme à notre errance ? » Lorna marqua alors une pause de quelques secondes pour reprendre sa respiration puis, d'une voix plus neutre, elle reprit « Comme vous je suis d'accord pour dire que nous devons rester méfiant de ces 35 clandestins. Ils sont en effet un danger potentiel mais pas moins que 18 500 passagers dans un espace restreint, s'agitant dans une reproduction plus ou moins proche de ce qu'était la vie sur Terre. Il n'y a pas de lumière sans ténèbres, de bien sans mal et il serait naïf de croire que nous sommes tous des êtres angéliques et innocents. Moi-même, je n'ai pas le passé le plus reluisant. A une époque je volais sans scrupule les honnêtes gens, si cela existe vraiment, m'envoyer dans les veines assez de saloperies pour que l'on est juste à lécher mon sang pour être drogué jusqu'aux yeux. Certes c'est un temps révolu mais combien d'autres délinquants, criminels, déjantés continuent d'errer dans les coursives ? Ce n'est pas parce que l'on sait qui ils sont qu'ils ne sont pas dangereux, qu’ils ne vont pas compromettre notre voyage. ». Une fois de plus elle s'interrompit, cette fois pour laisser le temps à ses propos de faire leur petit chemin.


« Ne vous inquiétez pas, je n'en dirais guère plus. Je me contenterai de vous proposer une réponse à votre question : pourquoi 35 ? Pour quoi ce nombre et pas un autre ? Tout simplement parce que les petits écarts n'attirent pas l'attention. Trente-cinq sur dix-huit milles ne se voient pas au premier coup d’œil. S'ils avaient été cent, mille, deux mille, ils n'auraient pu se mêler à nous aussi aisément. Et pourquoi pas moins ? Sans doute pour donner une chance à un maximum de personnes et si 35 était le nombre jugé idéal pour une telle opération alors ce fut 35 clandestins, 35 passagers supplémentaires. L'on peut se demander quelles sont leurs objectifs mais céder à la peur, non. Quitte à vexer certaines personnes, il serait lâche, stupide et indigne de nous que de ne pas laisser le bénéfice du doute à ces parfaits inconnus. Premièrement parce que nous ne savons rien d’eux, vous le dîtes vous-même. Deuxièmement parce que si nous partons du postulat qu'ils sont dangereux nous allons chercher à prouver qu'ils sont dangereux, ignorant ainsi ce qui prouverait le contraire. De même si nous pensions qu'ils sont innocents nous chercherons à prouver leur innocence, en ignorant les signes de leur dangerosité. Dans les deux cas nous ne ferions que chercher à établir la version qui nous arrange, non la vérité. Douter de tout et de tous est la seule manière pour réfléchir intelligemment, non selon nos passions mais nos esprits, notre raison. Enfin, j’ajouterai que prétendre que ce bel agent de sécurité qui a tâché de répondre à ma question n’est ni plus ni moins qu’un fervent défenseur des clandestins n’est pas une preuve d’intelligence de votre part. Après tout il ne fait que dire que ce que je viens de dire : nous ne savons rien et par conséquent nous devons savoir qui ils sont et pourquoi ils sont ici avant de porter un jugement. Cela ne veut pas dire qu’il les soutient, seulement qu’il a réfléchi à toutes leurs motivations possibles. Evidemment je ne suis peut-être pour vous qu’une jeune idiote ne sachant rien de la Terre, je ne suis pour autant pas une idéaliste, encore moins assez stupide pour me voiler la face en croyant que les clandestins soient nécessairement des malheureux ayant cherché refuge à bord. Sur ce point je ne me voile pas la face, ce que vous semblez faire en les présentant comme un danger certain et irrémédiable. Merci et navré pour un si long discours. »
termina Lorna en rendant le micro, encore agacée par ce qu'elle venait d'entendre.

Résumé en quelques mots:
 
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David Sharon
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Sam 17 Mar - 16:09
David depuis sa prise de parole, n'avait plus rien dit. Il se contenta d'écouter les idées et autres interventions des membres présent dans la salle. Du moins, il essayait. Pas vraiment que ça ne lui convenait pas, seulement qu'il avait vite remarqué qu'a ce stade on était plus dans du léchage de rondelle qu'autre chose. C'était un débat ou une partouze ? Pour dire vrai, c'était même sacrément fatiguant. Mais bref, il était habitué. Il ne se considérait pas comme intelligent, mais voir des gens avec deux trois neurones se battre en duel avait quelque chose de divertissant. Mais on était pas là pour ça. Il se leva alors, prenant le micro des mains du vieil tout à l'heure. ça va. Avant de prendre la parole, il écouta la réponse de la fille aux cheveux chelous là, Lorna truc. C'était parfait. Oui, vraiment. C'était la réponse qu'il attendait. Pourquoi ? Parce que maintenant, il pouvait plus lui en vouloir, elle devait sans doute souffrir d'une forme de maladie mentale. Une fois fini, David, voulu reprendre la parole. D'ailleurs, il du donner un coup de coude amical à Kerwan qui avait commencer à s'étrangler de rire quand elle avait sorti sa phrase en latin. Surréaliste. Rebelote, rebelote. Le train était en marche. Tchou Tchou.

- "Oui. Donc. Rebonjour, toujours monsieur Sharon pour vous servir. Je vais donc répondre à notre chère amie, ici présente. Avant ça. J'aimerais m'adresser à messieurs. Orion et Percival. Nous sommes en plein débat. On avance des arguments, c'est le jeu. Vous pouvez les recevoir ou pas. Certes. Ceux de monsieur Walsh ici, sont recevables. Vous n'êtes personne pour exiger quoi que se soit. Il exprime sont ressenti et ce qu'il connait. Si ça vous dérange, vous pouvez toujours aller boire un milk-shake pendant les adultes discutent entre eux comme il devrait le faire. Passons. Ne perdons pas plus de temps.
Donc, je disais. Madame, heu, Morigan, c'est ça ? Déjà bravo pour votre discours très utile. Vous feriez une excellente administratrice, j'en suis sûr. Revenons à nos moutons. Les clandestins, les clandestins, les clandestins. Oui. Donc. J'écoute vos arguments, je les reçois. Néanmoins, "que 35 personnes", "que", certes, on pourrait se dire que c'est peu. Vous voulez leur donner une chance, certes. Dans ce cas, pourquoi que 35 ? Pourquoi pas plus ? Pourquoi nous avons eut le privilège de décoller ? Dans ce cas, il fallait tous rester sur Terre. Pourquoi 35 personnes venues ici de façon illégale. Je rappelle d'ailleurs que nous avons été hacké. Chouette. Pourquoi 35 personnes auraient le droit et pas les milliards de personnes qu'on à laissé derrière ? Le sort à eux, n'a pas l'air de vous empêcher de dormir. Mais effectivement, peut-être qu'un de ces clandestins vaut mieux qu'une droguée cleptomane. Oups, pardon. Ex-droguée cleptomane. De ce fait, ils sont rentrés ici illégalement. Point barre. Je crois que vous romancez beaucoup, beaucoup trop. Vous ne savez rien d'eux. Les identifier, en quoi est-ce un mal ? Le pourquoi du comment est primordial. Il me semble que cela fait quelques siècles qu'on ne brûle plus les sorcières ? Les gens veulent des réponses. Pas du sang. Mais vous avez tous feint de l'ignorer, on dirait. Les justiciers de l'espace."

David secoua la tête.
Il s'avança et posa son micro sur l'estrade. Tchou Tchou ! Le gare arrive en gare avec 0 minutes de retard.
Bande de larves.
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Lorna Morigan
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Sam 17 Mar - 16:37
Aussitôt après son long discours que le jeune homme qui, plus tôt, l'avait agacé en parlant des "honnêtes gens", prenait la parole, venant à la défense de son comparse, Walsh. Mais elle se contentait de sourire à sa réponse : les arguments de Walsh étaient recevables ? Tous ? Oui, si l'on arrêtait de réfléchir de manière cohérente se dit Lorna. Son sourire s'élargit quelque peu et elle due réprimer un rire lorsque, s'adressant directement à elle, il lui dit qu'elle ferait une excellente administratrice avant de se ridiculiser, du moins à ses yeux, sans doute à l'égard d'autres personnes, en prouvant qu'il n'avait pas dû écouter grand chose de ce qu'elle avait dit. Alors, reprenant le micro une troisième fois, adressant un sourire désolé au pauvre type chargé de le faire circuler et qui la voyait le prendre et le rendre successivement, elle se décida de l'ouvrir une nouvelle fois.

"Merci monsieur... Je me demandai, êtes vous sourd ou atteint d'un lourd déficit intellectuel ? Je crois avoir exposé une explication somme toute logique à ce nombre de 35. Vous ne faîtes là que reprendre ce que disait monsieur Walsh avant que je ne prenne pour ce que j'espérais être la dernière fois la parole. Je disais notamment que ce nombre avait le mérite d'être assez faible pour passer inaperçus et qu'il n'était pas en lui même digne de suspicion."
Lorna s'arrêta une courte seconde afin de réfléchir à la suite puis reprit de plus belle, cette fois son ton n'était plus simplement froid et son regard glacial, sa voix tranchante "Vous avez le droit de penser que je romance les choses, que je les idéalise. Je ne fais toutefois que rappeler la nécessité de raisonner calmement, logiquement, sans partir d'un postulat erroné. J'espère que vous êtes fier de vous dans cette tentative de me rabaisser à ce que j'ai été : un droguée voleuse. Je vous signale qu'il y a une légère différence entre un voleur et un cleptomane, vérifiez vos définitions. Merci toutefois de vous être repris en précisant que je suis une ex-droguée cleptomane, encore une fois je vous reprend : voleuse. Je n'ai pas une maladie mentale me poussant à voler tout ce que je vois. J'ajouterai encore que si les chasses aux sorcières ont pris fin il y a des siècles, les discriminations envers des minorités ont perduré. Il n'y a pas besoin d'être féru d'histoire pour savoir cela. Enfin vous suggérez à monsieur Kelly de retourner boire du milk-shake pendant que les adultes discutent des choses sérieuses mais n'avez vous pas à peu près le même âge ? J'en ai du moins l'impression. Or si mes yeux ne me trompent pas nous ferions tous les trois mieux d'aller prendre un milk-shake pendant que les adultes discutent, n'est-ce pas ?" finit-il sur un ton parfaitement sérieux, attendant patiemment la réponse, sans même penser à rendre le micro.
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David Sharon
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Sam 17 Mar - 16:55
David remonta la file pour aller s'asseoir quand l'autre reprit la parole. Elle essayait de se donner un genre, son regard, sa voix. Mais ce n'était qu'un clown, rien de plus, rien de moi. Pourquoi perdre du temps avec elle, sérieusement ? Elle venait de s'adresser à lui, il se retourna. Il la scruta de haut en bas. Il soupira. Roh la, la. Qu'elle était comique. Le jeune homme se racla alors la gorge et commença à s'adresser à la jeume femme sans micro.

-"Et bien, et bien. Pas besoin de devenir vulgaire, voyons. Je me doute que vous manquez de vocabulaire, mais ce n'est pas une raison pour s'exprimer ainsi. Sauf si vous êtes encore défoncée ?
Une rechute, c'est si vite arrivé." 

David termina sa phrase sur un air faussement peiné, faisant une petite moue, il ne pu s'empêcher de sourire et de reprendre son chemin en direction de sa place. Une fois assis, il ne pouvait la situation que marrante. Finalement, il avait bien fait de venir, en voilà une belle, non, une excellente journée. Rien ne pouvait lui faire plus plaisir. Home, sweet home.
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Kerwan Walsh
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Sam 17 Mar - 17:05
J'allais répondre à Morrigan. Son long discours, je l'ai pas interrompu à un seul instant ; J'aurais pu, j'ai horreur des longs discours à rallonge où les gens exposent des choses point par point, je suis quelqu'un de plus direct. J'aurais pu me mettre à discuter sur l'histoire de pourquoi les 35 passagers faut en avoir peur, parce qu'ils sont peut-être organisés et se connaissant, alors que nous tous les 18000, exception faite des huiles, des privilégiés et des types qui ont acheté leurs places, on est des péquenots totalement au hasard. J'avoue avoir fait un petit rire, quand elle a traduit "l'erreur est humaine" en latin, mais ça c'est sorti tout seul, c'est marrant les gens qui utilisent le latin que pour se donner un pathos ; Je parle un peu latin parce que j'ai grandi chez des sales cathos en foyer mais jamais vous m'entendrez le dire dans ma cabine.
Mais voilà. J'avais la salive de prête, même si ma bouche était un peu sèche et en manque d'eau après avoir raillé comme un ours pendant ces dix dernières minutes, quand David, qui s'était levé et était parti à l'autre bout de la salle pour voler le micro au vieux de tout à l'heure, s'est mis à parler. Et à en jeter à tout le monde. À détruire tout le monde. Même moi en fait. Je suis pas sûr mais son "les chasses aux sorcières c'est fini" je suis sûr que c'était une semi-insulte destinée à moi. Je me suis rassis. J'ai croisé les bras. Et j'ai froncé un peu les sourcils. Après son numéro de comique, il revient à sa place, quand il se fait à nouveau alpaguer par un long, long et soporifique discours rempli d'insultes de la part de la même demoiselle, qui le traite de déficient intellectuel, et puis qui ignore les piques de Sharon en les prenant au pied de la lettre, un truc dont je sais que David a horreur.

J'attends la réponse de David, alors qu'il remonte à sa place. Je suis pas sûr qu'il lui réponde en fait. Mais si. Toujours en marchand, il ouvre ses lèvres et se met à sortir trois phrases en dix secondes. Un ad hominem grossier et direct pour répondre à ceux plus camouflés d'avant. J'écarquille les yeux. Moi j'aurais jamais osé. Je prends une grande inspiration et d'instinct, sans même surjouer, un son me sort tout seul de la bouche.

- Pouuuah.
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Lorna Morigan
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Sam 17 Mar - 17:29
Lorna n'eut pas à attendre bien longtemps pour que sa cible ne rétorque, glissant un peu plus dans la facilité, se pensant sans doute intelligent, plus qu'elle en tout cas.

"Et bien, et bien. Pas besoin de devenir vulgaire, voyons. Je me doute que vous manquez de vocabulaire, mais ce n'est pas une raison pour s'exprimer ainsi. Sauf si vous êtes encore défoncée ?
Une rechute, c'est si vite arrivé."
disait-il sans micro mais de façon suffisamment audible pour que Lorna porte une nouvelle fois le micro à ses lèvres, adoptant cette fois un grand sourire et un ton goguenard, puisque de toute façon il semblait impossible de discuter avec lui.

"Vous me semblez bien mal venu de me parler de politesse, de ne pas céder à la vulgarité. Ne veniez vous pas, pour soutenir vos propos, de réutiliser mon passif que j'assume malgré tout, et ce avec, j'en ai hélas eu l'impression, du mépris ? Je n'ai fait que prendre exemple sur votre comportement exemplaire. Et pour votre gouverne, je ne suis pas défoncée depuis près de deux ans et ne compte pas rechuter. A la rigueur je finirai cette soirée saoul si ce genre de stupidités devait devenir les seuls propos de ce débat censé devoir se dérouler sous le jour de l'intelligence."

Puis elle rendit le micro et se rassit, grinçant des dents et plantant ses ongles dans la paume de ses mains. Elle n'était plus très loin de la limite de ce qu'elle pouvait supporter et elle imaginait déjà la sensation de son poing s'écrasant sur la figure de David, n'appréciant pas du tout ce qu'il devait considéré être comme une excellente plaisanterie et qui provoquait les rires de quelques uns. Lorna n'avait pas besoin d'être télépathe pour savoir ce qu'il devait penser d'elle : qu'elle se donnait un genre avec son attitude et qu'elle n'était qu'une immense plaisanterie ; de toute façon elle avait pris l'habitude des gens qui ne la prenaient pas au sérieux lorsqu'elle l'était. S'il voulait vraiment jouer à l'imbécile, qu'il y joue. A présent, sauf si la pique était vraiment intolérable et en ce cas, agents dans la salle ou pas, elle lui ferait manger une chaise, elle le laisserait étaler ce qui avait pour elle la même odeur que les effluves d'une station d'épuration. Lorna jeta un bref regard sur Percival puis Orion, se demandant ce qu'il pensait de l'échange qui venait d'avoir lieu, sans doute pas du bien.
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Mer 21 Mar - 21:42



Alors que la réparatrice pose une nouvelle question, Yong Bao lance un regard vers Jayden Ngozi et lui fait signe de récupérer le micro. L'homme se lève et s'exécute. Cependant, malgré sa carrure imposante, le bras droit de Katrina ne s'impose pas dans le débat qui prend place devant lui. Il regarde, écoute et hoche la tête de temps à autre lorsqu'il est d'accord avec les paroles énoncés. Sa posture dans le débat est claire : il respecte l'opinion de madame Morigan et de monsieur Kelly bien plus que celle de Sharon. Le chef de la sécurité, quant à lui, à les yeux qui brillent lorsqu'il entend exécution ou ''se faire exploser''. Katrina Eberwald serre les lèvres, agacée mais contente de ne plus avoir le micro.

Si David Sharon et Lorna Morigan semblent n'avoir plus rien à dire, ce n'est pas le cas de tout le monde. Un brouhaha persiste. Finalement, Mist Helguson se lève, se penche vers le microphone pour demander le calme. Jayden la remercie d'un sourire et prend à son tour la parole.

« Plusieurs réponses intéressantes ont été apportées, et je vous remercie pour la vivacité du débat. Il poursuit, sur le même  ton calme mais sûr, à l'heure actuelle, nous n'avons pas encore décidé du sort qui leur sera réservé. La justice tranchera en fonction des motivations des clandestins ainsi que des chefs d'accusation retenus. Ils seront jugés au cas par cas, par un tribunal d'exception.L'éventualité d'une condamnation à mort n'étant pas écarté si, et seulement si, ils s'avèrent être dangereux pour la suite de notre voyage. »

Katrina Eberwald grimace un peu en entendant cette dernière phrase. Son bras droit, quant à lui, ne laisse aucune émotion paraître.

« J'espère avoir pleinement répondu à votre question. »
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Edwin Hornmeyer
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Dim 25 Mar - 13:59
Tranquillement assis à côté de ses collègues, Edwin observait un groupe d’individus en grande discussion quelques rangs devant lui. Il n’entendait pas ce qu’ils racontaient, mais ils semblaient ignorer les huiles sur l’estrade devant eux pour se concentrer sur leurs palabres. L’ingénieur n’aimait déjà pas le ton que tout cela prenait, les réponses courtes et la voix tranchante des administrateurs traduisaient sans peine leur état d’esprit : ils n’avaient pas envie d’être là, pas plus qu’ils ne voulaient répondre à ces questions.

« Edwin ?
- Ouai ?
- Je me posais une question… On est d’accord, les réacteurs ne s’allument pas d’un claquement de doigts ?
- Non, loin de là. »

L’homme qui venait de poser la question se renfonça dans son chaise, l’air pensif, faisant naître par la même occasion une pensée dans la tête d’Edwin. Il était quasiment sûr de savoir ce à quoi son collègue pensait et il fut plus rapide à lever la main. Un employé lui apporta rapidement un micro et Edwin prit la parole, restant nonchalamment assis dans son siège.

« Edwin Hornmeyer, ingénieur en physique des plasmas au pôle recherche… Vous dîtes que les ex-responsables ont eu connaissance de la présence à bord de ces passagers avant le décollage… Autant que je sache, faire décoller ce vaisseau est une procédure plus que complexe, pouvant prendre des heures voir des jours si on prend en compte toutes les opérations annexes, de remplissage en carburant ou de préchauffe des réacteurs ; de nombreuses procédures sont également prévues pour mettre les opérations en attente dans le cas d’un événement imprévu. Alors pourquoi le départ n’a-t-il pas été retardé ? »

A peine sa question finie, un homme assis à côté de lui fit signe qu’il désirait poser une question. Edwin passa donc le micro à son collègue, qui se permit d’enchainer directement.

« Je me permets de rajouter une question, puisque cela va de pair avec ce que vient de dire mon collègue… Je suis ingénieur réseaux, et j’ai du mal à croire, pour une opération de cette envergure, qu’il n’existait pas une seule base de données avec les noms des passagers légitimes sécurisée, isolée… Et donc inaccessible pour le hackeur. Cela aurait pu permettre de facilement identifier les passagers inattendus. Même si cette dernière était à terre, il était facile de communiquer avec la Terre au début du voyage… L’administration de Yago Rojas aurait ainsi pu facilement régler le problème sans même que les passagers ne soient en courant de l’incident. »

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Percival Callaghan
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Mar 27 Mar - 16:08
Walled GardenEvent 2 : ParlonsAll this will be for nothing. We will have been for nothing. Defined by their histories, distorted to fit into their narrative, until all that is left of us are the monsters in the stories they tell their children.
(James Flint – Black Sails)

La diatribe venimeuse de Kerwan Walsh, semblant faire office de réponse, inscrivit une grimace malavenante sur le visage de Percival. La couverture médiatique que ce clown moquait faisait partie intégrante de l’action de nombre de groupes terroristes, prouvé maintes et maintes fois par les média et divers experts sur la question. Percival se préparait à retorquer lorsque Miss Morigan reprit la parole. Elle exposa, à plusieurs reprises, les idées que lui-même nourrissait. Il sentit, lentement, ses épaules se détendre et son cœur reprendre un rythme normal.
La conversation pris cependant une tournure d’engueulade de cour de récréation, et Percival s’en désintéressa rapidement, se tournant, une nouvelle fois, vers l’homme qui l’avait aidé lors de la cérémonie des vingt ans.
- Pour revenir à notre conversation : effectivement, j’y étais.
Une hésitation.
- Je ne suis pas fier de l’avouer, mais je me suis trouvé engagé dans un combat ce soir-là. Vous m’avez aidé à m’en sortir relativement indemne. Je vous en remercie encore.
Le sourire de Percival était crispé.
Un grésillement. Yong Bao reprit la parole.
Le bibliothécaire frémit lorsque la sentence fatale fut prononcée, mais aucun son de sorti de sa bouche. Il se contenta d’écouter, comme il écouta les questions, pertinentes, des ingénieurs.
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Arnhem Montfort
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Lun 2 Avr - 1:16
Dans son dos, alors qu'il se tournait vers l'homme dont le visage lui rappelait quelque chose, Arnhem entendit Orion prendre la parole dans l'assemblée. Lui, toujours en observateur, venu écouter plus que participer, n'avait toujours pas décidé de faire entendre sa voix. Il n'était pas particulièrement à l'aise en public. S'il n'avait rien de particulièrement intéressant à dire, il en resterait là. D'autant qu'encore une fois, il fut tout à fait en accord avec ce que dit la dénommée Lorna Morrigan. Pourquoi ces trente-cinq clandestins devaient-ils attirer plus de soupçons que les autres ? Arnhem avait hésité à prendre son propre exemple pour démonter les arguments de Kerwan Walsh. Le jeune membre de l'équipe technique pouvait-il prétendre n'avoir aucun soupçon au sujet du patron du Dinner ? Ils ne se connaissaient pas ! Pas lui plus que n'importe quel autre quidam dans cette foule d'individus dérivant dans ce cargo volant ne méritait qu'on s'en méfie. Finalement, il n'avait rien dit, et les réactions puériles qui vinrent à la suite du discours de Lorna Morrigan ne l'avaient pas encouragé à entrer dans le débat. Risquerait-il de se faire houspiller par des inconnus dont il ne savait rien... et ne voulait rien savoir, au fond ? Sans doute pas.

A la table des "officiels", on tenta d'éteindre l'incendie. Néanmoins, une phrase lancée comme une sentence par l'une des huiles écorcha l'oreille d'Arnhem. Il pouvait donc être question de condamner à mort des passagers montés clandestinement à bord du Vidar ? Il gardait dans un coin de son esprit la question qui commençait à prendre forme. Il entendit des remarques très justes d'autres personnes au sujet de la liste officielle d'embarquement.

A ses côtés, le jeune homme en chemise et cravate lui répondit finalement. Arnhem avait donc contribué à ce qu'il s'en sorte. A présent, il s'en souvenait assez bien. Il était content qu'une simple mise en garde eût permis à quelque ami de sortir de la salle de cérémonie plus ou moins sur ses pieds. Il lui tendit franchement la main.
- Arnhem Montfort. Content de voir avoir été utile.

La marque de reconnaissance que l'homme lui apporta dut donner à Arnhem ce qui lui manquait de courage pour prendre la parole devant tous. Il se leva et réclama le micro. Sa question lui parut assez importante pour qu'il passe outre sa timidité en public.
- Bonsoir, je suis Arnhem Montfort, commerçant et gérant du Dinner Oppal's. J'ai bien entendu les quelques voix qui se sont exprimées jusqu'ici. La confrontation des points de vues est intéressante, et si je puis me permettre, lança-t-il à l'adresse des politiques, vous auriez du commencer par là. Les célébrations du vingtième anniversaire me restent en travers de la gorge, si vous voyez ce que je veux dire. Bref. Comme vous tous ici, je m'interroge sur le profil des trente-cinq clandestins. Permettez-moi de vous donner mon avis. Je crois qu'on se trompe de cible. Non pas qu'il ne faille pas partir en quête d'informations sur ces passagers montés en douce, mais c'est à mon avis celui qui leur a permis d'embarquer qu'il faut viser. C'est le hacker qui est responsable. S'il y en a bien un (et c'est le seul selon moi) qui soit officiellement mal intentionné, c'est bien lui. Il a sciemment contourné un système de sécurité. Je vous remercie de votre réponse.

Sur ces mots, Arnhem, satisfait d'avoir pu s'exprimer sans faillir, se rassit et attendit.

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Administrateur Général
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Lun 2 Avr - 22:17



Les dirigeants avaient trois questions auxquelles répondre. Katrina choisi de répondre aux premières, cette fois sûre d'elle.

« L'administrateur Rojas a dû faire un choix : le service sécurité estimait que trouver le hackeur et les clandestins auraient prit plusieurs heures, d'un autre côté personne ne voulait finir comme le Vidar 89-03. Aucune solution ne permettait d'assurer un niveau suffisant de sécurité. »

La mention du vaisseau ayant été victime d'une attaque terroriste lors du décollage fit grimacer certains de ses collègues. Sur les 19 vaisseaux lancé avant le leur, trois avaient été la cible des groupuscules religieux pour qui la terre était et devait rester la seule maison pour l'humanité. Quant au 89-04, une mauvaise manipulation l'avait fait crasher juste après avoir décollé du sol.

« Quant aux fichiers, je ne peux pas aborder le sujet sans menacer l’enquête en cours. »

C'était expédié. L'ex-militaire allemande n'était pas des plus bavardes. Elle se contentait de répondre en un minimum de mots.

« Concernant le hackeur, rien ne permet d'affirmer qu'il est monté avec les clandestins. »

Yong Gao ne cachait pas sa satisfaction de voir la dirigeante si ferme. Ces questions-là, elle les maîtrisait et les trouvait ridicules, préférait répondre avec mépris pour passer à autre chose.
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Kerwan Walsh
Niv 2 : équipe technique
Lun 2 Avr - 22:37
Le truc quand c'est des gens intelligents qui parlent c'est que ça remonte le niveau. La grosse tête, Hornmeyer, et son collègue qui a pas dit son nom ont pas continué sur le débat de tout à l'heure pour essayer de revenir dans le passé, et faut avouer que c'est sacrément intéressant ce qu'il dit, si ce qu'il dit c'est vrai, et ça doit l'être vu son CV, même si je m'attendais à un peu plus de boutons et des grosses lunettes sur un ingénieur de la physique des plasmas. Tout patiemment, je suis resté là les bras croisés, prostré dans la même position, entre l'Ira et le David, avant que la truie de Katrina décide de briser son conditionnement psychologique qui consistait à se la fermer (Une idée pourtant brillante) pour se remettre à piailler et à venir invectiver les gens qui posaient des questions. Parce que pour le coup là on peut pas dire que les questions soient pas pertinentes, si ce qu'elle veut c'est noyer le poisson y faudrait songer à le faire d'une manière un peu plus subtile.

- C'est quand même incroyable ça ! Je siffle en levant les bras juste après qu'elle ait fini de parler.
Je tourne ma tête dans tous les sens, comme une poule dans une basse cour (C'est à dire un petit animal bipède à plumes et à bec si vous avez jamais vu d'animal de votre vie), à la recherche d'un micro, mais j'ai beau faire un signe appuyé à un des pingouins censé les faire passer, celui-ci m'ignore, n'ayant probablement pas apprécié la façon dont j'ai monopolisé la parole un peu trop longuement depuis le début de la séance.
Finalement, je décide de me mettre tout droit sur mes deux pattes, l'avantage d'être arrivé en avance avec David pour aller dans les premiers rangs, pour à nouveau rugir avec ma voix d'ours. Pas le temps de faire un long discours construit, va falloir être direct.

- Et qu'est-ce qui vous permet d'affirmer qu'il n'est pas à bord ?! Vous avez des informations que nous n'avons pas ?! Quand est-ce que l'administrateur Rojas a été informé d'une attaque informatique ? Juste avant le décollage, parce que le professeur Hornmeyer a raison quand il dit que ça s'est pas fait en deux minutes ! Comment l'administrateur a-t-il pu penser un seul instant que partir avec 35 inconnus à bord était une solution plus sécurisante que recompter tout le monde ?!

Je pointe vite du doigt pour dire les derniers mots que je peux dire avant qu'on me hurle de la fermer et d'amener la sécurité sur moi.

- Peut-être que vous devriez aborder le sujet de ces fichiers. Vu comment votre administration et celle de Rojas ont été admirables dans la gestion de cette crise jusqu'ici, je suis pas sûr que ça va aider à garder les consciences tranquilles !
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