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Montez à bord du vaisseau et partez à la recherche d'un nouveau foyer pour l'Humanité.
 
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Désorientés

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Arnhem Montfort
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Dim 28 Jan - 23:54
Tant bien que mal, Arnhem était arrivé jusqu'aux services d'urgences du vaisseau. Les célébrations du vingtième anniversaire du lancement du vaisseau avaient tenu toutes leurs promesses, pensait Arnhem, incapable de se défaire de cette ironie qui le secouait de l'intérieur. Il aurait mieux fait de s'abstenir et de rester dans sa cabine, au lieu de céder à la perspective de manger à l'œil en pillant le buffet. Cela avait été une bêtise, et il en prenait maintenant toute la mesure.

Des activistes, ou il ne savait quoi, avaient décidé d'interpeller violemment l'administratrice générale au sujet des rumeurs des clandestins. Arnhem en avait entendu parler avant, oui, mais jamais il n'aurait pensé se retrouver au cœur d'une émeute avec sa mère et sa fille. Les coups avaient plu tout autour de lui, les balles de caoutchouc avaient sifflé. Trop près d'Arnhem, qui n'avait pas eu d'autre choix, au lieu de rentrer chez lui, que de se rendre aux urgences pour faire soigner la blessure. A la vue des nombreuses personnes qui étaient déjà là, sans doute pour les mêmes raisons que lui, il était bon pour y rester toute la nuit. Sur le chemin jusqu'au centre de soins, il avait perdu quatre fois l'équilibre, manquant de s'étaler de tout son long dans les coursives du Vidar. Pitoyable !

Dans la panique, il avait perdu Alessia, sa mère, et il avait peur qu'il ne lui soit arrivé un plus grand malheur qu'à lui. Pas de nouvelles jusque là. Heureusement, Serah était là pour l'accompagner. Ce fut elle qui l'épaula au moment de passer la porte du service des urgences. Elle s'était chargée pour lui de donner ses papiers d'identité aux secrétaires médicales présentes pour cette soirée d'enfer. On l'appellerait, au mieux dans deux heures, au pire demain matin. Il aurait le temps de douiller. Mais il prendrait son mal en patience, car il était certain qu'il y avait eu des cas plus graves que le sien. Peut-être y avait-il même eu des morts... Il n'en savait rien. Il priait pour que ce ne soit pas le cas, mais il le redoutait.

A présent, Arnhem était assis dans une salle d'attente bondée aux larges murs blancs. Il patientait depuis déjà trente minutes lorsqu'il vit une jeune femme aux longs cheveux noirs passer à son tour le seuil et chercher un siège libre. Elle non plus n'avait pas l'air dans son assiette. Elle avait son dossier sous le bras et paraissait avoir des difficultés à s'orienter. Personne pour l'accompagner. Le personnel médical devait être débordé. Pris d'un élan de bonté pour la jeune femme qui hésitait, il dit à sa fille :
- Serah, va l'aider, s'il te plait. Dis-lui qu'on a un siège libre à côté de nous. Elle n'a pas l'air d'y voir très clair.
La jeune préadolescente se leva et se dirigea sans rechigner vers l'inconnue. Elle était exceptionnellement serviable, ce soir. Arnhem appréciait qu'elle ait cet accès de bonté précisément maintenant, car il en avait bien besoin. Elle s'en était très bien sortie jusqu'ici. Grâce à son sang-froid, ils avaient quitté la salle de cérémonie sans encombre supplémentaire, et cela tenait du miracle.
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Kasmeer Fawkes
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Mer 31 Jan - 1:56
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Désorientés
La soirée avait été longue. Tu avais été le plus clair de ton temps au bureau à corriger des erreurs de programmation d’un nouveau stagiaire dont ton supérieur t’avait donné la charge. Le reste de tes collègues participaient à la petite soirée pour le lancement du Vidar, vingt ans plus tôt. Dans ton cas, tu considérais qu’une telle fête attirait beaucoup trop de personnes. Et qui disait personne, disait bousculade inutile de ta part. Tu n’avais pas spécialement envie d’expliquer à de riches fortunées pourquoi tu venais de renverser du vin sur leur jolie robe achetée exclusivement que pour cette occasion. Sans compter le drame que cela pourrait apporter (bien quand compagnie de ton meilleur ami le tout aurait pu être marrant).

Tu venais de quitter ton bureau, te dirigeant tranquillement vers ta cabine en utilisant ta nouvelle application pour compter les pas entre deux lieux du Vidar. Tu la testais actuellement en espérant pouvoir, dans les prochains mois, voir les prochains jours, l’installer sur le téléphone de l’une de tes amie qui en avait sans doute plus besoin que toi-même. Tu aurais sans doute pu fermer les yeux pour rendre la chose la plus réaliste possible. Néanmoins, tu n’étais pas encore certaine de son efficacité. C’était ton premier véritable test. Écouteur en place, tu suivais les instructions que t’indiquait ton téléphone en vérifiant chaque étape. Tout semblait pour le mieux jusqu’à ce que des hurlements te déconcentrent. Tu ignorais d’où venait tout se grabuge, mais des gens affluaient en massa vers ta direction bousculant tout ceux qu’ils pouvaient. Une vraie panique générale. Tu te souviens de peu de choses hormis que l’on t’avait bousculée, piétinée et que tu as reçue de violents coups au niveau de la tête. Tu te relevas, cherchant avec difficulté le mur le plus proche afin de t’y agripper. En chemin vers la cabine, ton œil droit faisait des siennes. Parfois clair, parfois flou. Prenant le nécessaire, tu entrepris un nouveau déplacement vers les urgences afin d’y rencontrer ton médecin habituel.

Le périple fut plus complexe que tu ne l’aurais souhaité. Bon nombre de personne affluait dans cette direction parlant de ce qui venait de se produire. Trop mal en point pour comprendre quoi que ce soit, tu continuais ton ascension vers ta prochaine destination espérant que ton téléphone t’apporte au bon endroit. Désormais, tu étais incapable de compter adéquatement pour pouvoir t’en passer. Tu arrivas avec grande peine aux urgences, cherchant d’une main la direction à prendre. Une fois les dossiers administratifs remplis, tu tentas de trouver un emplacement libre; chose plutôt difficile vu que tu ne voyais désormais que du noir. Tu espérais au plus profond de toi-même que les tests te disent que tout redeviendrait « comme avant ». Tu avais déjà été plongé dans le noir total de longues années durant ton enfance, le redevenir à long terme signifiait l’arrêt de ta carrière.

La voix d’une jeune fille t’interpellas, t’indiquant qu’il y avait une place de libre près d’elle et de son père.

- Tu peux me diriger?, demandas-tu avec un léger sourire.

Tu vins placer ta main devant toi espérant qu’elle comprenne qu’elle devait soit la prendre, soit placer ta main sur son épaule (ignorant encore la taille de la jeune fille). Tu te sentais comme autrefois, dépendante des autres et te détestais cela.

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Arnhem Montfort
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Sam 3 Fév - 0:01
Tout en réajustant le pansement provisoire sur l'oreille qu'on avait bien voulu lui faire en vitesse avant de voir le médecin, Arnhem essaya de faciliter l'accès de la jeune femme au siège disponible qui était à côté de lui. Il seconda Serah qui avait bien voulu l'aider à arriver jusqu'à lui. En effet, quand Arnhem se levait, il sentait assez rapidement la tête lui tourner. Il n'aurait donc pas pu aider la demoiselle lui-même. Et finalement, c'était bien, car il voyait sa fille à l'oeuvre. Depuis que cette fête avait pris un mauvais tournant, elle se montrait à la hauteur, parvenant à gérer les événements avec calme et se montrant particulièrement altruiste. Il avait déjà eu l'occasion de lui reconnaitre cette belle qualité. Il savait qu'il pouvait compter sur elle dans des moments un peu difficiles, comme ce soir.

Cette patiente tout juste arrivée avait l'air complètement aveugle. A la voir avancer à petits pas, sa main posée sur l'épaule de Serah qui la précédait, elle semblait avoir placé toute sa confiance dans la préadolescente. Lorsqu'elle s'assit tout près de lui - la promiscuité dans la salle d'attente n'était souhaitée par personne ici, mais il fallait faire avec - il s'aperçut qu'elle grimaçait.
- Merci, chérie, dit-il à sa fille qui se rassit à côté de lui. Il observa la jeune femme qui s'était assise. Il ne voulait pas paraître impoli ou intrusif, mais il se présenta, pour tâter le terrain. Pour engager la conversation, pour lui proposer son aide si elle en avait besoin. Il ne serait pas capable de faire grand chose pour elle, mais il pouvait au moins lui assurer du soutien.
- Bonjour, je suis Arnhem. C'est ma fille qui vous a guidée. Si je peux faire quelque chose pour vous aider, n'hésitez pas.
Il remarqua le téléphone qu'elle tenait en mains et qu'elle semblait cramponner plus que de raison, mais il ne posa pas de question à ce propos.
Au bout d'un temps, il demanda :
- Vous étiez aux célébrations du vingtième anniversaire ? Je me suis pris une balle en caoutchouc près de l'oreille. Quelle merde ! Je n'ai pas compris ce qui s'est passé.
Il s'était permis d'être familier, parce que... parce qu'il n'y avait rien de plus vrai. Il fallait appeler un chat un chat. C'était effectivement la merde. La salle de réception des urgences se remplissait à vue d'œil, et on sentait une réelle effervescence monter ici. Les médecins faisaient tout leur possible, à n'en pas douter, mais la nuit serait probablement bien longue.
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Kasmeer Fawkes
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Dim 4 Fév - 3:36
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Désorientés
Tu n’aimais pas demander de l’aider. Tu détestais cela. Néanmoins, tu n’avais pas le choix. La salle était chargée de son que tu n’avais pas entendus depuis longtemps, trop voyante pour qu’ils parviennent à ton cerveau. Il y avait celui de la peur, le plus présent, qui repérait aux commérages, aux pleures d’enfants (et d’adultes aussi) ainsi qu’à plusieurs autres choses. Pourtant, la jeune fille devant toi semblait plus courageuse que la plupart des personnes attendant leur tour avec impatience et ignorant tes signes de détresses flagrants. La préadolescente prit ta main pour la placer sur ton épaule avant de te diriger vers l’une des places libres de la salle.

C’était frustrant de constater à quel point tu avais perdu tes anciens réflexes de ton arriver sur le Vidar. Pourtant, tu avais été heureuse de retrouver partiellement la vue. Voilà que ce cadeau t’était enlevé de nouveau. Tu allais devoir attendre l’avis du médecin pour connaître le sort que te réservais l’avenir.

- Merci, dis-tu à l’adresse te celle qui venait de t’aider à t’asseoir.

Une voix d’homme prêt de toi se présenta. Arnhem. C’était sa fille qui venait de te guider jusqu’ici. Il te proposa son aide, mais tu fis comme s’il n’avait rien dit à ce sujet. Tu enlevas le dernier écouteur placé dans ton oreille qui t’avais aidé à te guider jusqu’ici. Néanmoins, tu énonças les mots « fermeture d’application », avant de placer le tout, cellulaire comprit, dans la poche de ta veste. Pour l’heure, tu n’avais pas envie de prévenir qui que ce soit de ta présence ici. Ton orgueil mal placé sans doute. Après un long moment, la voix repris, te demandant si tu étais aux célébrations. Il expliqua ensuite son problème.

- Enchantée, Kasmeer et … merci à votre fille pour son aide, dis-tu en te tournant vers la voix en question, et non, je n’étais pas aux célébrations. Je revenais du bureau lorsqu’une horde de passagers en panique m’ont piétiné.

Tu fis une courte pause avant de continuer ton « histoire » sur ce qui t’étais passé. Tu expliquas rapidement à Arnhem et sa fille que tu t’étais fortement cognée la tête lors de ta chute et que tu avais graduellement perdue la vue ne voyant désormais que du noir. Naturellement, tu omis de préciser l’état initial de tes yeux, le gauche ne voyant d’ordinaire rien.

- Au fait, que s’est-il passé là-bas pour qu’il y ait un tel raffut?


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Arnhem Montfort
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Mar 13 Fév - 23:11
Dans le bruit ambiant de la salle d'attente des urgences, au milieu de l'agitation qui prenait de plus en plus d'ampleur, comme si la folie de l'extérieur s'invitait maintenant dans le service médical, Arnhem apprécia les paroles mesurées de la jeune femme que Serah venait d'aider. Ainsi, la situation était encore plus grave qu'il ne le pensait. Non seulement il y avait eu des victimes dans la salle de cérémonie, mais en plus, en fuyant, les gens en avait piétiné d'autres qui n'avaient rien demandé. D'autres qui étaient juste là au mauvais endroit au mauvais moment. Kasmeer était de ceux-là. Une citoyenne parmi d'autres, qui rentrait du travail, avant d'être rattrapée par les événements.

En tout cas, Arnhem fut surpris d'apprendre la manière dont Kasmeer avait perdu la vue. Le choc qu'elle avait reçu à la tête ne devait à son humble avis pas être pris à la légère. Il était surpris qu'on lui ait demandé de s'asseoir sagement et de patienter.
- Vous ne voyez vraiment plus rien ? Ecoutez, si vous voulez bien, je vous laisserais volontiers ma place pour que vous voyiez un médecin au plus vite. Je ne voudrais pas passer devant quelqu'un qui a un problème plus grave que le mien.

Elle ne réagit pas tout de suite. Il n'insista pas. Kasmeer l'avait questionné sur les événements qui l'avaient conduite ici. Il mit un certain temps avant de lui répondre. Il avait encore du mal à rassembler ses idées, et surtout à expliquer clairement ce qui s'était passé.
- Vous avez entendu parler des rumeurs comme quoi il y aurait des passagers clandestins sur le Vidar ? Des activistes, ou je ne sais quoi, ont interpellé l'administratrice à ce sujet, et ça a très vite dérapé... Y avait un monde fou dans la salle de cérémonie, et... Ca a commencé à se battre, les agents de sécurité sont intervenus, et... La panique s'est déclenchée. Ma fille et moi, on s'est protégés derrière des tables renversées pour fuir au plus vite. On est venus directement. On était là-bas avec sa grand-mère, continua Arnhem en impliquant sa fille dans la conversation, mais on n'a pas pu la retrouver. J'espère qu'il ne lui est rien arrivé. (Il laissa une pause). En tout cas, je ne comprends pas grand chose à ce qui se passe... S'ils ne nous causent pas de tort, je ne comprends pas bien pourquoi c'est si grave qu'il y ait des passagers en plus.

C'était sa vraie opinion sur la question. Oui, les places à bord du Vidar avaient été chères. Non, ce n'était pas juste de vouloir embarquer sans avoir été choisi. Mais à quoi bon retrouver les intrus ? Pour leur faire quoi ? Les jeter dans le vide intersidéral, à des millions de kilomètres de chez eux ?
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Kasmeer Fawkes
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Ven 16 Fév - 1:32
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Désorientés
Mais qu’est-ce que tu avais fait pour te retrouver dans une situation pareille? Tu imaginais déjà les pires scénarios possibles passant de la prise de congé forcée à la perte de la vue complète et ce, bien que certains aimeraient sans doute avoir quelques jours de repos. Pourtant, ce n’était pas ton cas. Tu détestais perdre ton temps avec des futilités et, malheureusement, être ici en était une. Tu ignorais combien de temps tu allais devoir rester assise, à attendre des soins et à entendre des gens se plaindre et pleurnicher. Il y avait même une voix de femme, qui semblait hurler à un assistant à propos de la douleur de son jeune garçon et comment il était important de privilégier les enfants plutôt que toutes autres personnes dans la salle. Elle jugeait être plus digne que ces compères dans la même situation qu’elle. Tu aurais souhaitée lui dire ses quatre vérités et combien elle pouvait se mettre ses propos ou tu le pensais, mais tu jugeas préférable de ravaler tes paroles en présence de la jeune pré-adolescente qui venait de t’aider.


L'homme venait de te proposer sa place pour voir le médecin. Tu ignorais quoi lui répondre et, le temps que tu réussisses à trouver tes mots, il te racontait ce qu’il c’était produit là-bas. Tu te sentis soudainement soulagée de ne pas avoir assistée à cet événement. Une chose en moins qui n’allait pas te manquer.

- C’est gentil, mais non merci. Donnez-moi votre place et dix autres de plus passeront devant vous en affirmant que leurs problèmes sont plus graves que les vôtres. Chacun son tour.

Tu fis une courte pause avant de reprendre. Dans un premier temps pour souhaiter à tes interlocuteurs de retrouver la grand-mère de la jeune fille et, dans un second temps, pour soutenir Arnhem sur ses propos sur les passagers clandestins. Après tout, s’ils n’avaient rien fait de graves, pourquoi causer la panique sur le vaisseau?

- Et voilà! Maintenant tout le monde va soupçonner leurs voisins d’être des passagers clandestins.

Pourtant, cette histoire n’expliquait pas les nombreux problèmes informatiques découverts dernièrement. Cela pouvait sans doute être l’œuvre de hackers souhaitant s’amuser un peu et, si tel était réellement le cas, le haut commandement ne faisait sans doute pas le nécessaire pour régler ce problème. En tout cas, c’est l’opinion que tu te faisais de toute cette histoire.

Tu déposas ta tête sur le haut de la chaise où tu étais assise. Tu avais de plus en plus des maux de tête et, une chose en amenant une autre, tu semblais perdre patiente petit à petit écoutant cette femme qui continuait de hurler. Tu avais l’impression qu’elle allait perdre la voix tellement criait.

- Faudrait la calmer celle-là!, lâchas-tu sans prévenir tout en déposant la paume de ta main droite sur ton front.

Tu fis une courte pause afin de continuer.

- Désolée, dis-tu sur un ton plus calme, elle me donne mal à la tête.

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Arnhem Montfort
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Jeu 22 Fév - 22:59
Kasmeer avait refusé qu'Arnhem lui laisse sa place. Elle en avait tout à fait le droit, mais lui s'en serait voulu de ne pas le lui avoir proposé. Bien sûr, il n'était pas en pleine santé lui non plus, mais il estimait son cas moins grave que celui de la jeune femme. Elle avait beau conserver toute sa patience de la plus courageuse des façons, il continuait à trouver ses symptômes préoccupants. Perdre la vue suite à un choc sur la tête ? Que faisait cette jeune femme aveugle encore dans la salle d'attente ? Les médecins devaient vraiment être débordés pour que le cas de Kasmeer ne relève pas des vraies urgences.

Ce fut en conversant avec Kasmeer à propos des intrus qui avaient embarqué sur le Vidar qu'Arnhem comprit enfin pourquoi il avait tant de mal à se concentrer. Sa blessure à l'oreille et les étourdissements qu'elle causait n'étaient que la cause secondaire de ses difficultés. La première, c'était une dame qui apostrophait violemment un assistant au sujet des blessures de son fils. Elle criait si fort que tout le monde pouvait profiter du spectacle. A n'en pas douter, elle le faisait exprès. Serah ne participait plus à la discussion. Elle était tournée vers la scène et fixait la mère énervée.

Avec peine, Arnhem se concentra à nouveau sur la discussion qu'il avait avec Kasmeer qui, il fallait le dire, ne se plaignait pas autant que son état de santé l'y autorisait. Elle était d'accord avec lui au sujet des clandestins, et il était content qu'elle pense comme lui. En vérité, leur point de vue à tous les deux n'avait pas de vraie importance. Arnhem avait été témoin de la virulence avec laquelle les activistes avaient voulu faire entendre leur voix. Et à constater l'égoïsme commun qu'incarnait la jeune maman braillarde à quelques mètres de lui, Arnhem était à présent presque certain que les choses ne feraient qu'empirer. Si privilège il y avait à être enfermé dans cette coquille de noix géante, les gens ne tolèreraient pas que quelques-uns de leurs semblables, qui n'avaient pas été invités, puissent jouir des mêmes droits qu'eux. C'était navrant, mais il n'y avait pas grand chose à faire. En plus de cela, et Kasmeer avait parfaitement raison, si on lançait la chasse aux clandestins, tout le monde soupçonnerait son voisin d'en être un. On reproduirait sur le Vidar des erreurs déjà faites maintes et maintes fois sur la Terre.
- Vous avez raison. Ce n'est déjà pas très agréable d'être condamné à un voyage sans fin à bord de ce vaisseau, alors je n'ai pas envie de participer ou de subir un climat de suspicion constant entre nous.

Soudain, Kasmeer parut lasse. En portant la paume de sa main à son front, elle indiqua à Arnhem qu'elle n'avait plus la force de poursuivre la discussion. Au moment où elle suggéra l'idée de calmer la femme qui criait toujours, Arnhem lâcha un bruyant soupir et se leva, réclamant du regard l'aide de Serah, qui se leva elle aussi pour le soutenir.
- Hééé ! S'il vous plaît ! S'il vous plaît ! commença-t-il avec une voix plus forte que la sienne, pour attirer son attention. Vous pouvez vous calmer, un peu ? Vous n'êtes pas toute seule ici ! Après ce qui s'est passé, tout le monde est à cran. On a tous besoin de soins, sinon on ne serait pas là. Votre gamin est important, oui... Tous les gamins en fait. Mais songez qu'il y a peut-être d'autres personnes qui ont des blessures plus graves que d'autres !
Il pensa à Kasmeer, mais il n'avait pas envie de l'impliquer. Elle avait fait le choix de patienter silencieusement, il respecterait son choix et ne servirait pas d'elle pour donner du poids à son discours. Un étourdissement le saisit, Serah referma sa main sur l'avant-bras de son père, qui fut obligé de baisser la voix.
- Alors, fermez-la un peu... Et laissez les médecins faire leur travail. Je suis persuadé qu'ils savent ce qu'ils font, et qu'ils donnent leur meilleur. Patience, le tour de votre enfant arrivera.

Reconduit par sa fille, Arnhem reprit place sur sa chaise. Voyant une grimace sur le visage de la jeune aveugle, il se permit d'insister.
- Vous êtes venue seule, Kasmeer ? Ecoutez, pendant que je serai en consultation, personne ne fera attention à vous. Serah restera avec vous... A moins que vous ayez quelqu'un à prévenir. Je peux vous emprunter votre téléphone et prévenir quelqu'un ?
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Théa Jacques
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Ven 23 Fév - 18:02
Ca y est, on y est. Le vingtième anniversaire de notre embarquement sur cette boîte de conserve que certains appellent vaisseau. Vingt ans sans voir la lumière du jour, à vivre de lumière artificielle… Enfin, ça je m’en moque. Moi, la lumière, je ne la vois pas. Je ne vois que des nuances de noir. Une seule nuance en fait. Enfin, je crois que c’est du noir. C’est ce que disent les personnes qui ont vu, et perdu la vue à la suite d’un accident. C’est ce que dit aussi Kasmeer quand j’essaie d’imaginer à quoi peuvent ressembler les autres couleurs. Il paraît qu’il en existe plus d’une dizaine différentes !

Je suis certaine que toutes les nuances possibles de ces couleurs sont portées ce soir à la réception anniversaire donnée dans la salle de réception. Nul doute que tous et toutes se sont mis sur leur 31, ont rivalisé d’élégance ou d’extravagance. Je préfère rester chez moi. Pas assez de repères. Trop de monde, trop de bruit. Et puis il y a mieux que de dépendre d’autrui pour grapiller quelques amuse-bouches… Dans un contexte de célébrations, où tous et toutes ont envie de se détendre et de s’amuser, devoir s’occuper d’une aveugle peut vite devenir lassant. Je sais que de dépendre des autres l’est, en tout cas. Alors autant me rendre utile à des patients de dernière minute ou en révisant les différentes techniques à ma disposition.

La soirée est bien avancée et je suis presque sur le retour lorsque mon téléphone se met à annoncer d’une voix claire « Appel entrant. Ethan Fawkes. ». Je suppose que, comme souvent il doit vouloir prendre des nouvelles de sa sœur. Peut-être même qu’il se demande si nous sommes allées ensemble à la fête. Mais, tout en réfléchissant à cette éventualité, je me dis qu’il aurait attendu le lendemain, que je sois seule, pour appeler à ce sujet. La voix synthétique réitère son message quand j’annonce « Décrocher. ».

« Allô ?
Salut Théa, comment vas-tu ?
Très bien et toi ? Ta femme ?
Tout le monde va bien. Je t’appelle au sujet de Kasmeer.
Tu veux de ses nouvelles ? Je ne l’ai pas vue depuis plusieurs jours.
En fait… Je voudrais surtout t’en donner. Tu es au pôle santé ?
Comment ça m’en donner ? Oui, que se passe-t-il ?
Il y a eu une émeute à la réception, des dizaines de blessés. J’ai trouvé le nom de Kasmeer sur les registres. Je ne sais pas ce qu’elle a, juste que c’est suffisamment peu grave pour qu’ils l’aient placée dans une salle d’attente. Tu peux aller vérifier ?
Oh mon dieu, bien sûr ! Tu sais dans quelle salle d’attente elle est ? Je pars tout de suite.
Merci, je t’envoie ça tout de suite.
Je te rappelle dès que j’en sais plus, à bientôt. »

Sur ce, je raccroche et me dirige vers la porte de mon cabinet où je récupère cette maudite canne qui ne me quitte pas et me permet de ne pas me prendre les pieds dans tout ce qui traîne au sol de ce vaisseau. J’insère également une oreillette dans mon oreille dans l’attente du message d’Ethan qui m’indiquera exactement vers quelle pièce me diriger. Heureusement que je travaille au pôle santé, sans quoi je n’en connaîtrais pas l’agencement aussi bien que c’est actuellement le cas.

Le message arrive et j’avance, j’avance. Il me faut une bonne dizaine de minutes pour arriver à bon port. Les portes claquent, les gens vont et viennent, buttent dans ma canne, me maudissent, enfermés dans leur douleur. Je m’en moque, je ne suis consciente que d’une seule chose : Kasmeer est blessée et Ethan compte sur moi pour constater qu’elle va bien. En plus, moi aussi j’ai besoin de le constater. J’espère pouvoir l’aider dans la mesure de mes moyens, mais au-delà des contractures, tendinites et entorses on sort de mon domaine de compétences. Parfois, ne pas pourvoir seulement réduire une fracture me mine. Mais je ferais plus de mal que de bien simplement en me mettant en tête la disposition des os disloqués…

J’arrive à la porte que je pousse. Le bruit m’assaille à nouveau. Une femme cherche à crier plus fort que les autres pour que son fils soit traité en priorité. Pauvre gosse, lui qui devait attendre cette fête avec impatience, voilà qu’il y avait été blessé. Quelles pourraient être les séquelles psychologiques liées à cet incident ? Il reste à espérer que sa mère ne le surprotégera pas, le rendant hermétique voire phobique quant aux différents événements organisés par les dirigeants.

Une voix d’homme se fait entendre. Ma mâchoire se crispe, il ne doit pas être loin de moi et il essaie d’outrepasser les cris de la femme. Et il y réussit. Il est la voix de la raison dans ce chaos. Je profite de l’instant de stupéfaction causé par sa tirade pour lancer dans la salle :

« Je cherche une dénommée Kasmeer Fawkes. On m’a dit qu’elle était dans cette salle d’attente. Quelqu’un peut-il me diriger ? »
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Kasmeer Fawkes
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Lun 26 Fév - 23:34
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Le père de famille avait pris ta défense contre cette vieille folle tentant d’éduquer son enfant sur « comment mal paraitre en société en temps de crises ». Sympa. Au moins, tu savais que tu n’étais pas seule à penser que cette vieille chouette, qui commençait déjà à hausser le ton sur son interlocuteur, allait un peu trop loin dans ses propos. Elle commença à crier de plus belle, insultant l’homme que son fils avait de plus grave problème que quiconque dans cet hôpital et que son « pauvre bébé » âgé d’au moins 10 ans, devait vite voir un médecin. Tu aurais bien aimé lui dire de se là fermer, mais ton mal de tête était devenu trop présent pour ça.

- Seule, oui et … pas la peine de contacter quelqu’un, j’y arriverais bien seule, répondis-tu à Arhmen lorsque celui vint te demander si tu souhaitais appeler quelqu’un. De toute façon, si tel avait été le cas, tu aurais sans doute pu le faire toi-même à l’aide de ton téléphone.

C’était ton orgueil qui parlait. Tu détestais te faire prendre en pitié et c’était là l’une des raisons qui t’avais poussée à ne révéler qu’au strict minimum les personnes qui connaissaient ton petit secret. Malheureusement, par moment, tu avais l’impression que trop de personne était au courant. Arhmen était bien gentil, mais tu n’avais pas besoin de quelqu’un pour te tenir la main lorsqu’on t’appellerait, mais ça, il l’ignorait et c’était bien pour cette raison que tu n’avais pas l’intention de lui dire que tu étais habituée à ne « rien voir ».

Dans tout ce tumulte, tu entendis une voix familière demander à l’assistance si elle ne t’avait pas vu. Tu connaissais bien cette voix. C’était d’ailleurs l’une des rares que tu étais toujours capable de reconnaître. Théa était l’une de tes amis, mais c’était aussi étrange que, dans de telle circonstance, elle sache ou te trouver surtout que tu n’avais encore prévenue personne ce qui signifiait sans doute que M. LeDoctor se fourrait encore le nez dans ta vie privée. Sans plus, tu te callas dans ton siège sachant pertinemment qu’elle ne pouvait pas te voir.

- Vous pouvez aller la chercher, soupiras-tu à l’adresse d’Arhmen et de sa fille.

Tu allais bientôt mettre les choses au clair avec ton amie tout en espérant que ta rage ne te fasse pas faire une scène comme venait de le faire cette femme avec son enfant.


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Arnhem Montfort
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Sam 3 Mar - 21:54
Arnhem avait tenu à faire ce qui était possible pour la jeune femme, mais il s'était heurté à un deuxième refus. Elle prétendait pouvoir se débrouiller seule, pourtant son mal de tête semblait la clouer sur place. Il avait un peu peur que dans cette salle où chacun regardait son propre nombril, Kasmeer ne s'évanouisse ou que son état s'aggrave de minute en minute. Mais après avoir cloué le bec de la mère impatiente, il n'était évidemment pas question pour lui de jouer au même jeu et de taper un scandale pour qu'un médecin intervienne plus vite pour Kasmeer.

Son éclat de voix au milieu de tous avait eu au moins le mérite de faire baisser le volume sonore dans la salle d'attente. Ca ne durerait pas longtemps, les patients reprendraient leurs conversations sous peu. Arnhem avait entendu l'appel. Une jeune femme aux cheveux bleu-vert était sur le seuil de la salle d'attente. Les patients se regardaient les uns et les autres. La jeune femme attendait. Arnhem fit un signe de la main et fut momentanément surpris de ne pas être vu.
Kasmeer, toujours assise à ses côtés et semblant disparaître au fond de son siège, lui demanda alors d'aller la chercher. Alors seulement il remarqua la canne de la nouvelle arrivante. Un léger trouble s'empara de lui, mais sans attendre, il demanda à sa fille de s'approcher de la jeune femme qui lançait un appel.

La dévouée Serah joua alors une nouvelle fois les guides et revint quelques secondes plus tard avec la jeune femme accrochée à son bras. Il ne pensa pas à se présenter sur le coup, mais dit simplement à l'adresse de la nouvelle venue :
La voici. Vous êtes une parente, une amie ?
Il avait remarqué qu'elle était aveugle, mais il évita surtout d'être maladroit ou indélicat. Pourtant, cela faisait beaucoup d'aveugles au mètre carré. La blessure près de son oreille le tirailla soudain, il porta la main à sa tempe machinalement. Il n'en avait pas fini avec la douleur causée par cette malheureuse balle perdue lors des célébrations. Et la douleur augmenta parallèlement son inquiétude de n'avoir pas retrouvé sa mère en sortant de la salle de cérémonie.

Arnhem n'avait pas vraiment fait attention aux premiers mots de la conversation qui s'engageait entre les deux femmes. Il avait la sensation qu'il ferait bien de ne pas intervenir et de les laisser un moment. Il adressa un petit sourire à sa fille qui s'était rassise à côté de lui, pour la rassurer. Serah avait bien vu que l'oreille de son père lui faisait mal. Elle avait posé sa main sur le dos de la sienne.
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Théa Jacques
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Mer 28 Mar - 18:00
Dès lors que le tumulte a cessé, je demande si quelqu’un a vu mon amie. Bien sûr, dans ce genre de cas tout le monde chuchote et se demande qui est l’inconnue qui se tient en face, cherchant une tierce personne qu’ils ne connaissent pas non plus. Enfin, peut-être juste de vue. Après 20 ans, dix-huit mille personnes se connaissent presque toutes au moins de vue. Enfin, c’est ce que j’en pense.

Les chuchotements continuent à aller bon train et personne ne semble pouvoir ou vouloir répondre à ma requête. Kasmeer est-elle seulement dans la pièce ? A-t-elle été prise en charge par un médecin le temps que j’arrive ? Les conversations reprennent, un peu comme si je ne me tenais pas debout à l’entrée de la pièce, dans l’attente d’avoir des nouvelles de mon amie. Peut-être devrais-je sortir, trouver quelqu’un qui pourra me renseigner.

Je m’apprête à m’en aller lorsqu’une main se pose sur mon bras et m’attire plus loin dans la salle. Vers mon amie, j’espère. Et puis une voix d’homme m’informe que je me tiens devant elle. Je ne sais pas s’il y a un siège vide ou non, je ne demande même pas, je m’accroupis devant elle, les mains sur ses genoux pour ne pas la perdre « de vue ».

« Je suis une amie. Merci de m’avoir conduite ici. Kas, comment vas-tu ? Que s’est-il passé ? »

[HRP : Sincèrement désolée pour le temps de réponse T_T]
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Kasmeer Fawkes
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Mer 28 Mar - 21:51
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Désorientés
Dans tout ce tumulte, on eux l’amabilité d’amener ton amie vers moi qui, doucement, vint s’accroupir tout en s’agrippant à tes genoux afin de se repérer. Tu soupiras quelques micros secondes, essayant de reprendre ton calme alors que tu sentais la pression monter avec toutes ses questions sans réponse. Tu ignorais d’où sortais Théa et comment elle avait su que tu étais ici, aux urgences, alors que tu n’avais prévenue personne. En fait, tu te doutais de la réponse et c’était cela qui te mettait tant en colère. Pourtant, ton amie n’avait sans doute rien fait pour mériter cela, raison pour laquelle tu tentais de te calmer. ÇA, et ne pas faire une scène dans une pièce remplies de personnes désireuses d’en apprendre d’avantage sur la nouvelle venue. Après tout, bien que tu ne puisses pas voir, tu avais cette sensation étrange de te faire observer. Tu n’avais pas spécialement envie de répéter tout ce que tu venais de dire à l’homme et sa fille, mais c’était tout de même ton amie – et ce depuis longtemps – elle méritait de comprendre.

- Disons qu’on m’a piétinée et que mes yeux sont désormais dans le même état que les tiens.

C’était la version courte, mais au moins, elle avait le mérite d’être clair.

- Et toi? Que fais-tu ici? C’est quand même pas LUI, dis-tu en accentuant le terme « lui », qui t’as demandé de venir voir si tout allait.

Tu venais de reprendre ton souffle tout en essayant de te calmer, ce qui n’était visiblement pas un succès.

- … il sait qu’il n’a pas le droit de faire ÇA.

Tu t’étais retourné vers le dernier emplacement de la voix d’Arnhem.

- Vous voyez, c’est pour ça que je n’aime pas venir ici et « prendre la place » des autres.

Tu n’avais certes pas terminée ton idée, mais pour l’heure, tu en étais incapable. T’as tête se retourna vers tes genoux afin de t’adresser à Théa – bien qu’aucune de vous deux pouvait voir l’autre.

- Il t’a dit quoi? Comment il a su?


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Arnhem Montfort
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Mer 11 Avr - 18:43
La main toujours portée à sa tempe douloureuse, Arnhem fut soulagé que Kasmeer puisse retrouver une amie. Elle était sans doute bien assez grande pour se débrouiller, mais au moins, quand on l'appellerait lui pour sa consultation, la jeune femme ne serait pas seule. Les images chaotiques de la soirée de célébrations s'entrechoquaient dans sa tête. Il était littéralement soufflé par l'affluence au service des urgences ce soir, et s'il pouvait être utile à quelqu'un, il le ferait avec plaisir. Il y avait eu cette rixe pour laquelle il avait eu un peu d'influence en criant à un homme inconnu qu'on voulait le frapper par derrière. Et il y avait maintenant ces deux jeunes femmes, pour qui Serah avait fait par deux fois un très bon guide.
Arnhem ne voulait pas se mêler de leurs histoires, il ne s'en octroyait pas le droit. Pourtant, Kasmeer, nerveuse, l'impliqua dans l'échange qu'elle avait avec son amie. Elles évoquaient quelqu'un dont Arnhem ignorait l'identité, mais Kasmeer avait l'air en colère contre lui. Et quels que soient les griefs qu'elle lui tenait, Arnhem pensait qu'il avait eu raison de prendre des nouvelles et de demander à cette amie commune de venir voir la jeune femme.
- Excusez-moi, je ne comprends pas bien. Qu'est-ce que vous voulez dire par "prendre la place des autres" ? Il n'y a pas de mal à accepter l'aide proposée. Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, et je ne sais pas de qui vous parlez, mais... Il semblerait qu'il ait eu raison de demander à votre amie de venir vous voir. Il s'inquiète sans doute pour vous. Et j'espère que vous recevrez bientôt les soins nécessaires... finit-il, nerveusement, en regardant l'assemblée des patients dans la salle d'attente.
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Théa Jacques
Niv 1 : civil
Ven 3 Aoû - 15:01
Je ne suis pas idiote, je savais que Kas comprendrait la raison de ma visite. Ou plus exactement, qui en est la cause. Je savais aussi qu’elle ne le prendrait pas bien, mais je m’en moquais. L’important c’est de savoir si elle va bien, ce qu’elle a et de quelle façon la soigner au besoin. Bien sûr, le fameux « il » pourrait le savoir via les dossiers médicaux mais il lui faudrait attendre que Kas soit prise en charge, examinée et qu’un diagnostic soit posé. Ce qui, quand on n’a aucune notion de l’état de santé initial d’un patient peut paraître une éternité.

« Kas, ne lui en veux pas, d’accord ? Je suis là parce que « tu » es blessée. Je suis désolée d’apprendre que c’est ta vue qui a été touchée, je sais à quel point il t’est important de pouvoir voir. Ne mets pas en péril ton rétablissement en t’énervant ou en cherchant des réponses qui arriveront de toute façon. »

Elle ne m’écoute que d’une oreille, elle s’énerve et gesticule sous mes mains, je le sens. Je n’ai aucun autre moyen de l’aider que de rester où je suis, le visage levé en direction de sa voix, les yeux dans le vague, toujours. Puis c’est le père de la jeune fille qui m’a conduite qui prend la parole. La voix de la raison. Mais cela sera-t-il suffisant pour sortir ma brune amie du tréfonds de ses pensées ?

« Il y a une liste Kas, la liste de toutes les personnes en attente de soins. Il est de garde ce soir, ou rappelé en urgence, qu’importe. De toute façon, je ne te laisserai pas seule ce soir. Puis vers l’homme : Je vous remercie d’avoir pris soin de mon amie le temps pour moi d’arriver, mais aussi de m’avoir guidée ici. Que s’est-il passé ? Comment autant de personnes ont-elles pu être blessées en si peu de temps ? La soirée n’a pas dû durer plus de quelques heures… »
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