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Montez à bord du vaisseau et partez à la recherche d'un nouveau foyer pour l'Humanité.
 
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 :: Troisième Niveau :: Salle de cérémonie Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

event 2 - Parlons

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Administrateur Général
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Lun 26 Fév - 16:33



Parlons


La rencontre ne ressemblait en rien à la célébration de l’anniversaire. Tout d’abord, la salle n’avait pas été décorée. D’immenses panneaux venaient la diviser en deux, restreignant l’espace disponible. Les tables n’offraient que de l’eau. La foule était également bien plus petite, les passagers craignant qu’une nouvelle émeute ne surviennent. Afin d’apaiser les esprits, la sécurité semblait avoir été allégée. Mais préférant être prudents, les dirigeants avaient ordonné la présence discrète de plusieurs agents supplémentaires, habillés en civils.

A l’heure prévue, quatre personnes montèrent sur la petite estrade et prirent place sur les chaises disposées plus tôt. Katrina Eberwald prit le micro la première. Elle commença par présenter la jeune femme, assise tout à gauche. Mist Helguson, responsable de la population et de la démographie. A sa droite se tenait fièrement Jayden Ngozi, bras droit de l’administratrice générale. Le dernier, droit comme un i était Yong Gao, le haut responsable à la sécurité. Il était rare de voir autant d’huiles au même endroit.


« Cette soirée a été organisée dans le but de vous écouter et d’ouvrir un dialogue. Je ne vais donc pas m’attarder plus longtemps, je propose que l’on passe à la première question. »



Dernières règles et informations

- Il n'y a pas d'ordre établi : chacun répond quand il le désire. Les ellipses temporelles sont interdites.
- Si vous avez des questions, merci de les poster dans le sujet d'annonce.
- Enfin, merci de faire un très court résumé de votre post sous spoiler si celui-ci est long.
- Le micro est passé par des employés lorsque vous levez la main. Si vous voulez posez une question, allez-y, n'attendez pas notre autorisation. Cependant, merci de ne pas poser plusieurs questions entre les postes de l'administrateur général. Ces derniers arriveront régulièrement.

Amusez vous bien
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David Sharon
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Lun 26 Fév - 17:54
L’être humain est tellement intéressant, en vrai. Il peut vouloir célébrer, peu importe quoi, avec ses voisins et la semaine d’entrée les traiter comme des immigrés du Chihuahua qui auraient réussi à passer les grillages et les militaires Texans. Amusant. David avait voulu participer à cette petite réunion. Pourquoi ? Il ne le savait pas vraiment. Mais ce qui était presque sûr, c’est qu’à un moment ou à un autre, ça allait devenir très amusant. Comme toujours. Les personnes qui s’étaient déplacées aujourd’hui, avaient été placé dans une grande salle, pas la plus grande certes, mais c’était déjà ça. Au final, il y avait bien plus de gens que David aurait pu croire. Pas mal. Pas mal du tout. On dirait que de nombreuses personnes voulaient des réponses, pas sûr qu’ils seront contents en ressortant. 

"Et bien, ça respire la joie et le fun, ici" 

La tension pouvait se faire ressentir, les participants au futur « débat » s’étaient rangés en « clans » où du moins par opinions concordants et la salle continuait de se remplir. David venait d’arriver aux côtés de Kerwan, comme d’habitude. Le duo remonta tranquillement la salle, en slalomant entre les différentes personnes encore debout à la recherche de places un peu à l’écart. David fît alors un arrêt aux stands, devant la table où se trouvait les verres… d’eau. De l’eau. Pas fun, pas fun du tout, ça. Le jeune homme porta un des gobelets à sa bouche.  Tiède. Au moins, c’était raccord avec l’ambiance générale.

"Rah, ça manque d'alcool, tout ce bordel."

Une fois avoir fini de se désaltérer, Kerwan et David, se remirent en route, direction une bonne place. Ils finirent par en trouver deux, côte à côté, à droite de la pièce, troisième ligne en partant de l’estrade. Des places du TO-NNE-RRE ! De ce fait, ils n’avaient plus qu’à poser leurs gros culs sur les chaises pliantes mises à disposition des gens et attendre le début des festivités. Par chance, se ne fût pas si long que ça, jusqu’à ce que l’administrateur général prenne la parole. David ne se rappelait jamais son nom, alors, il l’appelait « la vieille », plus simple, bien plus simple. Oui. David se tourna vers Kerwan, las, sans envie.

-J’espère que ça ne va pas être chiant, hein.
J’avais tellement mieux à faire… Ouais, en fait, non, je n’avais rien de mieux à faire.
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Kerwan Walsh
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Lun 26 Fév - 22:03
Le Vidar ça a été mon habitat pour vingt ans. Deux décennies entières. Vous vous rendez compte ? C’est énorme, le temps d’une génération. Un temps suffisamment long pour me donner mal aux articulations et des acouphènes dans les oreilles. Un temps suffisamment important pour me voir me marier et vieillir. Pour tout le mal que représente cette grosse maison qui traverse l’espace et l’univers connu, pour tous ses travers, sa puanteur aseptique, ses gens souvent demeurés ou fatigants, les analyses psychologiques tous les deux ans, l’oppression permanente mais d’une douceur étouffante, ça reste l’endroit où je vais mourir. Au milieu des étoiles créées par Dieu tout-puissant notre sauveur. Blablabla.

Mais il n’empêche. Jusqu’ici, mon existence était particulièrement calme et ennuyeuse, monotone et routinière. Un peu déprimante, il faut l’avouer, de quoi vouloir se tirer une balle : Le boulot, la bouffe avec le faux gras, les plans culs ratés et l’amour de ma vie qui est une inadaptée sociale. Mais jusqu’ici, jamais, jamais j’avais ressenti une véritable -colère- de vivre ici. Un malaise, ou un spleen plus-ou-moins important selon les jours, certes. Mais pas ça.
C’est pas tellement la nouvelle des clandestins. Encore que c’est assez inquiétant. Pour un tas de raisons, que je me suis fais une joie d’exposer à David et consort pendant mes longues nuits d’ivresse. Notamment le fait qu’on connaît pas ces gens là. Qui ils sont. Pourquoi ils ont embarqué, surtout. Et s’ils souhaitaient la destruction du Vidar, hm ? Mais en vrai, l’élément déclencheur, ça a été le bal. Le putain d’anniversaire là. Voir ces connards de vigiles de supermarché, la « sécurité », tirer sur une foule de gens qu’ils connaissent ? Bordel. Ça fait sérieusement peur. Comment on peut encore avoir confiance en notre administratrice, hein ?

Dès qu’on a apprit l’événement j’ai poussé David à y aller. Il était plutôt content même si je pense qu’il aurait peut-être préféré une vraie soirée que ça. En tout cas c’est ce que certains de nos potes ont choisit de faire. Heureusement qu’il y a moi pour être un minimum sérieux. Philippe y sera ; C’est un facho. Ira par contre je suis moins sûr. Mais moi j’ai des questions à poser. Et je pense pas être le seul.
Gilet en cuir. Jean sorti de la machine aux cuisses. On a fermé l’appart et on s’est empressés de se rendre dans la salle de cérémonie. Il a fallu passer le portique de sécurité et les vigiles de l’entrée, déjà ça ça m’a fait serrer la mâchoire. Heureusement David a réussi à me sortir deux trois blagues pour me détendre et m’a trouvé des places parfaites. Il a fallu un peu jouer des bras et envoyer balader quelqu’un, mais on a pu bien poser mes fesses.

« Bien sûr qu’il y avait mieux à faire. Se bourrer la gueule c’était mieux à faire. Mais là on parle d’un truc sérieux David ; Cette histoire de clandestins c’est grave. Ça pourrait être n’importe qui on en sait rien. T’as pas connu la Terre, mais moi je te le dis : De mon temps y en avait des gars que ça dérangeait pas de se faire sauter.
Merde j’aurais dû rester sur Terre avec l’air pourri et la terre stérile... »


Le micro passe. Je fais signe à quelqu’un pour l’avoir. J’ai la chance pour l’heure y a surtout des timides. David me file un petit coup de coude en encouragement alors que je me lève et approche le micro de ma bouche.

« Bonsoir. Mesdames. Messieurs. J’avais une question toute simple pour commencer, puisque de toute façon pas mal de choses ont déjà été révélées ces derniers temps...
Depuis combien de temps vous êtes au courant qu’il y a des passagers clandestins au sein du Vidar ? »
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Ira Hraoui
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Mer 28 Fév - 15:31
J'avais rien à faire alors je décide de me pointé à la soirée débat. Ca m'intéresse un peu de connaître l'avis de tout le monde sur la question parce que moi même je ne sais pas trop quoi en penser. Cette fois, pas de robe ou de jolie coiffure, un simple jean et un t-shirt. J'ai pas retiré la trace de cambouis dans mon cou. J'entre dans la salle juste quand Kerwan pose sa question. D'un côté, c'est pratique, ça m'aide à le repérer.  De l'autre, ça m'étonne un peu qu'il ait pris la parole. C'est pas un sujet dont on a beaucoup discuté, je ne savais pas qu'il s'y intéressait. Je me faufile dans les allées jusqu'à son niveau et m'installe à côté de David. Autours de nous, de nombreuses chaises son vide. Les gens doivent se méfier des dirigeants et je peux pas les blâmer. Ou alors ils s'en foutent des clandestins. Moi je suis juste déçue qu'ils ne servent pas d'alcool.

_________________
Crédit vava : Orion et Jawn. ♥️ sur vous.
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David Sharon
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Jeu 1 Mar - 0:31
David avait croisé les bras et faisait balancer ses jambes comme un gamin. Pour être honnête, ça ne faisait même pas vingt minutes qu’ils étaient là et quand bien même Kerwan avait déjà posé une question, le jeune, se faisait royalement chier. Mais bon. Un petit effort par ci, par là n’était pas bien compliqué pour un homme de vingt-cinq ans. Quoi que. Bref. Par chance, enfin, on peut appeler ça comme ça, autre chose vînt un tant soit peu capter son attention. Et cette chose, n’était autre que Ira. Celle-ci vînt alors s’assoir aux côtés du duo. David fût étonné de la voir ici, ça ne lui ressemblait pas vraiment, mais à vrai dire, ça ne ressemblait à aucun des trois. Les trois mousquetaires. Ouais, bon d’accord, ils étaient quatre ces connards.
 
- Hé ! Salut Ira. Bien ou bien ? Tu n’avais rien de mieux à faire, toi aussi ?
Il n’y a même pas d’alcool, putain de merde. Quelle bande de tarlouses.
 
Alors que notre jeune ami continua d’insulter un peu tout le monde, un vieil homme s’approcha du trio. Vous savez le genre de vieux mecs, tout guez là. Le genre vieux casse couille, tout moisi. Le mec qui est tout le temps en mode « je dois faire chier tout le monde. » Le genre de mec que va devenir David dans le futur, pour sûr.
- Heu … Excusez-moi. Commença le vieil homme.
-        En fait, il s’agit de ma place. Il pointa du doigt la place d’Ira. J’étais partis chercher un petit verre d’eau.
- Mais… Tu n’as pas l’impression que mon pote, il est en train de parler ? Protesta David.
-  Je … Veux juste récupérer ma place, si votre copine pouvait dans ce cas en changer...Q
-   Hé poto… Tu ne veux pas aller boire tes grands morts un peu plus loin, non ? Trouve-toi un coin dans la pièce et meurs-y.

L’homme continua alors son chemin. Il se trouva alors une place le plus loin possible du trio, sans doute à cause de la superbe première impression que le trio à donner à cet homme.
Ô Vidar ! Ô Désespoir, wallah !
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Administrateur Général
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Jeu 1 Mar - 22:20



Parlons


Yong Gao grogne discrètement en entendant la question. Cependant, l'administratrice générale ne laisse rien paraître. Elle hoche rapidement la tête, réfléchit une rapide seconde avant de parler d'un voix ferme mais calme.

« Je vous prierais de vous présentez avant de poser vos questions, par soucis de réciprocité. »

Katrina Eberwald marque une pause. Elle aime rappeler qui dirige et cette petite intervention lui permet de gagner du temps afin de réfléchir à la véritable réponse.

« Des documents rapportent que le cercle proche de Yago Rojas avait été mis au courant de l''intrusion peu de temps avant le décollage. L'administrateur général a tout de même donné l'ordre de décollage. L'entourage de Yago Rojas ont tous été mis à l'écart et aucun n'occupe présentement un poste dans l'administration du vaisseau. »

Elle n'avait pas vraiment répondu à la question en se contentant de tirer sur l'ambulance. L'opinion publique vilipendait déjà son prédécesseur. Lui faire porter le chapeau était facile et, quelque part, un peu lâche.
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Kerwan Walsh
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Ven 2 Mar - 0:21
« Tiens coucou Ira ! »

Je chuchote, mais à voix haute. Oui je sais, ça paraît bizarre dit comme ça, mais vous voyez ce que je veux dire ; On baisse d’un octave, mais on se fait tout de même entendre clairement dans un éclat. Ça me fait plaisir de la voir, je lui fais un franc sourire. Même si je suis un peu circonspect de voir un vieux con à côté de David, dont il est en train de s’occuper.

« Mais il te veut quoi ce gros con ? »

J’ai à peine le temps de m’asseoir, le micro toujours en main. J’écoute distraitement la réponse de l’administratrice. Du moins, distraitement le temps de quelques secondes. J’ai surtout pas le temps de prendre des nouvelles d’Ira ou de David, parce que je me sens piqué au vif. Juste sa petite remarque sur ma présentation, fait que je deviens rouge. D’un coup. Je fulmine sur mon siège, les yeux écarquillés, et je garde le micro bien dans ma main. Quand elle a fini de piailler, je me relève aussitôt pour empêcher quelqu’un d’autre de parler.

« Pardonnez-moi madame. J’aurais dû me présenter.
Bonsoir, tout le monde. Mon nom est Kerwan Walsh. Je travaille en tant que mécanicien sur le Vidar. J’ai eu le plaisir d’être invité à la précédente soirée organisée ici, qui s’est finie comme vous le savez, vous excuserez donc ma voix un peu enrouée... »


J’ai bouffé du lacrymogène. Et j’en profite pour faire un grand sourire au responsable de la sécurité. J’espère que ça va le faire réagir.

« Madame, pardonnez mon impertinence mais... Vous comptez vous vous-même dans l’entourage de l’estimé Yagos Rojas ? Vous étiez en effet conseillère avant d’être administratice. Vous n’étiez pas au courant de la présence de clandestins à bord ? Jamais ? La question n’a absolument jamais été abordée depuis le décollage du Vidar ? »
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Percival Callaghan
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Ven 2 Mar - 16:10
Walled GardenEvent 2 : ParlonsAll this will be for nothing. We will have been for nothing. Defined by their histories, distorted to fit into their narrative, until all that is left of us are the monsters in the stories they tell their children.
(James Flint – Black Sails)

Percival avait passé les portes peu avant que la première question ne soit posée. Ayant longtemps délibéré une apparition à la soirée, pesant le pour et le contre, oscillant de nombreuses heures durant, il s’était finalement convaincu de s’y montrer, malgré sa répulsion à se mêler à la foule, et les souvenirs cuisants de son dernier séjour dans la salle de cérémonie.
Si sa position sur la question des clandestins restait nuancée, il ne pouvait, en tant qu’avide amateur d’Histoire, décemment s’éclipser de discussions qui pourraient changer le cours de leur traversée stellaire.
Ainsi se retrouva-t-il debout à l’arrière de la salle, proche des portes, jaugeant l’agent de sécurité qui s’était planté non loin de lui, possiblement l’un de ceux avec qui il avait eu une altercation lors de la soirée des vingt ans. Percival camoufla un soupir.
L’homme barbu qui avait ouvert les hostilités avait lancé une question pertinente, bien que piquée. Cependant, le regard de Percival fut détourné par une nouvelle entrée. Une silhouette familière. La jeune femme semblait avoir troqué sa tenue distinguée contre des habits de travail, mais les souvenirs de ce soir là étaient encore clairs dans l’esprit de Percival. Ira.
Elle rejoint l’homme qui avait parlé, ainsi que son voisin. S’assit à leur côté. Lorsqu’un vieil homme les approcha, l’un d’eux se mit à le haranguer, perturbant la réponse de l’administrateur général, que Percival ne parvint à saisir en entier.
Ils se comportaient comme des goujats de première classe. Percival renifla dédaigneusement et roula des yeux. Mais il se retint d’intervenir. Si ces messieurs n’étaient pas capables de se tenir comme des personnes civilisées quand le contexte l’exigeait, lui, cependant, avait bien compris le sérieux que nécessitait ce genre de discussions.
Il cueillit la réponse de l’administrateur avec un sourire sardonique. Son esquive n’avait rien de discret. Il ne fut pas le seul à le remarquer. L’homme qui l’avait alpaguée – un prénommé Kerwan – l’interpella de nouveau. Avec cette fois, une intention peu dissimulée de mettre le feu aux poudres. Percival retint un grognement. Et attendit.
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Arnhem Montfort
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Dim 4 Mar - 20:40
Vingt jours avaient passé depuis le 20ème anniversaire du lancement du vaisseau. Arnhem avait beaucoup hésité avant de répondre positivement à l'invitation à dialoguer lancée par le gouvernement. L'intention était louable, et même si Arnhem s'était juré qu'on ne le reprendrait plus à participer à une célébration, il était là, debout au fond de la salle. Dialoguer, oui, c'était bien. Mais cela aurait du être proposé avant. Avant que les choses ne s'enveniment comme cela avait été le cas à la cérémonie des vingt ans. Et puis il fallait que les intentions du gouvernement soient claires et sincères. Il ne leur fallait plus cacher les choses aux citoyens. S'il y avait effectivement des passagers clandestins, et bien il fallait s'expliquer sur la situation, pour au moins essayer d'endiguer la violence dont étaient capables les gens, et les injustices qu'ils ressentaient à leur égard.

Arnhem, lui, s'était d'abord dit qu'il n'en avait pas grand chose à faire, que des passagers soient montés dans le vaisseau sans en avoir le droit. Ils ne l'avaient pas dérangé jusque là. Ils ne le dérangeaient d'ailleurs toujours pas. Mais la tension environnante et le déferlement de violence lors des dernières célébrations l'obligeaient à s'intéresser de plus près au problème. A cause d'une balle perdue, il avait eu droit à des acouphènes et des pertes d'équilibre pendant six jours. Sa mère, qu'il avait heureusement retrouvée le lendemain des célébrations, avait la jambe gauche dans le plâtre. Pendant trente jours encore. Serah, sa fille, l'avait questionnée sur ce qui était arrivé. Il n'avait pas reculé devant ses responsabilités et lui avait expliqué. Au moins ce qu'il savait. Et il était venu ce soir à la pêche aux informations. Il se devait d'en apprendre plus. Mais il resterait en retrait, il n'avait pas encore de question à poser. Et si ça dégénérait encore, il gardait un œil sur la porte de sortie.

Il avait donc entendu la première question posée, et la première réponse de l'administratrice. L'ancien administrateur avait été évincé. OK. Mais l'auteur de la question - Kerwan Walsh - avait rebondi. Quels étaient les liens entre Katrina Eberwald et Yago Rojas ? C'était intéressant. Mais s'expliquerait-elle simplement, ou bien comme tout politique, partirait-elle dans des circonvolutions destinées à endormir les citoyens venus la rencontrer ? Arnhem patientait calmement.

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Orion Kelly
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Lun 5 Mar - 1:55






Parlons



Voilà que le dialogue allait être officiellement ouvert après ce qui c’est passé lors du 20ième anniversaires. Une partie d’Orion se demandait pourquoi cela n’avait pas été fait avant, mais puisqu’il n’est pas l’une des têtes pensantes à bord du vaisseau il c’était dit qu’il y avait certainement une excellente raison. Dès qu’il avait appris la nouvelle, le rouquin souhaita y prendre part, ou du moins assister à l’assemblée, jugeant sa présence importante. Ceci dit, ce n’était pas afin d’être une paire de gros bras, mais plutôt dans le but d’y voir un peu plus claire et de savoir comment se sente les gens à bord.

C’est donc en civile qu’il s’était rendu sur les lieux! Bon il faut dire qu’avec sa longue crinière rousse il ne pouvait pas passer très discrètement ! Tout ceux l’ayant déjà vu en uniforme par le passé pouvaient facilement le reconnaitre, mais c’était qu’un détail. Aujourd’hui il ne représentait pas la loi, il était un citoyen du Vidar.

C’était donc dans le fond de la salle qu’il s’installa, écoutant les gens discuter, exprimer leur opinion. Une première voix se leva, une voix qui lui était étrangement familière. Il jeta un coup d’œil depuis sa place.

-Bonsoir. Mesdames. Messieurs. J’avais une question toute simple pour commencer, puisque de toute façon pas mal de choses ont déjà été révélées ces derniers temps... Depuis combien de temps vous êtes au courant qu’il y a des passagers clandestins au sein du Vidar ?

Tien, il le connaissait celui-là! Nettement plus sombre cette fois-ci, mais il le reconnaissait. Il avait une excellente question en effet. Notre rouquin avait pris connaissance de la situation relativement récemment, mais les ordres étant les ordres, il avait dû demeurer silencieux sur le sujet. Il fallait entendre la réponse ‘’officiel’’ le regard de notre rouquin se tourna vers l’administratrice générale.

-Je vous prierais de vous présenter avant de poser vos questions, par soucis de réciprocité. Des documents rapportent que le cercle proche de Yago Rojas avait été mis au courant de l''intrusion peu de temps avant le décollage. L'administrateur général a tout de même donné l'ordre de décollage. L'entourage de Yago Rojas ont tous été mis à l'écart et aucun n'occupe présentement un poste dans l'administration du vaisseau.

C’était une réponse typique des gens en politique. Ce qui semblait ne pas avoir su satisfaire la curiosité de monsieur. Tien, c’est alors que notre rouquin remarqua sa voisine non loin! Ils se connaissaient ?

- Pardonnez-moi madame. J’aurais dû me présenter. Bonsoir, tout le monde. Mon nom est Kerwan Walsh. Je travaille en tant que mécanicien sur le Vidar. J’ai eu le plaisir d’être invité à la précédente soirée organisée ici, qui s’est finie comme vous le savez, vous excuserez donc ma voix un peu enrouée... Madame, pardonnez mon impertinence mais... Vous comptez vous vous-même dans l’entourage de l’estimé Yagos Rojas ? Vous étiez en effet conseillère avant d’être administratice. Vous n’étiez pas au courant de la présence de clandestins à bord ? Jamais ? La question n’a absolument jamais été abordée depuis le décollage du Vidar ?

Il en avait long à dire, mais il posait les bonnes questions. Certes le tout n’allait surement pas plaire à l’administration, mais il s’exprimait et c’est ce qui était important ici. Notre rouquin lança un regard circulaire sur la salle, observant la réaction des gens face à cette question. Les informations devaient être en partie déclassifier, les habitants du Vidar avaient le droit d’être mis au courant. D’un autre côté, Orion pouvait aussi comprendre pourquoi le tout n’avait pas été tout à fait partagé avec les habitants. Le but n’était pas de leur mentir, mais plutôt de régler l’affaire discrètement sans trop causer de problème… enfin c’est ce qu’il avait pu comprendre selon les rapports. Cependant il était assez évident que ça n’avait pas fonctionner.

Son regard se posa alors sur le patron du Opal. Il croyait l’avoir vu durant la soirée, mais ne l’avait pas revu depuis. Il se glissa donc jusqu’à lui.

-Excusez-moi, pardon, désolé, en s’excusant pour déranger les gens au passage tout en demeurant le plus charmant possible. Hey boss! Lui dit-il avec un petit sourire, en espérant qu’il n’avait pas une dent contre les membres de la sécurité… ou si c’était le cas qu’il n’en avait pas une contre Orion.



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KING OF TACS
credit signature : Ira ♥
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Administrateur Général
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Mer 7 Mar - 1:51



Parlons


L'Administratrice Générale peine à dissimuler son impatience. Elle avait espérée calmer ce Kerwan avec son aplomb du début mais il s'avère coriace. Katrina compte bien virer les crétins qui l'ont convaincue de mettre en place cette petite soirée questions-réponses. L'ex-militaire n'a pas l'habitude de faire dans le relationnel et cela se voit. Son sourire est aussi crispé que sa main autours du micro. Elle tente cependant de garder un ton bienveillant mais sa nature reprend vite le dessus :

« Vu leur nombre, nous ne pouvons pas compter tous nos conseillers dans notre cercle rapproché, cela serait ridicule. »

Derrière elle, Yong est aussi à l'aise que sa supérieure. Lui non plus n'est pas doué pour parler à ceux qu'ils considèrent comme ignorants. Jayden cependant semble sur le point de lui arracher le micro des mains pour sauver cette soirée avant qu'elle ne vire au fiasco. Katrina marque une pause avant de décider de préciser sa réponse, afin de couper l'herbe sous le pieds de ce fichu mécanicien.

« Je n'ai jamais été proche de l'administrateur Rojas. Je n'ai jamais été mis au courant de la présence des clandestins avant le scandale. »

Maintenant, elle est agacé à cause des souvenirs. Yago ne lui avait offert un poste de conseillère que par politesse pour son âge et son ancienneté dans l'armée. Jamais la nouvelle génération, principalement masculine, n'avait pris la peine d'écouter ce qu'elle avait à dire. Mais tous l'avaient pointé du doigt lorsqu'il fallait désigner un volontaire pour prendre la suite de l'administrateur tombé en disgrâce.
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Kerwan Walsh
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Mer 7 Mar - 2:06
- Mais un seul conseiller est devenu administrateur...

Paf. Crochet du droit. Je fais mon grand sourire, lèvres bien retroussées, et me retourne subitement pour voir David et Ira. Je pourrais leur demander de m'en taper cinq, pour le coup. Le problème, c'est qu'en me tournant, je vois que plein de sièges censés être vide sont maintenant remplis de retardataire ; Y a un petit gars pas bien épais et propre sur lui, un roux qui me dit quelque chose mais dans l'immédiat je ne sais pas pourquoi (En même temps je croise beaucoup de gens sur le Vidar, on est un milieu enfermé depuis vingt ans... Mais quand même, j'essaye de retrouver d'où je me rappelle de son visage), et puis un monsieur barbu. Le problème c'est que je suis en train de monopoliser le micro. Et surtout qu'avec mon tacle sale qui mérite normalement un carton jaune de l'arbitre (Ou une accusation de diffamation) j'ai pas envie qu'on y réponde ou qu'on se confronte à ce problème ; Parce que faut que l'idée elle germe, que les gens agitent leurs petites têtes en se disant : "ah oué, tiens donc...". La soirée vient à peine de débuter. On aura tout le temps de faire sortir de sales vérités, de presser comme des serviettes dégoulinantes de sueur la moindre goutte de vérité des gens qui nous gouvernent. Vous pensez qu'on aura une autre possibilité comme celle-là pour les vingt prochaines années, vous ?
Alors du coup, je tends mon bras et montre le micro, nonchalamment ; Plutôt que de laisser un des fonctionnaires prendre le micro et le donner à quelqu'un, c'est moi qui demande à voix haute, sans pour autant parler dans le micro.

- Quelqu'un ici a quelque chose à dire ?
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David Sharon
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Mer 7 Mar - 20:29
David avait écouté attentivement ces dernières minutes, se fût bien plus intéressant qu’il ne l’aurait pensé. Kerwan monopolisait le microphone et c’était encore plus drôle. Merci pour ce moment. Alors que Kerwan venait de finir une de ses nombreuses interventions, il demanda si quelqu’un dans la salle avait quelque chose à dire. C’était le bon moment. David fût bien plus enclin à participé qu’en arrivant, il en était le premier surpris. David se leva alors et récupéra alors le microphone des mains de Kerwan qui le tendait comme un gogole en arrière et se leva alors.
 
- « Bien le bonjour. Je suis David Sharon, étudiant en physique. 25 ans. Avant toute chose, je tiens à dire que ces premières questions furent pour le moins intéressantes. Avant de poser ma question, j'aimerais la contextualiser. Vous n’avez jamais été proche de Mr Rojas. Vous n’y êtes pour rien. Ni vous ni vos proches collaborateurs. Je me doute que ce n’est pas le genre de choses dont on parle entre tête pensante du Vidar. Oui. Néanmoins. J’aimerais que vous m’éclairiez juste un instant sur, je dirais, quelques points. Nous sommes ici aujourd’hui pour obtenir des informations, quelques réponses je dirais. Nous avons eu la preuve que pendant vingt-ans vous nous aviez menti. Le « vous » désigne la direction du Vidar en général. Pas vous, vous n’étiez pas au courant, je le rappelle. Bref. Voici ma question. Maintenant que l’opinion publique est au courant pour le cas des clandestins, quelles mesures allez-vous mettre en œuvre ? Je tiens à rappeler que nous ne savons rien de ces gens. Ni de leurs intentions, n’est-ce pas ? Si ces gens avaient des intentions hostiles, ne serait-ce pas alors là la preuve que nous, habitant du Vidar, avons été mis dans une situation plus que dangereuse ? Je dirais même, en première ligne ? »

Le jeune prit quelques instants pour réfléchir à la suite.
Bien qu'il avait déjà monopolisé l'attention depuis quelques secondes déjà.

« De plus, aujourd’hui qui nous dit que ces gens n’ont pas rejoint des cercles d’influences importants du Vidar ? Ne pourraient-ils pas frapper à tout instant ? Ne pensez pas avoir atteint un point de non-retour dans ce quoi peuvent supporter les honnêtes habitants du Vidar ? Donc je répète ma question. Excusez moi d’avoir fait traîner un peu le tout. Quelles sont les mesures que vous allez mettre en œuvre pour résoudre ce problème ci ? Je vous remercie de m’avoir laissé m’exprimer. »
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Edwin Hornmeyer
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Sam 10 Mar - 16:15
Ce matin aurait presque pu passer pour une journée comme une autre dans la cabine occupée par la famille Hornmeyer, mais une certaine tension était palpable dans l’atmosphère. Quelques semaines après la désastreuse célébration des vingt ans dans l’espace du Vidar qui s’était achevée en émeutes, la direction du vaisseau avait décidé d’organiser un nouveau rassemblement pour répondre aux questions des passagers. Ni Edwin ni sa femme, Ellen, n’avaient pu participer aux précédentes festivités mais aujourd’hui, lui comptait bien être présent. L’ambiance à bord n’était plus la même que quelques mois auparavant : les forces de sécurité étaient sur les dents, une partie de la population perdait confiance en l’administration et des rumeurs à propos de milices ou de groupes anarchistes commençaient à se répandre à bord.

Alors, cette réunion ne s’annonçait pas aussi joyeuse que la précédente. Les forces de sécurité allaient sûrement être présentes en nombre et les effectifs au service santé avaient été augmentés soi-disant par simple mesure de précaution. Ellen était chirurgienne à bord et avait été réquisitionnée ce jour-là ; elle quitta donc la cabine dans la matinée pour aller prendre sa garde.

« Bon courage.
- Merci. Tu tiens toujours à y aller ?
- Oui, ça me semble important. On aura peut-être des éclaircissements sur la situation actuelle et puis je travaille pour ce vaisseau… Alors on a besoin de savoir ce qui va se passer.
- Alors fais attention à toi, tout à l’heure.
- Promis. Ça m’étonnerait que l’administration laisse la situation partir en vrille cette fois-ci, alors je ne risque pas grand-chose. »

Quelques heures plus tard, c’était au tour d’Edwin de quitter sa cabine, vêtu d’un costume deux pièces noir sans cravate typique d’un civil. Quand il arriva dans la salle de cérémonie, il fut d’abord surpris de ne pas tomber nez à nez avec un imposant détachement de sécurité. Néanmoins, il repéra bien vite les agents en civil qui surveillaient discrètement la foule : visiblement, l’administration ne voulait jouer dans la provocation et affichait un semblant de confiance envers les passagers.  Il repéra rapidement quelques connaissances et alla s’asseoir près d’eux, au milieu de longues rangées de chaises disposées entre des cloisons mobiles qui réduisaient grandement l’espace disponible.

Les premières questions tombèrent, assez prévisibles. Pourtant, les huiles debout sur l’estrade ne semblaient pas très à l’aise pour y répondre. Etait-ce par manque de préparation, parce qu’ils n’étaient habitués à ce genre de discours en public ? Ou tout simplement parce qu’ils n’avaient tout simplement pas les réponses et qu’ils improvisaient comme ils pouvaient. Difficile à dire.

HRP:
 

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Lorna Morigan
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Sam 10 Mar - 19:16
Ce jour-là, au lieu de rester chez elle comme elle l'avait fait lors de la Célébration qui avait tourné au cauchemar, Lorna Morigan avait décidé de se rendre à cette soirée du dialogue organisée par les grandes huiles, une tentative d’apaiser les esprits et d'apporter des réponses plus ou moins honnêtes de leur part qui, en vérité, ne l'intéressait pas vraiment. La jeune femme n'était là que parce qu'elle espérait en apprendre plus sur les rumeurs qui circulaient ces derniers temps et connaître la position officielle, non comme l'on ne manquerait pas de la rapporter mais comme elle serait réellement annoncée. Elle avait donc quitté un peu plus tôt le travail, fait un brin de toilette, histoire de se débarrasser des tâches d'huiles et autres liquides, avait enfilé un col roulé gris anthracite, un pantalon noir, son habituelle veste en cuir brun style rock qu'elle avait soigneusement graissé la veille, puis, elle s'était rendue, emportant des amandes à grignoter, au troisième niveau, rentrant pour la première fois dans la salle des célébrations.
La réunion avait déjà commencé lorsqu'elle se faufila discrètement dans la salle, s'asseyant dans le fond, observant rapidement les personnes présentes. Elle en avait déjà croisé certains, quelques têtes lui étaient plus familières que d'autres; la plupart, elle les associait à un poste de police ou un brise la joie en uniforme, ce qui lui arracha un sourire en se disant qu'elle connaissait plus d'agents de sécurité à force d'avoir fini au poste que de civils. L'espace d'un instant, elle se demanda si l'un d'eux ne risquait pas de la reconnaître et de la surveiller de trop près, même si elle se tenait à carreau depuis pas loin de deux ans puis elle haussa les épaules, n'étant pas là pour chaparder quoi que ce soit, si ce n'est un peu d'alcool... D'alcool sans alcool se corrigea-t-elle en jetant un regard vers les tables où les boissons étaient mis à disposition et où elle ne voyait aucune bouteille d'alcools circuler. C'est alors qu'elle eut une idée qui lui fit lâcher un fou-rire qu'elle parvint à grand peine à étouffer : elle venait de se dire qu'elle pourrait inverser les rôles et, pour une fois, distribuer des amandes aux agents de sécurité, après ils n'apprécieraient pas forcément la plaisanterie, s'ils la comprenaient du moins...

Reprenant son sérieux, elle prêta l'oreille à ce qui se disait, esquissant un sourire amusé à la réponse, peut être sincère mais guère crédible de l'administratrice qui ne disait pas avoir été mise au courant de la présence de clandestin au décollage, avant de s'enfiler une poignée d'amandes, tâchant d'être aussi discrète que possible. Ce David Chapron, Shaon, bref, quelque soit son patronyme qu'elle n'avait pas bien entendu, avait posé une question intéressante : quelles mesures seraient prises ? Avant, selon elle, de tout gâcher en parlant des honnêtes gens, qu'est-ce qu'il fallait comprendre ? Que certains étaient mieux que d'autres ? Moins soupçonnables ? Et c'était qui au juste ? Ceux qui avaient embarqué dans la plus parfaite légalité et leur descendants ? Si oui ce morveux ferait mieux d'ouvrir les yeux et de sortir de sa piaule et de ses cours pour réaliser que tout n'était pas rose et que les honnêtes gens n'étaient rien de plus que l'expression de la suffisance, une manière de se donner une fausse importance souvent mensongère.

"Par les couilles du dragon, il y en a qui mériterait des baffes !" grogna-t-elle à mi-voix avant de réaliser qu'elle avait parler de manière assez forte pour se faire entendre de ses plus proches voisins. Aussi, elle adressa un sourire d'excuse à ses voisins, s'arrêtant sur une chevelure rousse qu'elle trouva assez impressionnante avant de reporter son attention sur la discussion.
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Ira Hraoui
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Dim 11 Mar - 13:48
Je rigole lors de l'altercation de David avec le vieux mais je tente tout de meme de rester discrète ; Kerwan semble décider à sortir tout le linge sale et jeter à la gueule d'Eberwald. C'est pas moi qui vais l'en empêcher, y'a un truc chez cette femme qui me fait froid dans le dos. Elle semble rien pouvoir montrer d'autres que de l'impatience ou du mépris. Sur l'estrade, elle nous en fait une parfaite démonstration. J'ai envie de l'apostropher, lui dire que personne l'avait forcé à être là si ça la dérangeait tant que ça de nous répondre. Merde quoi. Je garde tout de même la bouche fermée, de peur de me faire tirer dessus par les gardes. Ils étaient plutôt remonté ces derniers jours, suite aux événements.

David prend le microphone, ça me surprend. Moi qui ne m’intéresse pas à la politique, j'avais jamais vraiment pris le temps de m'intéresser aux opinions de mes comparses. Je fais les gros yeux à David, du genre ''WTF DUDE''. Il a l'air de savoir ce qu'il dit, même s'il fait un peu de lèche à la sorcière en début d'intervention. Il finit quand meme par la bombarder d'un nombre incalculables de questions. Mes yeux cherchent ceux de Kerwan pour lui faire partager mon incompréhension. Ils jouaient aux super politologues qui allaient sauver tout le monde ? Gosh, si j'avais cru assister à ça un jour... Le fond de la salle s'agite un peu, entre les arrivées tardives et ceux qui se permettent de commenter à voix haute. J'espère toujours que ça finira mieux que la dernière fois...

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Crédit vava : Orion et Jawn. ♥️ sur vous.
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Percival Callaghan
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Dim 11 Mar - 23:03
Walled GardenEvent 2 : ParlonsAll this will be for nothing. We will have been for nothing. Defined by their histories, distorted to fit into their narrative, until all that is left of us are the monsters in the stories they tell their children.
(James Flint – Black Sails)

La réponse de l’administrateur fut laconique. Percival grimaca. Eberwald semblait ce soir déterminée à exposer au public son manque de préparation, et sa tendance à la réplique acerbe. Rien de bon, en somme. Elle risquait de vite se trouver submergée par les évènements, à ce rythme. Quant à ses voisins, ils n’en menaient pas plus large. Un instant, Percival cru à une mascarade. Mais tout semblait si mal orchestré qu’il se refusait à croire que l’administration se mettrait délibérément dans une position aussi fâcheuse.
Le voisin goujat, apparemment prénommé David, se saisit à son tour du micro dans un mouvement qui se voulut sans doute flamboyant. Si sa question sur les mesures réfléchies par les hauts gradés était pertinente, et même essentielle, Percival se renfrogna aussitôt à l’entente de la suite de son discours. Ce jeune homme faisait preuve d’une étroitesse d’esprit impressionnante en classifiant ainsi les clandestins d’hostiles, les fourguant tous par la même occasion dans le même panier.
Si la pique était intentionnelle, alors elle était cruelle. Si elle ne l’était pas, elle démontrait un niveau de compréhension bien limité. Malgré tout, Percival savait que cet homme ne faisait que répéter les rumeurs qui circulaient depuis les révélations au sein du Vidar. L’Homme s’était toujours démontré d’un naturel affolant à blâmer ce qui lui était inconnu pour ses ennuis. Il aurait été utopique d’espérer que le Vidar soit exempt de telles ignominies.
Pourtant, Percival ne pouvait s’empêcher de se sentir agacé par de tels propos. Les clandestins n’avaient, sans aucun doute, aucune motivation sombre. Comme tout un chacun ici, ils avaient entraperçu une chance de survivre. De ne pas crever sur une planète polluée. Et ils l’avaient saisies. Nombre d’entre eux auraient fait de même, s’ils s’étaient trouvés confrontés à de telles situations, il en était convaincu.
Percival eut un sursaut lorsque, à quelques sièges de distance, des jurons à l’encontre de David fusèrent. Il apparut que d’autres partageaient son avis, quant aux vociférations malavenantes du jeune homme. Cette jeune femme aux cheveux bleus, mais aussi d’autres autour d’eux, murmurant les uns avec les autres, en étaient la preuve flagrante. Un sourire, pas tout à fait soulagé, se dessina sur son visage.
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Administrateur Général
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Mar 13 Mar - 22:04



Katrina Eberwald ouvre la bouche pour répondre à ce mécanicien impertinent mais se ravise en voyait les signes de ses conseillers, debout derrière le dernier rang. Elle resta debout avec le micro jusqu'à ce que, en entendant la nouvelle et terriblement longue question, Yong Gao s'avance pour prendre le relais. L'administratrice générale ne se fait pas prier et s'installe sur sa chaise, l'air toujours aussi fermé.

Le responsable sécurité transpire l'éducation militaire : il se tient mieux qu'une danseuse étoile, ses doigts tiennent fermement le microphone, son regard ferait immédiatement pleurer un bébé. Il est bien mieux préparer à cet exercice que la Big Boss.

« Après les récentes mises à pieds, l'équipe de la sécurité a été presque entièrement renouvelée, retardant la prise de mesure. Nous avons plusieurs pistes, notamment en utilisant les archives du décollage. Notre département cyber-sécurité travail afin de trouver des indices laisser dans les documents piratés. Nos équipes sur le terrain mettent tout en oeuvre pour retrouver les clandestins et leur complice. Pour des raisons de sécurité, vous comprendez qu'il m'est impossible d'être plus spécifique. »

L'homme marque une courte pause, plus pour séparer nettement les deux réponses que pour réfléchir à une réponse.

« Les mises à pieds se sont accompagnés d'autres mesures : suivis psychologique, nouvelle proposition d'emploie. Il ne s'agissait pas d'une Vendetta, mais de se montrer méritant de la confiance des passagers. A l'heure actuel, tous sont biens intégrés à la vie du vaisseau. Merci pour votre question, monsieur Sharon. »

Yong Bao retourne à sa place, gardant le micro avec lui. Il sait que le rendre à l'administratrice générale serait une erreur. Bien que compétente à son poste, cette femme est une catastrophe en dehors de son bureau.

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David Sharon
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Jeu 15 Mar - 0:16
David était content. Ni par son intervention ni par la réponse de l’administration. Non. Mais plutôt par la réaction des gens dans la salle. Tout au long de sa prise de parole, plusieurs voix s’étaient élevées dans le fond de la salle, quelques injures ici et là, et c’est bien ça qui le faisait marrer ? Pourquoi, d’ailleurs ? La réponse est simple. Voir dans quel état se mettent cette bande de fragiles ici présent en ce jour était presque jouissif. Ils avaient sans doute du mal à comprendre la situation. 

"Roh, la la..."

Ce n’était pas un problème lié au social mais on parlait bien de survie. « Les pauvres clandestins, ils méritaient de vivre comme tous les habitants du Vidar », ils devaient tous penser ça, pas étonnant, aux vues de leur réaction. Qu’est-ce que ça pointait du doigt ? Sans doute que la dizaine de neurones qu’ils se partageaient entre eux ne devaient certainement pas être suffisant pour qu’ils comprennent dans quelle situation se trouvait le Vidar. Ce qui à première vue, du moins pour David, ne semblait pas vraiment une chose qui obligeait à une grande réflexion. 

Quand David se rassit, il croisa le regard d’Ira, il ne pu s’empêcher de lever les épaules alors qu’un petit sourire se dessinait sur son visage en mode « easy peasy. » Il écouta tout de même la réponse de l'administration, sans grande conviction. Il ne leur faisait pas confiance, ni pour ça, ni pour tout. Cette réponse ne lui allait pas, tout comme celles aux question de Kerwan.

" Et beh, et beh..."
Le jeune croisa alors les bras, prêt pour la suite de ce magnifique débat.
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Kerwan Walsh
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Jeu 15 Mar - 0:27
David m'impressionne. Il dose bien le foutage de gueule subtil avec la petite mine provocante. Toutes ces soirées à se foutre de la gueule de ses aînés l'a endurci, lui a épaissi sa cuirasse, et maintenant il met ses talents de chieur au service d'une noble cause : La représentation démocratique des habitants du Vidar. Tout le long qu'il piaille j'agite la tête de bas en haut, je fais un petit "ouais" et j'essaye de voir le regard d'autres personnes autour de moi pour leur faire un signe du doigt.
C'est encore un peu trop tôt pour chauffer la salle quand même. Faut pas allumer la mèche avant d'avoir mis assez de poudre, et croyez-moi que tout va se balancer au napalm.

Quand David se rassoit c'est au tour des connards sur l'estrade de répondre. Visiblement la marâtre n'a pas pris son tranxen parce qu'on lui vole le micro. Je ris à gorge déployée en espérant obtenir d'autres rires au sein de la salle - je sais qu'il y a assez de beaufs pour que ça prenne un résultat - puis j'écoute attentivement messire Yong Gao qui ouvre le claque-merde. Quand il a fini, je pose mes coudes sur le dossier de ma chaise, m'enfonce dedans, et me met à parler à voix haute, à l'attention de David et Ira qui me flanquent à mes côtés.

"C'est rassurant ! Vous êtes rassurés les gars ? Bon sang je suis rassuré ; Maintenant on est au courant que Yago Rojas s'est trouvé un nouvel emploi pépouze. Et il se sent bien dans le cerveau ! Ouf ! J'avais peur pour ce garçon !"

Sourire sardonique. Rire gras. J'attrape la nuque de David pour la serrer amicalement.

"Mais t'as vu y vont tout faire pour les retrouver ! C'est sûr ça doit demander plus d'efforts que tirer dans des gens en costard, peut-être même qu'ils vont être obligés de bosser les vigiles. C'est bizarre, ils ont pas répondu à ta suggestion que, comme quoi, certains de ces clandestins dont on ne sait absolument rien et qui vivent sur le Vidar depuis vingt ans avec des identités forgées ont peut-être atteint des fonctions importantes dans le Vidar ; Mais pas d'inquiétude. Yago Rojas peut toujours aller bouffer le samedi midi au Ciel Ouvert !"

Je dis ça un peu plus fort que le seul niveau d'octave qui permettrait à Ira et David d'être les seuls confidents de mes paroles. Je dois avouer que là c'est même plus tellement drôle, ça a franchit la limite qui amène tout de suite au tribunat du peuple. Les romains ils balançaient les gens depuis une montagne, nous faudra qu'on soit plus inventifs.
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Lorna Morigan
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Jeu 15 Mar - 10:45
Lorsque l’administratrice Eberwald s’apprêta à répondre puis se raviser et céder la place à Gao qui, selon elle, était l’incarnation parfaite du bon petit soldat, Lorna ne put s’empêcher un sourire amusé ; la différence entre les deux était telle que s’en était presque drôle : d’abord ils avaient la bureaucrate qui ne savait discuter naturellement qu’avec des dossiers et de l’autre le type droit comme un bâton de la justice qui vous lançait un tas d’informations, noyant presque assez le poisson pour faire oublier qu’il n’a  pas vraiment répondu à la question qui, même si elle n’avait guère appréciée la formulation employée par le sieur Sharon, n’en était pas moins légitime et méritait une véritable réponse.

Le responsable de la sécurité leur avait dit qu’ils avaient renouvelé l’équipe de sécurité, une mesure qui n’aurait qu’un effet limité sur les esprits mais qui marquait tout de même une volonté, au moins affiché de l’administration, de ne pas cautionner les actes commis lors du vingtième anniversaire. Sur ce point, Lorna n’espérait pas plus et se disait que cela suffirait sans doute amplement, pas besoin d’envoyer une bande de sensibles de la gâchette faire une petite promenade sans combinaison spatiale dans le cosmos. Le problème était bien dans le fait que jusque-là il avait simplement été dit qu’ils allaient chercher les clandestins et leur complice mais sans dire ce qu’ils feraient après : prison ? Peine capitale ? Rien ? Lorna n’était pas venue dans le but de prendre la parole, seulement d’écouter et pourtant elle fit signe au chargé du micro, attendit qu’on ne le lui apporte et se leva, réajustant sa veste sur ses épaules, rejetant ses cheveux en arrière puis, le dos droit, l’air calme et sérieux, alors qu’elle se sentait particulièrement nerveuse à l’idée de prendre la parole dans une telle foule, elle s’empara du microphone, le porta devant sa bouche, et, les yeux rivés sur les quatre huiles perchés sur leur estrade.

« Tout d’abord, bonsoir. Mon nom est Lorna Morigan, réparatrice installée au niveau 2. Il vous a été demandé, par ce… »
elle hésita un instant, ayant presque envie de lancer une pique assassine envers David Sharon mais elle se retint, après tout il n’avait fait que l’agacer par une formulation maladroite, « Charmant jeune homme, quelles mesures étaient envisagées à l’encontre de ces clandestins. Je ne crois pas que vous ayez répondu à la question, du moins pas totalement. En effet, vous nous avez dit que, je simplifie grandement, vous alliez essayer de les retrouver, eux et leurs complices. Et après ? Je pense que nous sommes tous ici assez intelligent, ou du moins je l’espère, pour comprendre que tous ne sont pas nécessairement là pour semer des troubles. Après tout nous sommes parties il y a près de vingt ans et jusque-là les choses se sont passées normalement, sans que personne ne s’inquiète de leur cas. Nous pouvons donc raisonnablement penser que la plupart ne sont pas là pour saboter le vaisseau, sinon pourquoi avoir attendu si longtemps pour nous changer en boule de gaz incandescente ? Je repose donc la question : que comptez-vous faire une fois que vous les aurez trouvés ? Les emprisonner ? Les exécuter s’ils se montrent trop dangereux pour la poursuite du voyage ? Les laisser continuer leur vie à bord et régulariser leur situation s’ils n’ont fait que chercher à survivre ? Je vous remercie déjà de bien vouloir me répondre, nous répondre, après tout je ne dois pas être la seule à me poser cette question. » dit-elle d’une voix claire et forte, faisant peser son regard sur les différentes personnes présentes dans la salle lorsqu’elle arriva à sa dernière phrase.

Elle attendit quelques secondes que ses propos fassent leur petit effet puis elle rendit le micro et se rassit, les joues légèrement rouges. La mécanicienne avait parlé plus longtemps qu’elle n’avait pensé le faire mais elle s’était laissée emporter par son élan. La Morigan n’avait plus qu’à attendre une réponse.
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Arnhem Montfort
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Ven 16 Mar - 23:32
Arnhem se trouvait assez bien dans sa position d'observateur, et il avait constaté que d'autres se sentaient tout aussi bien que lui, au fond de la salle, attentifs mais non désireux de se mettre en avant. Au-devant de lui, le ton des questions posées était volontairement véhément. On sentait que ceux-là étaient venus obtenir des réponses claires et que, tant qu'elles ne leur sembleraient pas assez satisfaisantes, ils ne lâcheraient pas le morceau.
Arnhem était bien indécis quant à la position à adopter. Ce n'était pas vraiment les clandestins qui lui faisaient peur, mais plutôt ce climat tendu qui entourait la nouvelle. Bien sûr, on ne connaissait pas leurs intentions, mais fallait-il céder à la psychose ? Dans une foule de plus de 18000 personnes, que représentaient réellement 35 clandestins ? Dans un mouvement de foule comme il en avait vécu aux célébrations du 20ème anniversaire, pas grand chose. C'était peut-être imprudent d'attendre qu'une catastrophe se produise, mais Arnhem n'avait pas envie de monter au créneau. Il était un peu fataliste : son long séjour dans le Vidar lui avait appris cela. Et s'il devait se trouver impliqué dans un accident de grande envergure, alors il en serait ainsi.

Arnhem reconnut un visage familier sur la même rangée que lui. L'un de ses clients les plus réguliers au Dinner, Orion Kelly, s'avança vers lui et le salua. Arnhem sourit.
- Bonjour, Orion. Ravi de vous revoir.
Puis, faisant mine de chercher quelqu'un par dessus son épaule :
- Votre collègue n'est pas là ?
Il avait dit cela sur le ton de la plaisanterie - cela lui permettait aussi de dédramatiser la situation dans laquelle il se trouvait : des citoyens avides de réponses face à une administration frileuse. S'il y avait quelqu'un avec qui papoter, ce n'était pas plus mal.
- Je travaille à votre recette de burger épicé, en ce moment... dit-il à Orion.
Il commença à engager la conversation tandis que les questions continuaient en fond sonore. Quelques rangées devant lui, Arnhem remarqua un groupe qui réagissait bruyamment aux réponses qu'on leur apportait. Ils ne partageaient pas l'opinion d'Arnhem, mais le restaurateur comprenait qu'on puisse réagit ainsi. Il se contenta de continuer d'observer.

Et puis une dénommée Lorna Morrigan prit le micro, et Arnhem s'arrêta un instant de parler avec Orion. La jeune femme se livra à une intervention qui ressemblait assez à ce qu'Arnhem aurait pu dire. Oui, il fallait retrouver les clandestins, connaître leurs intentions, les surveiller peut-être un peu plus que les autres citoyens, mais pourquoi partir du principe qu'ils étaient mal intentionnés ?
Tout à sa réflexion, des images floues du jour des célébrations lui revinrent en tête. Car il venait de remarquer (du moins le croyait-il), un autre visage familier sur la même rangée de sièges que lui. Un visage qui, par une intuition assez forte, se trouvait lié à son souvenir de cet affreux événement. Celui d'un homme blond, propre sur lui, en chemise et cravate. Il s'excusa auprès d'Orion, puis s'approcha de l'homme.
- Excusez-moi, vous étiez là le jour des célébrations ? J'ai l'impression de vous connaitre, et pourtant, dans la confusion de ce jour là, j'ai du mal à me souvenir pourquoi j'ai enregistré votre visage...
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Orion Kelly
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Sam 17 Mar - 0:54






Parlons



Notre rouquin écoutait tranquillement la discussion en cours, les soucis de l’assemblé et malgré lui analysait un peu la salle. Un regard circulaire sur les habitants présent, il tentait d’évaluer un peu l’état de chacun, voir si quelques personnes étaient en mesure d’attirer son attention un peu plus. Bien entendu il avait les deux monsieur un peu bavard et pleins de questions qui avaient depuis le tout début su faire entendre la voix, mais à chaque échange il avait quelques réactions. Certes, il était ici en civil, et non en tant qu’agent en service, mais il y avait toujours cet instinct qui l’habitait. Jusqu’à présent, beaucoup semblaient hocher la tête en accord avec les questions posés, nombreux ne semblaient pas être tout à fait satisfait par le tout… mais ça Orion s’y attendait un peu.

Il s’était approché du patron du Dinner Oppal’s afin de plus ou moins discuter avec lui, prendre un peu de nouvelle, être une figure sympathique quoi! Le duo se mit à discuter tout bas afin de ne pas trop déranger l’assemblé, car après tout il y avait des choses importantes qui se disait ici !

- Bonjour, Orion. Ravi de vous revoir. Votre collègue n’est-pas là?

Il se souvenait de lui ! Cela rempli de joie le rouquin! De plus il ne semblait pas avoir changer son attitude envers Orion malgré sa connaissance de la profession de celui-ci et les récent évènement.

-Nah… Zeus et les trucs du genre, de plus il est un peu occupé avec le travail en ce moment. Répliqua-t-il avec un petit sourire.

Avec les évènements en cours, la sécurité avait du travail par-dessus la tête. Heureusement la fin de la sabbatique, Orion était en pleine forme ou presque !

- Je travaille à votre recette de burger épicé, en ce moment... Lui dit alors le sympathique monsieur.
-Oh vraiment ?

L’enthousiasme d’Orion fut un peu trop… fort, et certains regards c’était tournés vers ce dernier. Certains se demandaient surement si le tout avait quoi que ce soit a voir avec la discussion en cours avec l’administration.
-C’est super ça! J’ai hâte de tester.

Son attention fut brièvement détournée de sa conversation avec Arnhem alors qu’une jeune femme pris la parole. Le rouquin écouta cette dernière. Elle affichait certains bons points, et le tout su définitivement intéresser notre agent. Il sourit alors à Arnhem alors que celui-ci s’excusa, puis il se leva.

-Excusez moi ! En levant la main tout haut avec un peu trop d’énergie. Désolé d’interrompe tout ça, peut-être que je peux répondre, du moins… un peu! Mon nom est Orion Kelly, agent de sécurité bord. Si je peux me le permettre. Levant le doigt un peu bêtement, attendant un peu qu’on lui donne la permission de parler. Je ne parle pas ici en tant qu’agent, mais en tant que citoyen du Vidar, tout comme vous tous, et je comprends vos soucis concernant les clandestins, croyez-moi je les comprends, et comme la charmante dame là, mademoiselle Morigan c’est bien ça ? Le dit, il n’y a pas vraiment eu d’incident qui démontre qu’ils ont des mauvaises intentions, je crois qu’ils s’agis là tout simplement de gens comme vous et moi, avec leur soucis et tout ça… et qu’ils ont voulu quitter la terre pour des raisons propres à eux… je ne vais pas ici prétendre savoir pourquoi, mais pensez un peu à vos raison d’avoir voulu quitter, si c’était par choix… ou la raison dont vos parents vous ont amenez à bord… c’est surement assez similaire… nous sommes tous humain après tout… Maintenant en tant qu’agent, notre équipe tente de les retrouver, maintenant un peu plus… visiblement car avant afin de ne pas causer de panique… bref on voit que ça n’a pas super bien fonctionner ! Nous sommes tous à bord de ce beau vaisseau, et il serait mieux qu’on travail tous ensemble… à chacun nos tâches à bord n’est-ce pas ? Concernant le destin à venir des clandestins une fois retrouver… alors ça c’est au-dessus de mon salaire, mais le but de la mission n’est-il pas de trouver un nouveau chez nous ? N’est-ce pas notre but d’amener à travers les étoiles ce qui ce doit d’être en partie le meilleur de l’humanité ? Tentons de les retrouve… mieux les connaitre et connaitre leur intentions… et laisser les représentant élus faire une décision informée ?

Il en avait peut-être un peu trop dit, mais il parlait avec franchise. Il croyait sincèrement en les gens du Vidar, c’est en partie pourquoi il était devenu agent de sécurité. Son opinion n’allait probablement pas être partagé avec tous… nombreux vont surement ignorer le message simplement parce que c’est un agent qui parle… ignorant l’humain derrière l’uniforme… même s’il en portait pas en ce moment. Au moins il avait fait entendre sa voix.





Résumé du blabla ci-dessus:
 

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KING OF TACS
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Kerwan Walsh
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Sam 17 Mar - 1:18
- Et qui es-tu, qui connais pas son Histoire ?

Je me la suis fermé pendant que la jeune femme avait le micro. C'est normal. Elle piaille, elle a le droit à la parole, je vais pas interrompre ; c'est pas poli. Et puis en plus y a des connards en civil qui sont prêts à gueuler si on interrompt. Mais là techniquement le roux il a ouvert la voix.
D'ailleurs maintenant je sais d'où je l'ai vu ; Il a avoué être un condé. Ou plutôt un vigile de supermarché géant. Parce que c'est ce qu'est le Vidar, vous faites pas d'illusion : Un supermarché géant. On est quand même assez fous pour avoir inventé des emplois, des salaires, des restaurants qui sont plus-ou-moins distingués sur un vaisseau spatial où des hommes sont censés fonder une nouvelle société. On aurait peut-être dû cryogéniser tout le monde. Parce qu'entendre tous ces jeunes blancs-becs de pas trente ans si naïfs et mielleux, ça me fait battre le sang au fond des oreilles.
Alors du coup je raille. Et je raille d'une voix bien forte, avec ma voix d'ours, pour qu'on puisse m'entendre même sans micro. De toute façon, je ne compte pas faire le tribun longtemps. Juste assez pour faire germer un peu de vérité dans leurs crânes.

- Vous qui parlez, qui êtes si peu inquiets à l'existence de clandestins sur ce vaisseau, il n'est pas étonnant que vous ayez tous l'air si jeunes ! Vous n'avez pas connu la Terre, peut-être que vous feriez bien d'étudier le monde qu'on a laissé derrière nous !

J'hésite à me lever. J'hésite à bondir ; ça me démange au fond de mon cul.

- Parce qu'il y en avait, des hommes sur Terre, qui étaient experts dans le fait de se faire sauter. Et de faire sauter des gens avec eux. Les idéologies ça on n'en manquait pas.
35 clandestins, inconnus, dont on ne sait absolument rien, entrés le jour avant le décollage par une attaque informatique. Pourquoi pas plus ? Pourquoi pas moins ?
À moins d'être tous diagnostiqués suicidaires, je ne comprend pas comment vous pouvez laisser humainement le bénéfice du doute à de parfaits inconnus.


J'y pense d'ailleurs. On ne connaît tellement rien sur les clandestins qu'on ne connaît pas leurs âges ; Mais s'ils sont entrés adultes, ils doivent bien être assez âgés maintenant. Vingt ans c'est long. Ils devaient certainement être confinés à des tâches plus basses dans le passé, mais... Si on a renouvelé toute l'équipe de sécurité. Et tout le commandement du Vidar.
L'horreur s'empare de moi alors que je n'ose même pas sous-entendre cette idée à voix haute.
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Percival Callaghan
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Sam 17 Mar - 12:05
Walled GardenEvent 2 : ParlonsAll this will be for nothing. We will have been for nothing. Defined by their histories, distorted to fit into their narrative, until all that is left of us are the monsters in the stories they tell their children.
(James Flint – Black Sails)

Les échanges s’enchainèrent, donnant un instant le tournis à Percival, le forçant à reporter sa concentration sur les conversations en cours. Yong Gao avait repris le micro, avec plus de brio que sa prédécesseur, évitant bien plus habilement les questions qu’elle ne l’avait fait, mais les évitant néanmoins, ce que remarquèrent nombre d’entre eux. Percival préféra ignorer la réaction exubérante de Walsh ou de ses voisins, se concentrant sur sa propre voisine aux cheveux bleus, apparemment nommée Lorna Morigan, qui s’était emparée du micro, et apportait un commentaire très juste de la situation, confirmant qu’ils partageaient un point de vue bien similaire. Elle s’enquit ainsi de la sentence possiblement réservée aux clandestins, s’ils venaient à être retrouvés. Il hocha la tête en approbation.
Des pas, près de lui. Percival se tourna, et aperçut un visage familier.
- Excusez-moi, vous étiez là le jour des célébrations ? J'ai l'impression de vous connaitre, et pourtant, dans la confusion de ce jour-là, j'ai du mal à me souvenir pourquoi j'ai enregistré votre visage...
Un sourire, franc et rare, éclaira le visage de Percival. Il s’agissait de l’homme qui l’avait aidé à se sortir de son combat contre un énergumène un peu trop aviné, ce soir-là. Il avait, depuis, tenté de le retrouver, en vain, ne connaissant de lui que sa description. Il souhaitait, plus que tout, le remercier pour son aide, précieuse en de tels moments de doute. Mais, tandis que Percival ouvrait la bouche pour évoquer quelques souvenirs douloureux d’un soir d’instabilité, quelqu’un d’autre pris la parole.
Il s’agissait d’un jeune homme roux, appartenant selon ses dires à la sécurité. Orion. Son visage flottait dans la vision de Percival, lui rappelant la encore quelques brefs moments. Puis, l’éclair de compréhension. Il s’agissait du jeune homme qu’il avait croisé avec Ira, lors de cette soirée fatidique. L’agent babillait. Formulant des idées qui, si pertinentes, semblaient déplacées de sa part, d’autant qu’il affirmait lui-même n’en savoir que peu à propos des évènements. Il aurait été bien plus sage de laisser Yong Gao répondre, même si Percival devait avouer qu’Orion disait tout haut ce qu’il pensait tout bas.
Lorsqu’il eut fini, Percival lâcha un soupir. Peut-être enfin un moment de répit. Un temps laissé aux huiles de s’exprimer, lui permettant d’enfin discuter avec son nouveau voisin, à qui il adressa un regard désolé de ne pas lui avoir immédiatement répondu. Bien qu’encore une fois, il fut interrompu.
Les propos de Walsh lui firent serrer les dents. Histoire et terroristes. Le sang de Percival ne fit qu’un tour. Resté silencieux, refusant de s’impliquer, se promettant de rester simple observateur pour ensuite consigner les évènements de la soirée, il ne put s’empêcher de se lever, comme il n’avait pu s’empêcher de venir en aide aux plus en danger lors de la Célébration des 20 ans, faisant bruyamment grincer les pieds de sa chaise contre le sol ciré. Une expression malavenante au visage.
- Je vous prierai de ne pas invoquer l’Histoire pour justifier vos vues étriquées de la situation.
Ses premiers mots étaient acerbes. Enveloppés d’une couche de venin, parlés d’une voix puissante. Il ne s’arrêta pas là.
- Vous évoquez des évènements tragiques pour semer la peur et le trouble parmi des gens qui sont venus ici chercher des vraies réponses, et non des élucubrations de bas étages. Vous tentez d’effrayer une foule entière, d’insuffler en eux vos propres doutes et mécontentements, alors que vous êtes vous-mêmes incapables de rationaliser votre raisonnement. Vous parlez d’Histoire, mais ce sont ce genre de manœuvres de manipulations grotesques qui ont toujours précipité la chute de populations.
Une pause. Percival reprit son souffle. Lâcha le dossier de la chaise devant lui autour duquel il s’était agrippé tandis qu’il fusillait Walsh du regard.
- De plus, comme l’a signalé Mademoiselle Morigan, dont vous semblé avoir consciencieusement ignoré le discours, nous n’avons subit aucune attaque lors des vingt dernières années. Quel kamikaze, dites-moi, se ferait sauter dans un vaisseau flottant au milieu du vide avec vingt ans de retard, alors que toute communication avec notre planète est coupée, et qu’il n’obtiendrait ainsi pas la couverture médiatique dont il a tant besoin ? Faire tant de morts pour aucun bruit ? Aucun terroriste, pas même les groupuscules pourtant déterminés à faire échouer le projet Vidar, n’aurait d’idée aussi stupide. Votre raisonnement est faux, et votre logique bancale. Je vous suggèrerai donc à l’avenir d’éviter de vous servir d’évènements dont vous ne possédez pas une compréhension complète pour essayer de marteler vos idées fermées à tout va.
Le silence, dans la salle. Percival se rassit, signalant à son nouveau voisin, toujours à ses côtés, de faire de même, pour qu’ils puissent attendre patiemment la réaction de l’administration, et peut-être enfin échanger quelques mots.
©️ 2981 12289 0

Résumé:
 
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